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samedi, 05 janvier 2013

TANDA : Un agent du service courrier du Conseil général emprisonné à cause de simples photocopies

La prison pour avoir fait son travail ! Vous n’y croyez pas ? Et pourtant. Depuis le vendredi 28 décembre dernier, le jeune Kindo Comoé Yao César séjourne à la prison de Bondoukou. Son tort : avoir fait des copies, son travail d’agent du service courrier. Le jeune homme serait-il tombé dans un piège dressé par ses patrons du Conseil général de Tanda ? Hypothèse vraisemblable, puisque 2 de ses collègues, présents au moment des faits, n’ont pas été inquiétés.

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Salle des conférences de la Cathédrale Saint-Paul du Plateau (Abidjan), jeudi 3 janvier. Le lieu a servi de cadre à une conférence de presse animée par Koabenan Konien Bernard – au nom des administrés du Conseil général de Tanda – pour expliquer les circonstances de l’arrestation de Kindo Comoé Yao César. En présence de Kokorè Comoé Monique, la mère du prévenu, le don Quichotte Konien Bernard n’a pas mâché ses mots : l’affaire a des dessous politiques. Ci-dessous, sa déclaration.

« …Il s’agit pour nous de lever une vive protestation contre l’arrestation injustifiée, le mercredi 26 décembre 2012, à Tanda, du jeune Kindo Comoé Yao Césaire, suivi de son transfèrement et de son incarcération, le vendredi 28 décembre 2012, à la prison civile de Bondoukou. Son arrestation a été orchestrée par les responsables du Conseil général de Tanda, et son déferrement à Bondoukou a été commandité par le ministre Adjoumani Kouassi Kobenan. Il est accusé d’avoir fait des copies de certaines factures de fournisseurs qui venaient d’arriver au service courrier où ce dernier travaille depuis décembre 2011, après qu’il ait été muté du service de la comptabilité en qualité de comptable adjoint. On le soupçonne de livrer des preuves et des pièces à conviction aux adversaires et ennemis du Conseil général.

Selon toute vraisemblance, Kindo subit une cabale. En effet, en décembre 2011, un tract intitulé « Les frasques d’un mégalomane, bricoleur en gestion, voleur en réalité » avait circulé dans toute la région du Gontougo, sans que les responsables du Conseil général de Tanda n’eussent porté une contradiction aux graves allégations de ce tract. Il y était fait mention d’un détournement global de 2 milliards 300 millions de francs CFA. En dépit des nombreuses voies de recours qui s’offraient à eux pour réagir, rien n’a été fait. Ce manque de réaction de leur part ne saurait être interprété autrement qu’une absence de preuves contradictoires sur les faits de gestion mis en cause.

Mieux, le 20 février 2012, le Quotidien
Notre Voie publiait dans ses colonnes une enquête dont le titre suivant barrait sa une : « Détournement au Conseil général de Tanda : Adjoumani au cœur d’un scandale financier ». Il est signé de Guillaume T. Gbato, aux pages 2 et 3 dudit Quotidien. Les mêmes allégations de détournement y sont mentionnées avec des références très claires sur les marchés (fictifs ou réels ?), les entrepreneurs de complaisance et des violations indéniables des règles élémentaires de gestion des structures publiques décentralisées.

A notre connaissance, cet article de presse n’a jamais fait l’objet de sanction des organes de contrôle et de surveillance des professionnels de la presse ivoirienne. Pas plus que le ministre Adjoumani Kobenan n’a signifié aux juridictions compétentes sa volonté de poursuivre ledit Quotidien.

Depuis cette date, les responsables du Conseil général de Tanda, à défaut d’avoir ...


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vendredi, 04 janvier 2013

BONDOUKOU/TANDA : Le ministre Kobenan Adjoumani répond à ses détracteurs

Le 1er janvier dernier, le ministre Kobenan Adjoumani a reçu, à sa résidence privée d’Amanvi, les responsables d’une vingtaine d’associations et groupements de jeunes de tous bords politiques, de la société civile, et des chefs traditionnels venus de Bondoukou. Ils ont dit s’être déplacés jusqu’au village du membre du gouvernement pour lui présenter leurs vœux du nouvel an. Aussi, demander pardon pour le mal qu’ils lui ont fait.

Les propos de repentance ont été prononcés par Ouattara Souhalio, porte-voix du groupement de jeunes par lequel est survenu l’incident du 16 décembre 2012. « On voulait nous induire en erreur. Mais nous avons compris. Nous ne nous laisserons plus manipulés. Nous vous demandons pardon, monsieur le ministre ! ». Même attitude d’apaisement de la part de la jeunesse de Koumalasso (un quartier de Bondoukou) qui, une semaine après, a voulu empêcher monsieur Adjoumani d’avoir accès à la résidence de l’Imam Kolonga.

