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samedi, 05 mars 2011

Bondoukou : les producteurs d’anacarde inquiets

Les producteurs d’anacarde de la région du Zanzan sont très inquiets. Cette inquiétude est consécutive à la fermeture des banques implantées à Bondoukou.


Alors que la région du Zanzan est en pleine campagne de l’anacarde, la sérénité n’est pas de mise chez les producteurs. Une inquiétude résultant de la fermeture des établissements financiers de Bondoukou. En effet, les populations du Zanzan dont la noix de cajou constitue la principale source de revenu, craignent le manque de fonds qui pourrait empêcher l’achat de la précieuse noix. Les acheteurs ne se bousculent pas pour le moment. Les coopératives constituées autour de ce produit de rente n’ont pas encore reçu d’argent. Conséquence : les producteurs n’ont pas été préfinancés.

Fixé à 300 f CFA bord-champ le kilogramme, des tas de noix commencent à se faire voir dans des maisons, faute d’acheteurs. Une situation que déplorent les différents responsables des coopératives agricoles, dont Bini Yao Pété, le président de la Mutuelle Technique Agricole du Zanzan (MUTAZA), qui n’a pas manqué d’exprimer son désarroi face au blocage que connaît le pays.

Les effets du non achat de l’anacarde se font durement sentir à Bondoukou. Les produits de premières nécessités sont rares au marché central de la ville. Pas d’argent pour se procurer ceux qui s’y trouvent encore. Dans les villages, les centres de santé sont désertés. Tel est le cas du centre de santé de Torosanguéhi, à environ 80 km, au nord de Bondoukou, où l’infirmier attend désespérément les patients.

Déjà si pauvre, la région du Zanzan risque de l’être encore davantage si l’anacarde n’est pas acheté cette année.

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