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samedi, 26 novembre 2011

L’eau, une denrée rare à Amodi

Village de la sous-préfecture de Tabagne, à environ 60 km, à l’Ouest de Bondoukou. Depuis plusieurs décennies, Amodi souffre du même problème : difficulté à trouver l’eau. En saison sèche surtout.

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Comme d’autres localités, le village est bordé par des ruisseaux et des rivières. A une époque très reculée, la Baya, plus important cours d’eau, assurait la consommation en eau de la population. Un bienfait de la nature reconnu par les bénéficiaires. Ceux-ci le lui rendent par des égards.

La rivière fut pour Amodi ce que le Nil est pour l’Egypte. Devenue fétiche, la Baya fait encore objet de culte. Bien loin derrière l’époque où elle ne tarissait pas. Impossible de trouver la moindre goutte d’eau aujourd’hui. Même assèchement pour les autres ruisseaux. La raison étant la baisse de la pluviométrie depuis 1980.

En saison sèche, les 2000 âmes du village peinent à trouver le liquide, source de vie. Des forages dotés de quatre pompes hydrauliques à motricité humaine ont été réalisés. Le problème n’est pas pour autant résorbé. Les pannes à répétition ont mis trois hors d’usage. Celle restante est rationnée. Le prix à payer pour éviter le manque total d’eau. Le rationnement doit se faire suivant l’ordre d’arrivée. Situation intenable, propice aux crises de nerfs. Les resquilles débouchant sur des bisbilles sont fréquentes à la fontaine. Des disputes nées du problème d’eau finissent en conflit de grande importance.

Amodi attend la réalisation effective de son château pour pallier le manque d’eau. Une suite de promesses non tenues depuis 2002, année de sa connexion au réseau électrique national. Dernière en date, celle faite en 2005 par une société d’exploitation forestière. Le gravier déversé pour la construction du château d’eau est en souffrance. Pourtant, les bois du village ont été coupés et des plantations saccagées.

Une zone au-delà du 8ème parallèle, où la coupe de bois à des fins industrielles est interdite. Les populations sont à bout de souffle.

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