Saisissant l’occasion, le ministre-député a défendu son bilan à la tête du Conseil général de Tanda. « Au Conseil général, ce sont au moins 16 villages électrifiés. Plus de 122 classes construites, et un château d’eau qui alimente 7 villages en eau potable. Plus de 500 hectares de pépinières d’hévéa distribués aux populations… », a-t-il dit. Kouassi Adjoumani a ensuite répondu, en des termes sarcastiques, ses détracteurs. S’agissant notamment de la prochaine élection régionale dans le Gontougo. « Il y a des gens qui n’ont même pas d’électricité chez eux et ils parlent de développement. Avant de dire que je vais aller développer chez quelqu’un, il faut que je le fasse d’abord chez moi. Je ne vais pas à Bondoukou pour m’enrichir. Je souhaite y aller pour aider à réaliser nos ambitions de développement, pour permettre à notre région de sortir de son enclavement ».

Si l’on en juge par les paroles du ministre, sa volonté de "bâtir" se justifie par des ...

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lundi, 31 décembre 2012

BONDOUKOU : Le ministre Kouassi Adjoumani chez l’Imam Kolonga

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Suite aux incidents lors de son déplacement à Bondoukou, le dimanche 16 décembre dernier, le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani a rendu visite à la notabilité et à l’imamat. Visite au cours de laquelle les autorités susmentionnées ont exprimé leurs regrets.

Au domicile de Dua Kobenan II (chef de la province foumassa), le roi des Abron (Nanan Kouassi Adingra Adjoumani) a rappelé ce que représente pour la région le ministre des Ressources animales et halieutiques. Avant de fustiger les actes malveillants des jeunes, qui voulaient empêcher le candidat aux Régionales de tenir une réunion dans la ville. « Nous vous demandons de pardonner tout ce qui est arrivé. On s’en prend qu’aux personnes de valeur. C’est au vu de ce que vous êtes pour la région que l’on s’en prend à vous sans raison », a dit le monarque.

Chez le grand Imam, El Hadj Mohamed Kolonga, le discours était également à l’apaisement. Le guide religieux a expliqué le sens de la paix et de la cohésion, valeurs prônées par le chef de l’Etat pour réussir la réconciliation. Il a affirmé que le ministre Adjoumani est aussi bien chez lui à Bondoukou que partout ailleurs.

Saisissant les mots de pardon qui lui ont été adressés, le député et président du Conseil général de Tanda a rappelé le rôle historique joué par ses ancêtres pour la paix et la cohésion dans la région, avant de remettre au goût du jour ses actions en vue d’une réconciliation réussie dans le pays. « Si mes intentions ne sont pas nobles pour notre région, que Dieu ne me fasse pas réussir. Au contraire, si je veux sortir notre région de l’ornière, que Dieu m’aide à réussir », a juré le ministre-député. Qui a insisté sur son soutien aux actions du président de la République. « J’ai pardonné aux jeunes manipulés par des mains que je connais et qui voulaient m’empêcher d’entrer à Bondoukou, chez moi. Je ne garde aucune rancune. Je suis l’exemple du président Ouattara, qui a pardonné malgré toutes les vexations qu’il a subies ».

Avant de rencontrer le grand Imam, le ministre a eu des moments chauds. Un des pares-brise de son véhicule a été brisé par des manifestants hostiles à sa présence.

Ange Kouman

BOUNA : Camara Likoumane aux côtés des populations

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Camara Loukimane, candidat RDR à l’élection régionale dans le Bounkani, est depuis la semaine dernière aux côtés des populations de sa région. Il ne cesse de rassurer suite à des informations véhiculées par certains qui promettent des moments troubles dans le Bounkani au cas où leur candidature n’est pas retenue par le RDR.

Camara Loukimane juge cette information de "tentative d’intimidation" de la part de candidats pas sûrs d’eux-mêmes. « Tranquillisez-vous, il n’y aura rien ! Nous irons aux élections dans la tranquillité et la paix », a déclaré le directeur général de la SICOGI. Qui n’est pas allé auprès des siens les bras vides. Le patron de l’entreprise immobilière a offert de nombreux cadeaux de noël aux enfants de Bouna et Doropo. Un geste hautement apprécié par les populations.

Le candidat Loukimane va plus loin. Pour rapprocher ses "parents" divisés par la crise postélectorale, il organise un tournoi de football dénommé tournoi de réconciliation. Un rapprochement des peuples sans lequel le développement du Bounkani n’est pas possible. Justement, le directeur de la SICOGI inscrit sa candidature dans le prolongement du programme de développement du président Alassane Ouattara.

Ossène Ouattara

Source : La Matinale du 29 décembre 2012.

dimanche, 30 décembre 2012

BONDOUKOU : Le Conseil général tient sa 3ème session ordinaire

« Vous devez être fière du travail abattu. Sachez que vous resterez toujours au service de votre région. C’est pourquoi je vous invite à analyser en profondeur ce qui est négatif pour ce mandat en vue de sa correction pour la postérité, car l’administration est une continuité », a dit Kouassi Christophe, secrétaire général de la préfecture de Bondoukou, qui représentait le préfet. C’est à l’occasion de la 3ème session ordinaire du Conseil général de Bondoukou, le samedi 22 décembre.

