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mercredi, 16 novembre 2011

Bondoukou : une ville aux potentialités rizicoles peu exploitées

Bondoukou, dans le nord-est de la Côte d’Ivoire, est une ville bien drainée en eaux douces. Cela, en raison des nombreux affluents et de la confluence de plusieurs rivières. On y trouve, en divers endroits, des bas-fonds marécageux. La commune de Bondoukou est donc propice à la riziculture. Malheureusement, ses potentialités rizicoles sont peu exploitées.


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Dans un passé récent, les bas-fonds marécageux de la ville étaient morcelés en parcelles rizicoles. Outre que celles-ci offraient un beau paysage, elles contribuaient à l’autosuffisance en riz, l’aliment le plus consommé en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, les choses ont changé : ce sont des herbes sauvages qui couvrent la majeure partie des anciennes superficies rizicoles. Là où l’on trouve de rares aménagements, c’est pour y jardiner (exclusivement les légumes).

Mais un peu en retrait de la ville, des personnes cultivent le riz sur de petites surfaces. Le quadragénaire Dao Yannez, dont les parcelles rizicoles sont en amont de la rivière « Wamo », au corridor sur l’axe Bondoukou-Bouna, figure au nombre de celles-ci. Nous l’avons rencontré sur ses parcelles au mois d’août dernier. L’homme dit cultiver le riz depuis qu’il est déscolarisé. Ses efforts lui ont permis d’être propriétaire de 7 parcelles qu’il met en valeur chaque année.

Pour le labour, il s’octroie le service du motoculteur d’un particulier qu’il loue 3 000f CFA par parcelle.

Pour lutter contre la pauvreté de ses surfaces, Dao Yannez dit avoir recours aux intrants agricoles (engrais, pesticides, herbicides,…) que la coopérative locale lui donne. Cette structure d’encadrement commercialise les productions annuelles de tous ses membres. « A la fin de la campagne, la coopérative déduit toutes les dépenses induites par l’achat des intrants. On est rémunérés en fonction de la quantité de riz produit par chacun ! », dit-il.

Manifestement, le riziculteur aime son travail. Il n’a pas manqué de récuser l’assertion selon laquelle il y a le « chômage » en Côte d’Ivoire. Pour lui, l’Ivoirien a tout pour vivre. Il s’explique par le fait que l’Ivoirien est de nature agriculteur. « Je ne peux pas comprendre qu’il y ait la terre et qu’on parle ensuite de chômage ! », se plaint Dao Yannez, avant de s’interroger : « Qui n’a pas un parent paysan en Côte d’Ivoire ? ».

Cependant, les rendements des périmètres rizicoles de Bondoukou sont faibles, car leur exploitation est tributaire du travail manuel. Elles peuvent accroître leurs productions si elles sont exploitées mécaniquement.

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