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vendredi, 31 août 2012

Bondoukou, dans le viseur des déstabilisateurs

Les villes de l’Est, en raison de leur proximité avec le Ghana, font courir des bruits d’attaques armées. Agnibilékrou, Abengourou, Akoupé, Agboville et Aboisso sont régulièrement citées. Oubliant Bondoukou, située à seulement 12 km du pays anglophone. Pourtant le risque d’assaillir la ville frontalière semble imminent.

Hier jeudi 30 août, 5 roquettes ont été découvertes au cœur même de la paisible ville. Ces armes, abandonnées dans un sac, ont été cachées près du jardin public, sur la route menant au quartier Zanzan. Une découverte à l’actif des riverains, qui ont aussitôt alerté les Forces républicaines (FRCI).

Des informations concordantes font état de ce que des villages près de Bondoukou constitueraient des caches d’armes. A Méré, Malaga, Bidio..., des responsables d’un parti politique, tous des enfants de la région, y tiendraient des réunions secrètes pour fins de subversion.

En tournée la semaine dernière sur ses terres, le ministre kouassi Adjoumani n’a pas manqué de lancer un appel à ses parents du Zanzan. Leur demandant de dénoncer tout comportement suspect. « Restez vigilants et dénoncer tout mouvement suspect que vous constaterez dans la région ».

Le travail des forces de l’ordre est difficile dans le Gontougo. Pas facile de contrôler les mouvements transfrontaliers, à cause de la porosité de la frontière. Un mal qui profite à des trafiquants de tout acabit.

En ces temps de psychose généralisée, des camions d’anacarde partent de Bondoukou vers le Ghana. Conscient du danger qu’ils constituent pour la sécurité, le commandant Soro, nouveau patron des militaires, ne ménage pas ses efforts pour les en empêcher. Sur ses ordres, des camions ont été contraints de rebrousser chemin, hier.

Ange Kouman

jeudi, 30 août 2012

Prochaines régionales : Dongo Babacauh ratisse large dans le Gontougo

Qui veut voyager loin ménage sa monture, dit-on. Dans la perspective des élections régionales, Koffi Dongo Babacauh vient de bénéficier, pour sa candidature, du soutien des autorités coutumières, religieuses, de planteurs et de certains cadres de la région de Gontougo (Bondoukou). L’ancien professeur de biosciences a mis les bouchées doubles.

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A la tête d’une délégation des fils de la région, dénommée Groupe des cadres pour la solidarité et le progrès du Gontougo (GCSPG), le candidat aux futures régionales a conduit, du 24 au 26 août, une mission auprès des populations. A l’étape de la ville de Bondoukou, comme partout où il est passé, Dongo Babacauh a tenu le même langage : « L’union, le rassemblement de tous les peuples de Gontougo est pour moi un principe de base. Ensuite le développement de la région ».

Au cours de la séance d’information, samedi 25 août, à la Chambre de commerce et d’industrie de Bondoukou, l’ancien professeur d'agronomie a rallié à sa cause les membres de la grande coopérative agricole de la région. Et c’est Bini Yao Pété, président de la Mutuelle technique agricole du Zanzan (MUTAZA), qui a exprimé l’adhésion des paysans aux idéaux défendus par le natif de Sapia. Monsieur Bini n’a pas tari d’éloges à l’endroit de l’ingénieur agronome. « Grâce à Babacauh et Hiliassou Koné (conseiller de Soro Guillaume, NDLR), les producteurs d’anacarde du Gontougo ont acquis 2 camions de ramassage. Et ont pu vendre 500 tonnes à prix raisonnable ».

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Entreprise coopérative pour le développement de l’agro-industrie du Zanzan (ECODAIZ), autre structure paysanne, a reconnu les efforts du haut cadre pour le développement économique et social de la zone. Kobenan Yao Signo, le président du conseil d’administration (PCA), a invité à l’union autour de la candidature du vieux professeur.

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Dimanche 26 août, il a obtenu un soutien de taille. Celui de Yaya Ouattara (doyen des cadres), ancien ministre d’Houphouët-Boigny et vice-président du PDCI-RDA. « Je suis avec vous. Je tiens à réaffirmer toute mon estime à l’endroit du professeur Babacauh, pour avoir fédérer tant de cadres autour de lui pour les régionales. Nous avons un seul candidat dans le Gontougo : C’est Babacauh », a-t-il fait savoir.

Des chefs coutumiers ne sont pas en reste. Dongo Babacauh a reçu l’appui de Nanan Adou Bibi II, chef de la province du Pinango. Ainsi que celui de Nanan Fiéni II, reine-mère. Autour de qui environ 1 500 femmes.

