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mardi, 15 mai 2012

Le nouveau visage de la prostitution, à Bondoukou

La crise ivoirienne, en début des années 2000, a explosé le nombre des prostituées à Bondoukou. Le phénomène de la prostitution ne s'exprime plus en terme de "Ghanéenne". Les Ivoiriennes ont pris d'assaut les coins branchés de la ville.


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« Bonsoir monsieur ! Attendez-vous quelqu’un ? ». « Oui, j’attends un ami qui m’a donné rendez-vous ici ! ». « Ça se voit que vous n’êtes pas d’ici ! Si vous voulez, je peux vous tenir compagnie en attendant l’arrivée de votre ami ». « Non, merci ! », ai-je répondu à la fille qui m’avait approché.

Cette conversation a eu lieu devant le maquis Boulevard des stars, juste à côté de l’hôtel Abron-Bar. La jeune femme d’environ 20 ans croyait sans doute avoir affaire avec un client. Scène inimaginable à Bondoukou avant les années 2000. Il était un peu plus de 21 heures.

A l’instar des grandes villes, la prostitution gagne du terrain dans la capitale du Nord-Est. Elle a même un nouveau visage.

Le nouveau visage des prostituées

A Bondoukou, être "belle de nuit" ne s’exprime plus en terme d’étrangère. Loin derrière l’époque où les prostituées avaient la même origine : le Ghana. Leur façon de procéder était connue. Elles s’asseyaient chaque nuit devant leurs maisons, sur des bancs. Les clients se déplaçaient chez elles.

Aujourd’hui, des Ivoiriennes disputent le marché du sexe aux Ghanéennes. Le phénomène a commencé au début des années 2000.

La raison de la "nationalisation" du plus vieux métier du monde

Les quelques filles ayant accepté de nous répondre ont employé le même mot : la pauvreté. La cause financière, principale raison qui emmène les filles à la prostitution. Aïcha (identité masquée) dit être venue à Bondoukou « pour se chercher». A Aboisso, sa ville d’origine (dans le Sud), aucune perspective ne s’offrait à elle. Exode urbain en sens inverse ! En moins d’une décennie, le chef-lieu de région est devenu un point de chute.
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L’exemple d’Aïcha, loin d’être unique. Nombreuses sont les jeunes femmes qui ont choisi de s’"exiler" à Bondoukou, loin des leurs, pour "gagner leur vie". Ces filles ont révolutionné la prostitution dans le Zanzan. A tel point que des natives de la région ont copié leur exemple. Beaucoup de ces "djandjou" sont de Bondoukou et de ses villages.

Les lieux où on les trouve

Le maquis Boulevard des stars, les hôtels Abron-Bar, Nafanan et La Baya: hauts lieux de la prostitution à Bondoukou. Les endroits de prédilection des belles de nuit. Il n’est pas exclu de voir d’autres ailleurs.

Leur présence en ces lieux fait prospérer les affaires, selon K. Teya, vendeur de cigarettes. A l’hôtel La Baya, les filles ne sortent pas, nous a-t-on dit. 2 000 f CFA pour quelques minutes de plaisir charnel. Soit 1 000 f CFA pour frais de chambre, et l’autre moitié à la fille.

Même méthode à Abron-Bar. Cependant, les "belles" sont libres de partir avec les clients. A condition que ceux-ci y mettent le prix. Le tarif n’est pas le même quand on décide d’aller ailleurs : 5 000 ou 10 000 f CFA, voire même plus. Frais de déplacement pris en compte.

On le voit : ces hôtels mal famés réalisent l’essentiel de leur chiffre d’affaire autour du commerce du sexe. « Chassez ces "Two Two" et vous verrez ! Abron-Bar et La Baya formeront aussitôt leurs portes », plaisante une vendeuse de poissons braisés. Quoi de plus normal si de petites activités commerciales se développent là où se trouvent des filles de joie. Vente de boisson, cigarettes, papier de toilette, poulets rôtis, poissons braisés,…tout marche.

Qui sont les clients des prostituées ?

Il n’y a pas de profil-type. Celui qui a les moyens de s’offrir les services d’une prostituée en est un potentiel client. Toutefois, les jeunes garçons dont l’âge varie entre 15 et 24 ans semblent tenir le haut du pavé. Viennent ensuite les corps habillés (gendarmes, policiers,…), les enseignants, etc.

Par ailleurs, le client qui veut rester anonyme peut faire appel à des proxénètes. De jeunes gens ayant les numéros d’appel de ces prostituées. Il leur suffit d’appeler une à n'importe quel moment de la journée, et la voilà quelques minutes après. De nombreux élèves jouent le rôle d’entremetteurs./.

Ossène Ouattara

Commentaires

C'EST TOUT DE MEME DOMMAGE DE SAVOIR QUE BONDOUKOU NE PERD PAS SON RANG SUR LA LISTE DES VILLES DE PROSTITUTION! CE FLEAU AURA VU LE JOUR APRES LES EVENEMENTS DE 2000 QUI ONT DEPORTE AMPLEMENT LE CORPS MILITAIRE DANS CETTE VILLE. ON NE LE DIRA JAMAIS ASSEZ LES FILLES AIMENT TROP LA FACILITE! A CELA AUSSI VA S'AJOUTER LA CHERETE DE LA VIE QUI S'AFFICHE D'OFFICE SUR LA LISTE D'EXCUSES. en 2000 j'AI ENTENDU UN MILITAIRE DIRE : a bondoukou poulet est cher que femme! SACRILEGE!!!! COMME DIRAIT L'AUTRE, LA FIN JUSTIFIE LES MOYENS!!!!!!!!!!!!

Écrit par : kra victor kouadio | vendredi, 04 janvier 2013

huuuummmmm yako mes soeurs
La vie n'est pas facile mais gardons au moins notre dignité c'est important

Écrit par : kouman charles | jeudi, 31 janvier 2013

par moyen par plaisir......

Écrit par : affoum | vendredi, 29 novembre 2013

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