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vendredi, 06 avril 2012

Réouverture des universités : vers une hausse des frais d’inscription

Maintes fois voulue par les précédents gouvernements et autant de fois d’échecs face à la résistance des étudiants, l’augmentation des frais d’inscription dans les universités publiques sera effective à la prochaine rentrée. Idem pour les résidences universitaires. Information qui circule dans les coulisses du ministère de l’enseignement supérieur.


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L’on se souvient de la tentative avortée, en 2005, du passage des droits d’inscription de 6 000 f CFA à 50 000 f CFA, soit une hausse de plus de 300 %. La résistance de la puissante Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), conjuguée à la contribution des paysans (2 milliards de francs CFA sortis de leurs poches au profit des universités), avait fait reculer le pouvoir.

Le contexte politique n’est plus le même. La FESCI est en lambeaux depuis la chute de Lurent Gbagbo, en avril 2011. Les étudiants se "cherchent", suite à la fermeture (manu militari) des universités publiques. Situation favorable, dont profite le régime d’Alassane Ouattara. Un pouvoir "tranquille", qui fait ce qui lui plaît. Car plus "rien en face". Alors, l’occasion ou jamais de faire appliquer une décision qui peinait à entrer en vigueur.

L’argument : "quel produit qui, en 20 ans, n’a pas connu d’augmentation ?". Surtout que campus et cités font peau neuve. Coup de la toilette : "50 milliards de francs CFA", affirme le Premier ministre en personne. Les belles coûtant chères, il faudra débourser plus de 50 000 f CFA pour étudier dans l’une des trois universités publiques (Cocody, Bouaké, et Abobo-Adjamé). Même hausse des tarifs s’agissant des chambres. Adieu les 3 000 f CFA/mois.

Motif farfelu, selon un doctorant. Car, pourquoi en 20 ans, le salaire du travailleur est resté le même ? Depuis 20 ans, le nombre de boursiers n’a pas varié et le montant de la bourse toujours le même.

N’en déplaise ! Le gouvernement est décidé à mettre la barre plus haut. Etudiants et parents d’élèves sont avertis : seuls ceux dont les poches pèseront lourd franchiront les portes des campus et cités universitaires, à la prochaine rentrée.

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