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mercredi, 02 février 2011

Reprise timide des cours dans les établissements scolaires de Bondoukou

Après plus de 2 mois de fermeture pour raison d’élection présidentielle, mais surtout à cause de la crise qui en a découlé, les établissements primaires et secondaires de la région du Zanzan ont ouvert leurs portes la semaine dernière. Si les élèves, dans leur ensemble, affichent la joie de reprendre le chemin des cours, la reprise reste cependant timide et émaillée quelquefois d’incidents.


La réouverture des classes de Bondoukou est bien partielle. Cette situation résulte de la scission de la population ivoirienne en 2 camps opposés : le camp du rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) et celui de la majorité présidentielle (LMP).

Cette division se voyant également au niveau des fonctionnaires et agents de l’Etat, chaque camp obéit au mot d’ordre de sa base. Ainsi, pendant que ceux d’obédience LMP vont au travail, ceux proches du RHDP s’absentent, répondant ainsi aux incessants appels à la désobéissance civile.
Ces derniers ne se sentent donc pas concernés par la reprise des cours dans les écoles de Bondoukou.

Dans les lycées 1 et 2 – les plus grands établissements secondaires publics de la région –, ce sont plus de 30 enseignants qui désertent les salles de classe ; une partie du personnel administratif (censeurs, éducateurs,…) faisant partie du boycott. Le constat est le même au collège moderne.
Touchés par la mesure de suspension du salaire du mois de janvier pour "absence injustifiée", ces enseignants n’entendent pas reprendre le travail avant qu’ils ne soient « rétablis dans leurs droits », a laissé entendre un enseignant du lycée 2. Signe que les élèves de la région du Zanzan ne sont pas totalement sortis de l’ornière.

D’autant plus que ce lundi 31 janvier 2011, les cours ont de nouveau été perturbés suite à une marche officiellement orchestrée par un étudiant se réclamant d’une association dénommée "Union Générale des Elèves et Etudiants du Zanzan". Cette marche qui se voulait une "interpellation" des autorités à "sauver" l’école à Bondoukou, a dégénéré en affrontement entre marcheurs et militaires assurant la sécurité des lycées.

L’inquiétude reste le spectre de l’année blanche qui plane sur la tête des élèves du Zanzan ; une situation aux conséquences imprévisibles. En effet, ces élèves ont accusé un retard considérable par rapport à ceux d’autres localités.

On note qu’au début de la crise, de nombreux fonctionnaires, dont des enseignants, ont abandonné Bouna et Bondoukou pour regagner les villes du sud pour cause d’insécurité, ont-ils affirmé. Certains ne sont plus retournés. Preuve que le bicéphalisme que vit notre pays est vecteur de désordre dans le Zanzan.

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