Idem pour l’Iman de la grande mosquée de Bondoukou. Tout comme l’appui des jeunes de la ville ne lui a pas fait défaut.

Pour rappel, le professeur Koffi Dongo Babacauh est ingénieur agronome de formation. L’igname "florido", un des fruits de ses recherches. Ex-directeur de la Compagnie ivoirienne pour le développement textile (CIDT). PCA de Palmafrique…

Coordonnateur des mouvements de défense des droits des populations de la région de Bondoukou depuis août 2008, il se dresse contre Taurian, entreprise indienne exploitant le manganèse du Zanzan. Grâce à lui, la chambre administrative de la Cour suprême a annulé, mars 2012, L’arrêté n° 002/MME/OM du 12 février 2008 du ministère des Mines et de l’Energie portant extension du permis de recherche minière 202 accordé à la société Taurian.

L’engouement des populations à soutenir sa candidature aux prochaines régionales s’explique, sans doute, par ses actes à leur égard.

Ossène Ouattara

mercredi, 29 août 2012

Les singes sacrés de Soko menacés de disparition

Au nombre des curiosités touristiques de la région du Zanzan, les singes sacrés de Soko. Mais le lien quasi-métaphysique se rompt entre ces animaux avec les habitants. La raison: le braconnage.

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lundi, 27 août 2012

Bondoukou fait peau neuve

Juin dernier, nous écrivions que Bondoukou attendait le Programme d’urgence d’infrastructures urbaines (PUIUR). Moins d’un mois après, les choses ont bougé positivement.

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La "ville aux 1 000 mosquées" se fait une santé. Malade de ses infrastructures, qui ont pourtant contribué à son charme, elle subit une cure depuis des semaines. « Bondoukou devient de plus en plus belle », reconnaît le jeune Assouman, gérant d’un cyber-café au centre-ville. Il suffit de se rendre au Centre hospitalier régional (CHR) pour se convaincre des actions du PUIUR.

Les traces de la vieillesse ont disparu à la maternité. La maison des nouveau-nés a, elle-même, retrouvé sa vigueur de jeunesse. Plus aucune trace de son inquiétant état comateux. Même constat au service de chirurgie. Le scalpel du PUIUR à redonner vie aux accidentés du temps. Murs défraîchis et plafonds moisis, désormais du passé. Et les travaux se poursuivent…

Un tour à la Présidence. Le domicile du chef de l’Etat a fière allure. Là-dessus, pas de polémique. Après tout, c’est quand même la résidence du président ! Mais tout près, la préfecture crie vengeance. Car abandonnée à son triste sort depuis des années. Préfet et secrétaires généraux de préfecture continuant de squatter, à leur corps défendant, des salles de la sous-préfecture.

Dans cette toilette urbaine, l’éclairage public et le système de drainage ne sont pas en reste. Les poteaux électriques défaillants, en train d’être remplacés. Des caniveaux curés. Longtemps hors d’usage, le pont sur l’axe lycée moderne-librairie K. Appia, à nouveau fonctionnel.

Bondoukou se vêt de nouveaux habits. Enfin le début des grands changements annoncés ? Marche continue ? Difficile de répondre. Rien n’a commencé au niveau de la voirie. Et les coupures d’eau continuent...

Des travaux de rénovation jamais aboutis, la ville en a connus par le passé. Les populations ont en mémoire le bitumage avorté du tronçon marché central-quartier Zanzan. Moins de 10 mètres de goudron posé (au niveau du Wamo). C’est en 1995, à la faveur du revêtement de l’axe Bondoukou-Bouna. Récemment (2009), la rue internationale partant du rond-point au stade Ali Timité a connu le même sort. Ou encore l’usine de conditionnement d’aliments de bétail que l’Union européenne (UE) aurait voulu implanter. Sur la route de Bouna, un large espace avait été aménagé pour cela.

Des exemples qui invitent à ne pas tomber dans l’euphorie. Pas mauvais cependant d’avoir commencé la remise à pieds des infrastructures. Comme on dit, 1 000 km commencent toujours par un premier pas.

Ossène Ouattara

Crédit photo: AIP

samedi, 25 août 2012

Le maire de Marcory, un fils de Bondoukou

Pour ceux qui ne le savent pas, l’actuel maire de Marcory est de Bondoukou. Dans l’entretien qu’il nous a accordé à son domicile, lundi 20 août, Lamine Diabagaté a retracé le chemin qui l’a conduit à la tête de la commune. Une des plus riches de Côte d’Ivoire.
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Biographie

Né dans une des 5 familles de Karidioulasso (actuel Kamagaya), quartier de Bondoukou abritant le collège moderne, le futur maire fait son cycle primaire à l’école de la mission catholique. Établissement situé à quelques pas du domicile familial. Puis part à Agnibilékrou. Après y avoir passé quelques années, il séjourne à Abengourou pour la fin de ses études secondaires.

