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vendredi, 09 novembre 2012

Alliagui Soumaïla de la RJR de Bondoukou : « Si le ministre Adjoumani se présente aux Régionales, nous n’allons pas le voter »

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Alliagui Soumaïla, à la fois président des jeunes de Soko, membre de la jeunesse communale de Bondoukou et membre RJR de cette ville. Dans cet entretien, il n’a occulté aucun sujet.

Vous avez souhaité nous rencontrer. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis Alliagui Soumaïla, membre du RJR (Rassemblement des jeunes républicains, NDLR) de Bondoukou commune depuis 1996. Je suis membre actif du RDR (Rassemblement des républicains, NDLR) de cette ville. Par ailleurs, je suis le président des jeunes de Soko.

En tant que premier responsable de la jeunesse de Soko, quel regard portez-vous sur votre village ?

Le village frontalier tente de sortir de sa léthargie. De par ses singes sacrés, il est connu au double plan national et international. Mais Soko a accusé un grand retard au niveau du développement. Certes nous avons un centre de santé et trois écoles primaires. Cependant vu le nombre d’enfants scolarisés, nous demandons la construction d’un collège moderne. La position stratégique de Soko exige que l’on y construise un marché international. A l’image de celui de Noé. Le poste des douanes a besoin d’être réhabilité pour permettre l’essor du commerce transfrontalier. Le développement de Soko en dépend. C’est pourquoi nous avons été peinés d’apprendre l’abrogation du décret pris par l’ex-régime érigeant Soko en commune rurale.

Vous êtes aussi un des membres de la jeunesse communale de Bondoukou. Aujourd’hui, quel est l’état de santé de cette ville ?

Les infrastructures construites à la faveur de la fête de l’indépendance en 1971 sont gagnées par l’usure. Elles sont devenues vétustes. Même si on félicite le Programme présidentiel d’urgence pour avoir réglé un tant soit peu le problème de l’électricité, je dois vous dire qu’à Bondoukou il n’y a pas d’eau. Les populations peuvent passer une ou deux semaines sans eau. Les capacités du château ne suffisent plus pour fournir de l’eau aux habitants. Au niveau de l’éducation, Bondoukou a un seul lycée. La population éducative ayant augmenté, il faut construire plusieurs lycées et collèges. Aussi bien dans la ville que dans les départements et sous-préfectures. On doit enfin construire le lycée pour jeunes filles comme l’Etat l’a promis. Que débute les travaux de l’université annoncée ! Au niveau des infrastructures routières, c’est grave. A Bondoukou, on ne parle pas de nids-de-poule mais de "nid-d’éléphant". Franchement, nous avons pensé qu’avant l’arrivée du président Alassane Ouattara les infrastructures routières allaient être restaurées. Jusqu’à présent, rien. Le président de la République avait même annoncé les travaux du bitumage des axes Bondoukou-Sampa et Bouna-frontière du Burkina avant la fin de cette année. Pour l’heure, pas d’indice pouvant permettre d’affirmer le début de ces travaux.

Vous ne croyez donc pas aux promesses du chef de l’Etat ?

Si j’y crois ! Seulement nous, jeunes, sommes impatients. La jeunesse attend le début des travaux pour être embauchée. Depuis l’inauguration de l’usine Olam de Bouaké, on avait fait la promesse que la prochaine usine d’anacarde sera construite à Bondoukou, compte tenu du fait que le Zanzan constitue une grande région productrice. La construction de cette unité était annoncée avant l’ouverture de la campagne 2013. A quelques mois de cette traite, nous ne voyons rien. Pourtant, nous jeunes, avions lutté pour que l’anacarde ne parte pas au Ghana. Nous avions risqué nos vies pour donner la chance à l’implantation de cette usine à Bondoukou. Les structures de régulation de l’anacarde se trouvent à Abidjan, c’est-à-dire là où on ne le produit pas. Dans une zone productrice comme le Zanzan, y a rien. Ce n’est pas normal.

Vous venez de dresser un tableau sombre concernant Bondoukou. Comment expliquez-vous cet état de faits ? Le Zanzan est pourtant connu comme une des régions ayant fourni beaucoup de cadres à l’administration publique.

Le problème de Bondoukou, c’est le manque d’union de ses enfants. Sinon depuis le président Houphouët, beaucoup de cadres du Zanzan ont travaillé dans la haute administration. Aujourd’hui encore, beaucoup occupent de hautes fonctions. Mais la discorde, le manque d’union de ces cadres constitue, selon moi, la plaie qui ronge toute la région. Chacun veut en finir avec l’autre pour des intérêts particuliers. Or ce qui prime, c’est le développement de la région. C’est ce dont nous avons besoin, pas autre chose. A la vérité, le Zanzan n’a pas un leader capable de penser le développement.

Venons-en à la vie de votre parti, le RDR. Comme se porte-t-il à Bondoukou depuis l’élection du président Ouattara ?

Voir la suite de cet entretien sur http://lesinfosduzanzan.wordpress.com/.

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