Sié Kobenan, président de ce Conseil, était entouré de ses conseillers. Il a remercié ces derniers pour leur sens du devoir et du travail bien fait. « Il y a eu des débats francs et démocratiques pour l’ensemble des budgets que nous avons présentés ». Ensuite, la session a permis d’examiner l’état d’exécution du budget de 2012, et d’adopter celui de l’année à venir.

Beaucoup de projets n’ont pu être réalisés, faute de moyens financiers. Il a fallu la récente visite d’Etat dans le département pour que le Conseil paie 209 millions sur les 255 dus aux entrepreneurs et fournisseurs. « Je suis un président soulagé et serein. Cependant, il urge que l’Etat accepte la mise en place d’un fonds de prévoyance pour les Conseils régionaux à venir afin que nous puissions réagir spontanément face à des urgences », a plaidé le président Sié Kobenan.

Jusqu’au mois de novembre, pour une prévision de plus d’1 milliard 300 millions FCFA, le Conseil a ...

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vendredi, 28 décembre 2012

Régionales dans le Bounkani : Tikoro Ouattara ou la force tranquille

Il est devenu président du Conseil général de Bouna depuis le 15 juillet 2011. Par arrêté du ministère de l’Intérieur, Tikoro Ouattara a remplacé Palé Dimaté à ce poste. Une nomination diversement appréciée. L’ancien conseiller pédagogique lève le point de voile sur les circonstances de sa désignation. Et donne une réponse on ne peut plus claire sur sa candidature à la prochaine élection régionale dans le Bounkani.

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En nous recevant dans son bureau, lundi 24 décembre, Tikoro Ouattara a ouvert la conversation par les raisons du remplacement de Palé Dimaté, le titulaire du poste de président du Conseil général de Bouna. Elu sous les couleurs du PDCI, Palé Dimaté aurait trahi le parti peu avant la crise postélectorale de 2010. Il s’est rapproché du FPI de Laurent Gbagbo. Nommé Haute autorité de développement par ce dernier, Palé Dimaté a voulu "vendre" les membres du Conseil général au parti de l’ex-président. « En ma qualité de 2ème vice-président, je l’ai appelé pour lui dire que le chemin qu’il est en train d’emprunter est beaucoup risqué. On est PDCI ou on ne l’est pas : je suis resté dans ma position », se souvient Tikoro Ouattara.

Pour avoir refusé de suivre le président Dimaté au FPI, celui-ci convoque, en janvier 2011, une réunion "inopportune" du Conseil. A l’issue de laquelle Tikoro Ouattara et Kipounin Jacques Noufé sont démis de leur fonction.

Au 2ème tour de l’élection présidentielle de 2010, les choses changent avec l’appel d’Henri Konan Bédié lancé aux militants du PDCI à voter Alassane Ouattara. Du coup, les 2 collaborateurs d’hier sont devenus adversaires. Palé Dimaté battant campagne pour Laurent Gbagbo, et Tikoro Ouattara soutenant le candidat du RHDP. Le président Alassane est déclaré vainqueur. Avec le décret qui annulait toutes les décisions prises à partir du 4 décembre 2010 par l’ex-président, Tikoro adresse une lettre au ministre de l’Intérieur pour réclamer son poste de vice-président du Conseil général de Bouna.

Le départ en exil de Palé Dimaté et de son adjoint laisse vacants les postes de président et de vice-président. Champ libre pour Tikoro Ouattara, "chef de terre de Doropo". Surtout que la loi dit qu’en « cas de vacance du poste de président, le 1er vice-président ou, à défaut, le 2ème vice-président assure l’intérim ». Il n’y a donc pas d’usurpation de titre, comme certaines personnes le laissent croire depuis la désignation de l’ancien conseiller pédagogique en qualité de président intérimaire du Conseil général de Bouna.

La correspondance de la Chambre des comptes de la Cour suprême, datée du 5 janvier 2012, relative au statut administratif et financier des intérimaires des collectivités territoriales est explicite à ce sujet. « Lorsque le président du Conseil général est révoqué ou démis ou suspendu, son remplaçant exerce la plénitude de ses fonctions ». Plus loin il est écrit : « Dans les cas des Conseils généraux de départements de Bouna et de Dimbokro, non seulement les intérimaires ont été désignés par arrêtés (arrêté n°196/MEMI/CAB du 15/07/2011 portant nomination de monsieur Tikoro Ouattara, 2ème vice-président du Conseil général de Bouna en qualité de président intérimaire… ». Voilà qui lève toute équivoque sur la question. N’empêche : le nouveau patron dit continuer de faire l’objet de lynchages médiatiques. Des insultes auxquelles il ne répond pas. « Je n’ai jamais écrit dans un journal pour injurier quelqu’un. Mon éducation m’en empêche », affirme-t-il.

Est-ce que monsieur Tikoro sera candidat aux régionales dans le Bounkani ? Sur la question, sa réponse ...

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