Lamine Diabagaté, un « fils de tout l’Est ivoirien », plaisante-t-il. A Abidjan, le jeune homme s’oriente vers la comptabilité. Mais l’œil avisé d’un "aîné expert-comptable" décèle plutôt en lui l’âme de "commercial". Suivant les conseils de ce dernier, il se forme en commerce et décroche un boulot dans la société d’un cadre, originaire du Zanzan. Précisément d’Iguéla, près de Tanda.

L’homme a de l’ambition. Il crée son entreprise en 1990. Société de marchandises générales de Côte d’Ivoire (SOMAGCI). Dont SOMAG-SEL, une des filiales, spécialisée dans l’importation de sel. La réalité du monde des affaires aura raison de son jeune âge. Le natif de la "ville aux 1 000 mosquées" n’a pas 30 ans quand il se lance dans l’univers impitoyable du business. Désenchantement ! Mais pas question d’abdiquer. Il "repart sur les bancs" pour mieux apprendre.

L’enfant de Karidioulasso signe son retour en implantant son entreprise dans la capitale économique du Niger. En plus du sel, elle importe d’Afrique du Sud des fruits (pommes, raisins, poivre…). Société florissante, puisque située à 50 kilomètres du Nigéria (la province de Kano). Potentiel marché d’environ 20 millions de consommateurs. Une persévérance récompensée. « C’est à cela que je dois ma réussite », fait savoir Lamine Diabagaté.

L’entrée en politique

En 2000, le patron fait son entrée en politique. A Marcory (sa commune de résidence), il est directeur de campagne du candidat du Rassemblement des républicains (RDR) aux municipales. La liste conduite par Akanda Assi Marcellin, du Front populaire ivoirien (FPI), remporte l’élection. N’empêche ! Le quinquagénaire devient conseiller municipal en mars 2001.

A la fin de la crise de 2011, un arrêté municipal, signé d’Akanda Assi lui-même, désigne le natif de Bondoukou maire intérimaire. Puis un décret du nouveau gouvernement le confirme dans sa fonction, après constat de l’absence prolongée du titulaire.

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Pas un hasard si Lamine Diabagaté préside aujourd’hui aux destinées de ce quartier chic d’Abidjan. Un poste "divinement" mérité. Profondément croyant, il affirme le devoir à Dieu. Qui l’a récompensé pour les bonnes et nombreuses actions posées à l’égard d’autrui. En tant qu’officier d’état-civil (2002), l’homme était plus sollicité que n’importe quel autre agent de la municipalité. Et il n’a jamais manqué de satisfaire un administré. Quitte à travailler tard dans la nuit, sans exiger des dessous-de-table. « Je savais que spirituellement j’étais payé. C’est le cumul de "Que Dieu te bénisse" depuis 10 ans qui a fait de moi le maire de la commune », précise l’enfant du Zanzan. N’en déplaise aux mécontents !

Le retour aux sources

Monsieur le maire n’a pas coupé le lien avec sa terre natale. Il se rend régulièrement à Bondoukou. Pour "saluer ses parents et bénéficier de leurs bénédictions". En moyenne, 1 fois chaque 2 mois. Mi-juillet, il y est. Le premier magistrat de Marcory a mis à profit son séjour pour rencontrer certaines personnalités.

A l’occasion, une promesse en fourniture de matériel de bureau (ordinateurs, chaises, …) a été faite au commissariat de police. Les dons seraient déjà à Bondoukou. Reste leur remise qui se fera sous peu, « au nom d’Ahmed Bakayoko, ministre de l’Intérieur ».

S’agissant du regard que porte le cadre sur sa région, il ne veut pas "montrer son village avec la main gauche". « C’est à l’Etat de construire les infrastructures de base. Mais il ne construira pas des duplexes pour les cadres. Il nous revient de faire de notre région un modèle. C’est aux cadres de la bâtir », dit-il. Affirmant par ailleurs l’excellence de ses rapports avec ses "frères". Ils se rendent visites. Se téléphonent à tout le moins. Ses relations avec les cadres militaires originaires du Zanzan, tout aussi bonnes.

Le maire dit avoir un projet sportif. En association avec un professionnel (de Bondoukou) jouant dans un grand club européen, il compte redonner vie au Sacraboutou sport, l’équipe locale de football.
Lamine Diabagaté a foi en l’avenir de sa terre natale. Il compte sur les nouvelles intelligences, la "nouvelle race de cadres", toujours « à l’écoute des uns et des autres », pour relever le défi du développement.

