topblog Ivoire blogs

lundi, 23 juillet 2012

Des kilomètres de marche à cause de 1 000 f CFA

Les effets de la pauvreté qui frappe la Côte d’Ivoire sont plus visibles dans le Zanzan. Les villages en particulier. Des femmes accompagnées de leurs jeunes enfants, prenant chaque matin la route en direction de Bondoukou, mettent en exergue cette réalité.

Lire la suite

vendredi, 20 juillet 2012

Exploitation du manganèse de Bondoukou : Des populations en colère contre la société Taurian

Les populations des zones d’exploitation du manganèse, pas contentes de Taurian, l’entreprise exploitante. Mécontentement exprimé en début de mois par Babacauh Koffi Dongo, porte-parole des riverains. C’était au cours d’une réunion tenue à la mairie de Bondoukou.

Lire la suite

jeudi, 19 juillet 2012

Besoin de sécurité ou "divine" comédie ?

Ces réflexions, je les ai émises quand la crise militaro-politique sécouait notre pays, en mars 2011. Elles étaient ma contribution pour essayer de soustraire certains fidèles égarés de l'emprise des vendeurs d'illusions. Ces "hommes de Dieu" vantards, dont les prêches et autres révélations frisaient et frisent encore la comédie. Elle a été publiée par le site panafricain Koaci.com.

Pour des raisons de sécurité, j'avais signé l'article sous le pseudonyme Lilian Kesthelot. Aujourd'hui, la crise est passée. Mais l'influence des pasteurs sur certains citoyens demeure intacte. Je reprends mes propos pour le soumettre aux lecteurs d'Echos du Zanzan.

L’on assiste depuis 2002, année de l’éclatement de la rébellion armée en Côte d’Ivoire, à un foisonnement d’annonces dites prophétiques. Celles-ci sont le fait d’hommes et de femmes se disant tous "Hommes de Dieu". Chacun se distinguant, toutefois, du titre particulier qu’il se donne à lui-même : prophète, prophétesse, pasteur, berger, bishop, … .

Si au début de la rébellion, certains d’entre eux avaient prophétisé, au nom de Dieu, qu’elle ne durerait pas 3 mois, le constat leur a donné tort. La Côte d'Ivoire a connu 10 années de crise.

Au lieu que cette évidence achève de convaincre du caractère imaginaire de ces prophéties, les Ivoiriens se sont habitués à une autre forme de "révélation" où Dieu lui-même leur "parle". En tout cas, si l’on s’en tient aux interprétations faites de certains phénomènes par les journalistes chrétiens de la radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI).

Au plus fort de la crise, la télévision publique a fait régulièrement écho de faits insolites dans lesquels elle croyait y déceler un message divin. Souvenez-vous de la figure géométrique en forme de "cœur" apparue à la surface d’une soupe. Ou encore, le "nuage" tombé du ciel après un combat entre "rebelles" et militaires. Sans oublier l’"arc-en-ciel" ayant entouré le soleil, dont on s’était empressé de donner un message divin. Ailleurs, c’est la "vierge Marie" que d’autres disaient avoir vue dans le firmament.

Les interprétations de ces phénomènes avaient toutes été orientées dans un sens chrétien. Comme s’il n’y avait que le christianisme en Côte d’Ivoire. Il semblait que cette religion fut érigée en religion d’Etat au détriment de l’islam, du bossonnisme, de l’animisme, du bouddhisme, ... pour que la RTI passe son temps à diffuser des "prophéties" et des messages chrétiens.

La Côte d’Ivoire n’était plus une République laïque, à partir du moment où des journalistes travaillant pour le compte d’un média public ne juraient et ne faisaient des commentaires que dans une univocité religieuse. Les téléspectateurs étaient gavés de musique chrétienne. Si bien qu’ils tendaient à confondre leur télévision à une chaîne confessionnelle.

Un constat d’autant vrai que derrière chaque phénomène observé, l’on ne voyait que Jésus. Les commentaires et interprétations des journalistes rapportant ces faits abondaient tous dans ce sens. "C’est Jésus, l’éternel des armées qui combat désormais aux côtés des Ivoiriens". Jésus est invoqué comme le pourfendeur des méchants qui voulaient "détruire" la Côte d’Ivoire, la "seconde patrie du Christ". Et les méchants, c'étaient Alassane Ouattara, la France, les Etats Unis, la Cedeao, L’UA, L’EU, et tous ceux qui avaient reconnu Ouattara comme vainqueur de l’élection présidentielle.

