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mercredi, 09 mai 2012

Ahmed Ouattara, le fabricant de marmites

Qui n'a jamais été fasciné par l'éclat d'une nouvelle marmite? Sa fabrication est cependant laborieuse. Métier auquel s’adonne Ahmed Ouattara depuis 1985.


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L’atelier se trouve au quartier Djiminisso, en face de petits "tchapalodromes", non loin de l’hôtel Abron-Bar, à Bondoukou. Ahmed Ouattara, la trentaine révolue, n’a jamais rêvé être fabricant de marmites. Il était plutôt passionné par la photographie. Un travail exercé pendant 4 ans, à Agnibilékrou, dans l’Est de la Côte d’Ivoire. Mais vite, le jeune homme se rend compte du mauvais chemin : ce boulot n’était pas fait pour lui. Il repart à Bondoukou pour s’abandonner finalement à ce qu’est devenu sa passion : les marmites, dont la fabrication a été apprise des années auparavant.

Ahmed-Ouattara-limant-un-recipient.jpg


Aujourd’hui, Ahmed est un patron qui s’affaire à la tâche chaque matin. A ses côtés, deux apprentis. Le plus petit commence l’initiation en soufflant le feu du charbon de bois, dans la cabane du chalumeau, pour faire fondre l’aluminium, Ceci, grâce à une vieille gente de bicyclette qu’il tourne. Sous la surveillance du boss, l’autre apprenant imprime des formes de marmites et de couvercles dans des moules légèrement remplis de sable.

un-enfant-soufflant-le-feu.jpg


Une fois ce travail préliminaire terminé, le métal en fusion est coulé dans les moules, formes de récipients voulus. Ensuite, attendre la solidification du liquide par son refroidissement. En bout de chaîne, on a soit une marmite, soit un couvercle. Intervient enfin le difficile limage, qui peut prendre des heures. Celui-ci consistant à polir l’article à l’aide d’une lime afin de le débarrasser de ses imperfections.

un-apprenanti-preparant-des-moules.jpg


Il peut arriver que des parties du récipient soient plus pourvues en métal que d’autres. Alors salut les fissures et autres trous ! Dans ce cas, le travail est repris à zéro. « Ça rend le métier difficile », dit le jeune patron. Plus difficile encore : trouver l’aluminium, la matière première. Le métal vient du Ghana, aux dires de l’artisan. « On achète à 600 f ou 700 f le kg. En ce moment, il coûte 850 f », affirme-t-il.

l'aluminium-en-fusion.jpg


A la fin, le prix de la casserole est fixé en fonction de la dépense induite par sa fabrication. Les montants varient entre 3 000 et 10 000 f, suivant la taille de l’objet. Chaque récipient étant identifié par un numéro de 1 à 7.

des-moules.jpg


Le fabricant est libre de fixer ses prix. Libéralisme anarchique déploré par Ahmed Ouattara. Son vœu : une association de tous ceux exerçant le métier. Condition sine qua non de leur juste rémunération. Car le travail est pénible.

Ossène Ouattara

Commentaires

très bonne initiative
Mais il doit pensé a utilisé la machine électrique pour activer le feu
le travail serrai alors moins pénible

Écrit par : kouaou | vendredi, 01 novembre 2013

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