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mercredi, 13 juillet 2011

Chercher l’eau à la fontaine, une autre facette de la vie au village

Si la vie dans les villes se caractérisent bien souvent par des gestes simples pour satisfaire un besoin primaire tel que boire de l’eau, la réalité est toute autre dans les villages, singulièrement ceux dans lesquels il n’y a pas de château d’eau.



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A Bondoukou, nombreux sont les localités en manque de ce précieux outil de développement. Pourtant, la vie semble s’y passer correctement. Les femmes (nos mères) sont les piliers incontournables de cette vie paisible. C’est elles qui, tôt le matin, prennent le chemin des rivières et des marigots pour apporter l’eau dans les concessions. Ce qui peut sembler une corvée, sous d’autres cieux, est une tâche ordinaire qu’elles accomplissent avec enthousiasme.

Cependant, que c’est difficile de porter sur sa tête une bassine remplie de liquide, en équilibre précaire, et de parcourir plusieurs centaines de mètres, sans tomber. Des fois, des chutes sont observées à cause des glissades dues à la boue ; des fractures de jambe surviennent. C’est au prix de pareils efforts que l’eau, source de vie, ne manque pas dans les barriques et autres récipients conservés à cet usage. Cette vie au village, plusieurs personnes l’ont connue.

Ailleurs, des pompes existent. Mais elles n’abrègent pas les souffrances de nos braves mamans, car toutes à motricité humaine : il faut la force des mains ou des pieds pour faire jaillir le précieux liquide des entrailles de la terre. Dans ces conditions, surviennent fréquemment des pannes. Celles-ci sont vites réparées par l’organisation méticuleuse mise en place par les villageois. Dans bien de villages en effet, un comité de veille est mis en place. Il fixe le prix d’une cuvette d’eau à 10 ou 25 F CFA. La somme récoltée devant servir à la remise en état de la pompe, après une défaillance.

Toutefois, nombreuses sont celles non fonctionnelles dans plusieurs villages du Zanzan. Obligées de s’approvisionner dans les marigots avec les animaux domestiques, les populations ont du mal à se défaire de l’onchocercose (cécité des rivières) et du ver de Guinée, responsable de la bilharziose.

Avec les pompes villageoises, il faut reconnaître, tout de même, que le travail est moins pénible : l’appréciable apport des enfants, qui donnent l’air de s’amuser tout en puisant l’eau. Un avantage dont profitent leurs génitrices.

C’est aussi cela la vie au village.

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