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vendredi, 15 juin 2012

Bondoukou, dans l’attente du Programme d’urgence d’infrastructures urbaines

Les infrastructures qui faisaient le charme de la capitale du Nord-Est sont gagnées par l’âge. Elles attendent le Programme d’urgence d’infrastructures urbaines (PUIUR) pour se refaire une santé.


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« La Côte d’Ivoire est en chantier ». Cette phrase, devenue un refrain pour les journalistes de la télévision publique (RTI). Avec des images comme preuves, ils veulent convaincre du travail que le gouvernement du président Ouattara accompli chaque jour. Des pelleteuses par-ci, par bulldozers par-là. Mais à Bondoukou, pas un seul engin. Pour combien de temps la ville attendra avant de se "vêtir de nouveaux habits" ?

Bondoukou, ville ayant bénéficié de beaucoup d’infrastructures, à la faveur des fêtes tournantes de l’indépendance. Plusieurs de ses rues ont été revêtues de bitume.

La cité présente une image terne aujourd’hui. Elle a perdu son lustre. L’état de la voie menant à l’ex-hôtel Zanzan (orphelinat) résume la ruine de la plupart des édifices publics. Le goudron n’existe plus. Idem pour le tronçon qui conduit au stade Ali Timité. Le vieux macadam a été déblayé en 2008, suite à des travaux. Même sort pour l’axe station-service Agip et mosquée de l’Imam Koudouss. Le processus du renouvellement du goudron n’est pas allé jusqu’au bout. Au grand dam des populations. Que s’est-il passé ?

De la bouche du maire Kouakou Dapa, c’est l’Union Européenne (UE), à travers son Programme de soutien à la décentralisation et à l’aménagement du territoire (PSDAT), qui a voulu reprofiler certaines voies de la ville. Malheureusement le projet n’est pas allé à son terme. Par la faute de l’entrepreneur désigné pour l’exécution des travaux.

Selon le premier magistrat de la ville aux "1 000 mosquées", ni le conseil général ni la mairie n’ont été associés à ce projet. Pas même consultés. Propos confirmés à l’époque par Ouattara Sinan, responsable de communication du conseil général. Et le préfet Goun François.
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Moins de 200 mètres goudronnées sur environ 3 kilomètres. De la boutique de Fadel (le Libanais) à la station Agip. Une raison "suffisante" pour certains d’accuser le riche commerçant. D’avoir soudoyé l’entrepreneur.

Des chantiers non-aboutis, sources d’ennuis pour les populations. Notamment en saison sèche où des nuages de poussières s’amoncellent dans le ciel. Situation propice aux épidémies de méningite et de rhume.

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Autre problème : l’éclairage public. Le chef-lieu de région souffre d’un éclairage trop faible. 80% des lampadaires ne fonctionnent pas. A la nuit tombée, difficile de ne pas confondre la grande ville à un village. Tant elle est plongée dans les ténèbres. S'ajoutent les coupures intempestives dues à un matériel vétuste. Délestage à la moindre pluie. Un courant électrique faible, souvent évoqué pour différer l'implantation d'usines. Cas de l'échec du ferromanganèse que la société Tauriane, entreprise exploitant le manganèse du Zanzan, devrait construire.

Que dire alors des villages électrifiés ? Seuls les rares villageois abonnés s’éclairent aux lampes électriques. Mieux vaut sortir la nuit avec une torche. Les poteaux sont pour le décor. L’exemple de Tabagne, à 45 km de Bondoukou, est révélateur des difficultés d’éclairage dans les petites localités du Zanzan (Gontougo). "Il faut plus de 10 milliards de francs CFA pour renouveler les équipements électriques dans le Zanzan", dixit Augustin Komoé, ex-ministre des Mines et de l'énergie.

Le problème de l’eau aussi se pose avec acuité. Les capacités du seul château d’eau, largement insuffisantes pour satisfaire une population estimée à 90 000 habitants.

Routes, établissements scolaires et secondaires, hôpitaux, bâtiments administratifs, maisons coloniales, système d’égout..., tout est à refaire à Bondoukou. Il y a urgence. La ville attend le Programme présidentiel d’urgence (PPU) et le PUIUR pour remettre à pieds ses infrastructures.

Ossène
Ouattara

Commentaires

Bon travail, merci de faire connaître les vrais problème de notre cité.

Écrit par : Adou Koffi Patrice | jeudi, 14 juin 2012

Merci pour ce beau travail que tu fais, c'est parce que les cadres de la région ne veulent rien faire.

Écrit par : Bini Kobena Noel | jeudi, 14 juin 2012

bravo pour le texte

Écrit par : Mahama | jeudi, 14 juin 2012

Félicitations!
Je pense que les autorités à charge de l'exécution de ces programmes comprendront la nécessité et surtout l'urgence....
Dans tous les cas c'est un appel, une invitation pour qu'elles jettent un regard de ce côté ci. Il ne faut surtout pas se lasser d'en parler.
C'est même une voie dans laquelle nous devons désormais nous engouffrer.
Bravo encore!

Écrit par : Anzoua | samedi, 16 juin 2012

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