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mercredi, 02 janvier 2013

BONDOUKOU : Les chanteurs tradi-modernes réfléchissent sur leurs conditions de travail

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Le jeudi 27 décembre 2012, à la salle de conférences du Trésor, s’est tenu un atelier scientifique organisé en faveur des chanteurs tradi-modernes du District du Zanzan. L’initiative est de Hyacinthe Eboua, directeur des services socioculturels et de la promotion humaine du Conseil général de Bondoukou. Thème de la rencontre, "Promotion et production des musiques tradi-modernes de Bondoukou".

Cet atelier est le prélude du festival musical tradi-moderne (tradition et modernité) annoncé pour les semaines à venir. Il a réuni musiciens, producteurs, promoteurs, ingénieurs de sons, distributeurs, etc. Pour Hyacinthe Eboua, « cette rencontre de réflexion jette les bases d’une nouvelle aube pour la musique tradi-moderne de Bondoukou. Elle a permis de recenser les rythmes musicaux traditionnels, les difficultés de la production et de la promotion, et de proposer des esquisses de solutions pour rendre prolifiques les acteurs et plus commercialisables les musiques tradi-modernes du Zanzan ». La réunion a permis de faire l’inventaire des difficultés rencontrées par les 80 artistes-chanteurs du terroir. Deux problèmes majeurs se posent à eux : le manque de producteurs et les difficultés liées à la promotion des œuvres.

Autres freins non moins importants, le manque de formation et la piraterie. Se déclarer au Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA) et avoir une maison de distribution ont été quelques-unes des recommandations. En outre, l’appui des radios de proximité et la mise en place d’un fonds de soutien des collectivités décentralisées.
Pour mémoire, plusieurs rythmes musicaux participent au charme culturel du Zanzan. Le Djoro et le balafon en pays lobi, le Palongo, le Naya et le Gobingo chez les Koulango. Avec les Abron, ce sont le Bomâ et l’Adoua. Le Bêdou chez les Nafanan. Le Yagba et le Gobi chez les Malinké… Ces chants traditionnels sont de plus en plus teintés de modernisme.

Rosemonde Desuza

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