Un problème tout de même: Jésus risque de prendre la place du méchant, à force de détruire toujours les "méchants". Sur les antennes de la RTI, des prophètes et prophétesses, des pasteurs et autres Hommes de Dieu se succédaient pour parler de Jésus et de son "parti pris" pour Laurent Gbagbo. Son épouse Simone était devenue elle-même "prophétesse". Tout était fait comme si le dieu chrétien n’aimait pas la vérité. Ou, à tout le moins, que ce dieu se trouvait du seul côté de Gbagbo.

Au lieu que les Hommes de Dieu acceptent de jouer franc-jeu en exhortant le président sortant à quitter le pouvoir parce que telle était la volonté de Dieu (vox populi vox dei : la voix du peuple est la voix de Dieu), ils l’avaient encouragé à se persuader du caractère "divin" de son pouvoir. Il n’y a pas pire manière de s’apostasier et trahir sa fidélité envers le divin. Voilà comment des Hommes d’Eglise ont fait du faux au nom de Dieu !

L’évangélisme outrancier, loin d’éclairer les Ivoiriens, les précipitent dans les "ténèbres". Les messages, prophéties ne sont que des appels insidieux à la haine de l’Autre. Ils sont des incitations à la diabolisation de la religion d’autrui. Alassane Ouattara et ceux qui le suivaient n'étaient-ils pas aussi fils de Dieu pour que la vérité soit de leur côté ?

Ces "bergers" engagés politiquement, ces "patriotes" qui brandissaient l’argument du néocolonialisme pour invoquer Jésus à "sauver" ou à "bénir" la Côte d’Ivoire étaient devenus finalement ridicules. Ils voulaient combattre le mal avec un produit issu du même mal. En effet, le christianisme est le plus vieil héritage de la colonisation. A ce titre, Jésus est d’abord un dieu occidental avant d’être un dieu africain. Un "sauveur" imposé aux Africains comme la guerre dont les patriotes croient qu’elle était imposée à la Côte d’Ivoire par la France.

Le patriotisme ou le nationalisme vrai commande de combattre l’ennemi avec des moyens locaux. Autrement, Jésus, le dieu des Blancs, ne vaincra pas la France de Sarkozy au bonheur des Africains. En particulier des Ivoiriens

Des compatriotes croient trouver en Jésus-Christ une justification de leur méchanceté envers les autres. Ils les combattent au nom du fils de Marie. Ils combattent d’autres Ivoiriens qu’ils prennent pour diaboliques. Il faut donc les brûler au nom de Jésus, décréter des jours de jeûne contre eux, des séances de prière contre eux.

Et si c'était la peur que l’Autre suscite qui oblige à vouloir sa mort par le "sang" de Jésus ? En effet, comment conjurer l’angoisse que suscite la présence de l’adversaire ? Un adversaire qui peut être partout à la fois et nulle part. A l’image du commando "invisible" qui sèmait la désolation dans le camp Gbagbo.

La peur justifie tout. Même les interprétations incongrues. Elle peut faire voir partout des fantômes et des "signes divins". Elle peut faire en sorte que des phénomènes ordinaires (éclipses, arcs-en-ciel,...) apparaissent comme des messages "chrétiens". Dans lesquels l’on se réfugie pour dissiper sa peur de l’adversaire.

Si des milliers d’Ivoiriens avaient fui Abidjan pour se réfugier dans les villages et villes de l’intérieur, c’est parce que des pasteurs et autres prophètes les avaient apeurés en "prophétisant" l’apocalypse.

Le besoin de protection peut donc s’accompagner de "divine" comédie. Et c'est une vérité: les Hommes préfèrent une fiction qui les "sécurise" à une vérité angoissante.

Attitude bien souvent confirmée par l’activisme de certains croyants. Qui disent prêcher l’évangile du Christ alors qu’ils véhiculent la haine. Brou Amessan Pierre Israël, l'ex-sulfureux directeur de la RTI, était un de ces chrétiens [crétins ?]. Lui qui, dans chacun de ses journaux télévisés, insultait la France et les adversaires de Laurent Gbagbo. Et qui terminait toujours par "Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !". Quelle comédie !

Ossène Ouattara

mercredi, 18 juillet 2012

3 847 élèves à l'assaut du Bac, à Bondoukou

Pour le baccalauréat 2012, ce sont 3 847 élèves qui composent dans la Direction régionale de l'éducation nationale (DREN) du Zanzan (Gontougo).

