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lundi, 24 janvier 2011

Les rues dégradées de Bondoukou : à qui la faute ?

A la faveur des fêtes tournantes de l’indépendance des années 1970, la ville de Bondoukou a bénéficié de beaucoup d’infrastructures, dont le revêtement de bitume de plusieurs de ses rues. Ce qui faisait dire que la ville est l’une des plus goudronnées de Côte d’Ivoire. Il n’y a pas si longtemps, le chef-lieu de la région du Zanzan avait ce prestige. Aujourd’hui, la réalité est toute autre ; la plupart des rues étant dégradées, avec la présence de nombreux nids-de-poule.


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Bondoukou a perdu son lustre d’antan, s’agissant de sa voirie. Ce que donne à voir la principale rue qui mène au Zanzan – le plus grand quartier de Bondoukou – en partant du marché central, c’est un spectacle de désolation. L’on a du mal à reconnaître cette voie qui s’arrête à l’orphelinat, l’ex-hôtel Zanzan. Que des trous qui rendent difficile la circulation automobile ! Cet axe n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

La 1ère explication que l’on donne pour justifier la dégradation avancée des voies de la ville est l’explosion démographique. A mesure qu’une ville grandit, c’est plus de pression sur le sol et les infrastructures. Mais la majorité des populations de Bondoukou accusent leurs élus, le maire et le président du conseil général en particulier. C’est ce qu’exprime Palé Sansan Assalé, le président des jeunes lobi du quartier Hamdalaye : « En temps de pluies, je réquisitionne les jeunes du quartier pour essayer de boucher les nids-de-poule avec des sacs remplis de gravier ». L’homme tient le maire Kouakou Dapa pour responsable du manque d’entretien des rues.

Pour Ouattara Yacouba – le chargé de communication du conseil général de la région du Zanzan –, « l’entretien des voies de la commune n’est pas du ressort du conseil général. Nulle part dans le cahier des charges des conseils généraux, il n’est fait mention de l’entretien des voies des communes ». Cependant, il reconnaît que ni la marie de Bondoukou, ni son service n’ont été associés à la tentative de bitumage « avortée » de certaines artères de la ville.

Dans la même veine, le maire Kouakou Dapa soutient que c’est l’Union Européenne, à travers son programme de soutien à la décentralisation et à l’aménagement du territoire (PSDAT), qui a voulu revêtir de bitume certaines rues de la ville. Malheureusement, note le maire, le projet n’est pas allé jusqu’à son terme, par la faute de l’entrepreneur commis à la tâche.

Toutefois, il attribue la dégradation des voies en grande partie à la géographie de Bondoukou. Celle-ci se traduit par son relief accidenté avec des pentes et des versants ; « ce qui fait qu’à la moindre pluie, les égouts débordent d’eaux de ruissellement, de sorte que c’est le bitume qui est balayé ».

Tout cela ne serait rien si les populations n’en rajoutent pas davantage. Elles obstruent délibérément les caniveaux, d’après le maire. C’est pourquoi il demande le changement de comportement de tous.

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