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mardi, 25 septembre 2012

Bondoukou : Célébration de la Journée internationale de la paix

A l’instar des autres villes du pays, Bondoukou a célébré la Journée internationale de la paix, vendredi 21 septembre. C’est à l’initiative du détachement des soldats de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). La cérémonie s’est voulu un forum d’échanges sur le processus de paix dans le Gontougo.

Autorités préfectorales, religieuses et coutumières, élus locaux, organisations féminines…ont apporté des contributions sur le sujet. Tous unanimes sur un fait : de nombreux actes ont été posés dans tous les domaines (politique, économique et social). Afin de favoriser la paix dans la région.

Actions aux résultats perceptibles. Notamment la concorde entre communautés, le retour du Ghana d’exilés politiques. Ou encore l’insertion de jeunes dans le tissu socio-professionnel, la réalisation d’activités sportives pour rapprocher davantage les jeunes, la promotion du dialogue, l’éducation à la cohésion sociale, etc.

Pour consolider la paix dans le Gontougo, des recommandations ont été faites. Entre autres, dotation des forces de sécurité en matériel, collaboration des populations avec celles-ci, échanges entre eux-mêmes habitants, campagnes d’information, sensibilisation et éducation aux valeurs morales, culturelles. Et nécessité de former les jeunes à l’action collective.

Dans son allocution, le Commandant du bataillon ghanéen de l’ONUCI (GHANBATT) – le lieutenant-colonel Charles Adou-Brimpong –, demande aux autorités ivoiriennes d’identifier les personnes ayant participé au conflit armé dans la région. Cela permettra la récupération des armes que certains garderaient encore par devers eux. Le recul de la criminalité dans la zone en dépend.

Pour Joseph Noubadoum de la division des Droits de l’Homme, représentant le patron de l’ONUCI, « il n’y a pas d’âge d’or pour la paix ». Raison pour laquelle il recommande la vigilance. Afin, dit-il, d’éviter de retomber dans les erreurs du passé.

En attendant l’installation d’une section locale de la Commission dialogue vérité et réconciliation (CDVR), Kouassi Christophe (2ème secrétaire général de la préfecture) a formulé un souhait. Que les populations elles-mêmes se mettent ensemble pour mener leur part d’action. En vue de la réconciliation !

Autre information. Le député suppléant de Sorobango a averti l’assistance de l’existence dans sa circonscription d’un probable camp d’entraînement de chasseurs "dozos". Chose qui ajoute à la peur des habitants.

Une minute de silence a été observée à midi. En mémoire aux victimes des conflits armés dans le monde.

Miss Jocelyne

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