A elle seule, la ville de Bondoukou compte 4 centres sur 7. Dont le lycée d'Assuéfry, érigé cette année en centre de composition.

Afin de prendre le pouls de l'événement dans certaines salles, le préfet Goun François s'est rendu au lycée. Puis au collège moderne de Bondoukou. Où des messages d'encouragements ont été adressés aux candidats.

Toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement de l'examen, à en croire Solmane Konaté, directeur régional de l'éducation nationale.

Pour rappel, la DREN de Bondoukou a enregistré 27.40% de taux de réussite au Bac 2011. La tendance sera-t-elle renversée pour cette session ? Réponse à la proclamation des résultats, prévue dans 2 semaines.

Ange Kouman, Bondoukou

mardi, 17 juillet 2012

La musique koulango entre tradition et modernité

Riche de sa musique traditionnelle – avec pour figure de proue feu Kobenan Kouman – le pays koulango ou abron connaît une mutation musicale depuis le milieu des années 2000. Les chanteurs traditionnels épousent l’ère de la modernité pour éviter d’être happés par une génération de jeunes talents "envahissants".

Lire la suite

lundi, 16 juillet 2012

Don de matériels informatiques de Soro Guillaume, président de l'Assemblée nationale, aux populations du Zanzan

don d'ordinateurs,bondoukou,koné hiliassou,anzoumana moutayé,fondation hk,yao ossène ouattara,côte d'ivoire,zanzan
Il y a peu, Koné Hiliassou, conseiller technique du président de l'Assemblée nationale, annonçait un important don d'ordinateurs aux populations du Zanzan. Chose faite, ce jeudi 12 juillet.

La cérénomie de remise s'est déroulée à la salle des fêtes de la mairie de Bondoukou. Présidée par Goun Francois, préfet de Région. Le député Moutayé Azoumana représentait le président de l'Assemblée nationale. Etaient aussi présents les chefs de quartier, le grand Imam de Bondoukou, et les représentants des bénéficiaires.

don d'ordinateurs,bondoukou,koné hiliassou,anzoumana moutayé,fondation hk,yao ossène ouattara,côte d'ivoire,zanzan


La clé de repartition des 55 ordinateurs

ADMINISTRATION GENERALE
Préfecture de police : 01
Commissariat : 01
Direction régionale de la santé : 01
CHR : 02
Préfecture : 01
Sous-préfecture : 01
District sanitaire de Bkou : 01
Mairie (Etat civil) :02
Direction régionale de la jeunesse et du service civique : 01
Direction régionale de l’Agriculture : 1
Direction régionale des sports : 01
Compagnie de gendarmerie : 01
Escadron : 01
Brigade de gendarmerie : 01
Commandement FRCI
Préfecture de Bouna
Préfecture de Sandégué
Préfecture de KouassiDatékro

ADMINISTRATION SCOLAIRE
DREN : 01
Antenne pédagogique :01
Lycée 1 de Bondoukou : 04
Lycée 2 de Bondoukou : 04
Collège Moderne de Bondoukou : 03
CFP Bondoukou : 01
El Fallah : 01
El Baniteim : 01
Maternelle Municipalité : 01
Maternelle Centre social : 01
IEP1 :01
IEP2 :01
Foyer Féminin : 01

ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE
Fondation HK : 03
Fédération des femmes : 01
Cours Unesco : 01
Groupement Sababou : 01
ONG Notre grenier : 01
ONG Soleil levant : 01
ONG CIEAS : 01
MUDESO( mutuelle de soko) :01
Union des communicateurs du zanzan : 01
Chambre des métiers : 01
Associations des femmes catholiques (AFEC) : 01
ONG Gontougo : 01
Union des transporteurs : 01
Sorobango : 01

don d'ordinateurs,bondoukou,koné hiliassou,anzoumana moutayé,fondation hk,yao ossène ouattara,côte d'ivoire,zanzan


Une sollicitude à l'égard des populations, qui s'ajoute à une longue liste d'actes de bienfaisance. Koné Hiliassou ne veut pas le dire: il ne ménage aucun effort pour faire bénéficier ses parents du Zanzan de sa position de "privilégié". Celle de collaborateur de Guillaume Soro. Premier ministre, puis président de l'Assemblée nationale. La deuxième personnalité de l'Etat. Au nom de qui le don de ce jour est fait.

Ange Kouman, Bondoukou