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lundi, 24 janvier 2011

Arrêt de travail à la mairie de Bondoukou

La mairie de Bondoukou, dans le nord-est de Côte d’Ivoire, ne fonctionne plus depuis plusieurs semaines. Cet arrêt de travail est consécutif à la crise politique ouverte depuis le second tour de l’élection présidentielle.


Depuis l’appel à la désobéissance civile lancé par le rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) peu avant les fêtes de fin d’année, la mairie – tenue par Kouakou Dapa – a été contrainte de cesser ses activités. En effet, il y a peu que cette administration locale n’arrive plus à honorer ses engagements envers ses 80 salariés. Ceux-ci ne percevant plus leurs soldes.

Selon le directeur de cabinet du maire, l’assèchement des caisses de la mairie de Bondoukou est le résultat du refus des contribuables à payer leurs impôts. Que ce soient les taxes journalières que doivent payer les commerçants dans les différents marchés ou l’impôt synthétique que s’acquittent d’autres, aucun n’est payé depuis l’appel du RHDP à des villes mortes et à la désobéissance civile. La vie quotidienne de la mairie étant intimement liée aux recettes issues de ces différents types d’impôts, leur non-paiement signe l’arrêt de ses prestations.

Conséquence, les portes des différents services de l’établissement public sont closes depuis plusieurs jours. On n’y trouve aucun travailleur ; ce qui cause des désagréments aux nombreux usagers qui s’y rendent chaque jour pour faire une légalisation, pour établir soit un acte d’extrait de naissance, ou tout autre document administratif devant être délivré par la mairie.

Plus graves, ce sont les ordures qui jonchent les rues de Bondoukou, faute de camions de ramassage. Sur ce fait, le directeur de cabinet de Kouakou Dapa affirme l’impuissance de son administration, car il n’y a pas d’argent pour doter les tracteurs de ramassage de carburant. C’est pourquoi il souhaite un règlement rapide de la crise post-électorale pour le bien de tous.

En attendant, les ordures combinées à l’harmattan qui sévit actuellement dans la région du Zanzan, avec son lot de poussière, font peser une menace potentielle d’épidémie de méningite sur la tête des populations de Bondoukou.

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