Il aurait pu aider les jeunes désemparés de Bondoukou. Mais l’administrateur ne connaît que la jeunesse sociale de Karidioulasso, son quartier. Quant à celle institutionnelle et bien organisée, « honnêtement, je ne la connais pas ! », déplore-t-il. Aucune "demande claire et formelle" à lui adressée dans ce sens.

Est-ce parce que l’officier d’état-civil serait peu connu en dehors de Kamagaya ? Hypothèse qu’il n’écarte pas. En effet, Lamine Diabagaté a quitté la ville en classe de CM1, dans les années 1970. Mais il demande à la jeunesse de ses sources de l’approcher, de se faire connaître. De porter à sa connaissance ses besoins, ses projets. Il a des ambitions pour elle.

Ce n’est pas encensoir de le dire : le premier magistrat de Marcory, serviable et disponible. Conséquence : son domicile assailli de visites. Certaines, à des heures indues. Il semble ne pas s’en plaindre. Après tout, c’est cela la vie d’un personnage public.

Ossène Ouattara

mercredi, 22 août 2012

Des élèves enceintes dans les établissements scolaires de Bondoukou

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A l’instar des localités du Nord, le district du Zanzan est notoirement connu pour son faible taux de scolarisation des filles. Mais dans les écoles, lycées et collèges de cette zone, on compte plus de grossesses que dans n’importe quel autre établissement d’enseignement du pays.

Le nombre d’élèves enceintes, assez élevé dans les 9 départements du district. Assuéfry, Bondoukou, Bouna, Doropo, Koun-Fao, Nassian, Sandégué, Tanda et Téhini. Des chiffres en progression d’année en année.

Dans le primaire, 98 cas de grossesses ont été enregistrés au cours de l’année scolaire 2009-2010. Chiffre passé à 133, un an après. Pour cette même année, dans le secondaire, ce sont 174 élèves enceintes dénombrées par la Direction régionale de l’éducation nationale (DREN). Un total de 307 grossesses en 2011.

L’année qui vient de s’achever a vu 48 cas dans le primaire, et 107 au secondaire. Le Service de santé scolaire et universitaire (SSSU) de Bondoukou va plus loin. Pour Tiangbé Mamadou, le médecin-chef, il y a eu 302 grossesses en 2008-2009. Nombre passé à 413 l’année d’après. Puis 432 en 2010-2011.

Les causes du phénomène

A Bondoukou, tous reconnaissent la pauvreté comme principale cause de ces grossesses. Les élèves reçoivent de l’argent de leurs parents une seule fois. C’est au moment de partir pour la rentrée des classes. Plus rien après.

Une fois en ville, les apprenants sont livrés à eux-mêmes. Se loger, assurer la pitance journalière, … autant de problèmes auxquels ils doivent faire face. Pour résorber celui du logement, filles et garçons mutualisent souvent leurs maigres économies. En s’associant pour louer une chambre. Quand les 2 sexes se partagent une pièce dans une promiscuité indescriptible, les conséquences sont vite perceptibles : des grossesses.

Qui sont les auteurs ?

Des apprenants auteurs de grossesses, chose pas rare dans les 9 départements du Nord-Est. Mais au "hit-parade", on retrouve des personnes exerçant de petits boulots. Capables de "dépanner" moyennant rapports sexuels. Ce sont les chauffeurs de taxis, commerçants (boutiquiers, vendeurs d’articles divers), menuisiers, mécaniciens, maçons… . Et dans une moindre proportion, les enseignants eux-mêmes et les corps habillés. Sauf que ces 2 derniers sont plus prudents.

Les conséquences

Les propos de docteur Tiangbé Mamadou les résument. « Les avortements pratiqués dans de mauvaises conditions, l’abandon des études, l’échec scolaire, le rejet de la jeune fille par sa famille ».

Un problème bien connu des autorités locales. Sié Kobenan, président du Conseil général de Bondoukou, a lancé un appel à la Fédération des femmes du Zanzan (Gontougo). « Je vous encourage à engager des actions qui prennent en compte la lutte contre la sous-scolarisation de la petite fille et les mariages précoces. Des pratiques encore en cours dans notre région ».

Mais au-delà de simples déclarations, qui tombent toujours dans des oreilles de sourds, la construction du lycée de jeunes filles (avec internat) s’avère le meilleur rempart. Ça fait longtemps que Bondoukou attend la traduction en acte de cette promesse.

Ossène Ouattara