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samedi, 13 octobre 2012

Bondoukou : La ville se vide de ses enseignants

Les enseignants quittent Bondoukou. Information donnée par Diarra Cheickh Oumar. Lui-même enseignant au lycée 2 de Bondoukou, sur le site d’informations La Dépêche d’Abidjan. A en croire le professeur, si rien n’est fait pour stopper ces départs massifs, beaucoup d’établissements secondaires du Zanzan seront en sous-effectif de formateurs. Au grand dam des élèves, qui recevront une demi-formation. Nous publions pour vous son "cri de cœur".

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Il aurait été séant que ce soit les élus de la ville de Bondoukou qui tirent la sonnette d’alarme. Mais, devant leur silence coupable parce qu’obnubilés par la course aux postes électifs, j’aimerais attirer l’attention des autorités sur la situation dramatique de l’école dans la région de Gontougo. Essentiellement due aux départs massifs et incontrôlés des enseignants vers des zones déjà en sureffectif d’enseignants.

Tous ou presque, migrent invariablement vers Abidjan et ses banlieues où ils sont payés pour ne rien faire. Puisque ne travaillant pour la plupart que pendant 6 ou 8 heures hebdomadairement – pour les plus chargés – au lieu des 18 ou 21 heures requises par les normes pédagogiques en vigueur.

Au lycée moderne 1 de Bondoukou où j’exerce, nous assistons à une saignée continue depuis la publication des résultats des exéats qui constituent la voie officielle et normale en matière de départ et d’arrivée pour le corps enseignant. Toutefois, parallèlement à cette option conforme à la réglementation en la matière, il y a une autre, sujette à marchandage et prisée. Car vierge de toute éthique. Votre départ ou votre arrivée dans une ville y est fonction de votre poche. Et les enchères montent au fur et à mesure que l’on converge vers Abidjan.

Aussi, plus vous déboursez de l’argent, plus votre dossier est traité avec célérité. Via ce commerce honteux, la région de Gontougo réputée sinistrée, se vide pernicieusement de ses formateurs. Dans ce "capharnaüm" savamment pensé et organisé, il n’est pas rare de voir des classes avec seulement 2 ou 3 enseignants. Nos pauvres apprenants, sans voix ni moyens, sont évalués sur cette base et admis soit à passer en classe supérieure soit à redoubler.

Comment obtenir de bons résultats aux examens lorsque les élèves sont formés dans d’aussi putrides et exécrables conditions ? A la veille de la rentrée scolaire, au journal de 20 h de la première chaîne de télévision publique (RTI), madame le ministre de l’Education nationale, répondant à une question du journaliste David Mobio, s’offusquait du déficit d’enseignants. Ce qui aurait motivé le recrutement d’enseignants contractuels.

Avec tout le respect dû à madame le ministre, je m’inscris en faux contre cette réponse qui est loin de refléter la vérité. Elle est peut-être victime des rapports manipulés qui lui sont présentés. Pour ce qui est de la répartition des ressources humaines relevant de son département. Il y a certes un déficit d’enseignants. Mais ce déficit est à des distances astronomiques des dimensions qu’on s’emploie faussement à lui donner. A preuve : certains enseignants contractuels recrutés sont en sous horaire dans des établissements parce qu’affectés là où il n’y a aucun besoin. C’est dire que le problème, à la vérité, ne se pose pas en termes d’insuffisance d’enseignants. Mais plutôt en termes de mauvaise répartition.

Nombreux sont les établissements de la capitale économique où les enseignants sont en surnombre. Certains, selon des indiscrétions, n’auraient même pas d’emploi du temps et baignent dans l’oisiveté. Alors que dans des villes comme Bondoukou, Tanda, Assuéfry, Transua …, on oblige des enseignants à fournir des efforts surhumains.

Des tares volontairement développées çà et là par ceux-là mêmes censés remettre l’école sur les rails. On ne peut qu’être gagnés par le découragement. Ces défaillances volontaires ont été décriées sous Laurent Gbagbo. Avec des plumes vitriolées. Nous n’avons pas le droit de rééditer les mêmes erreurs qui ont perdu nos prédécesseurs.

Bondoukou est bel et bien une ville de Côte d’Ivoire. Et ses fils et filles ont aussi droit à l’instruction, à l’éducation. J’en appelle à une vigilance accrue de la part du premier magistrat de ce pays, monsieur Alassane Ouattara. Je vous invite à faire des problèmes de l’école une affaire personnelle. J’ai l’impression que des difficultés clairement évitables y sont artificiellement montées pour servir les intérêts de certaines personnes.

Diarra Cheickh Oumar, enseignant au lycée 2 de Bondoukou

vendredi, 12 octobre 2012

Kouassi-Datékro : Kouadja Koffi inhumé

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Kouadja Koffi est décédé à Bondoukou, le 1er septembre dernier. Il prenait alors part, aux côtés du ministre Adjoumani, à la rencontre d’informations sur la visite du président Alassane dans le Zanzan. Le vice-président du Conseil général de Tanda, porté en terre, samedi 6 octobre. A Sénandé, son village. Localité de la sous-préfecture de Kouassi-Datékro.

L’homme était connu pour ses qualités d’orateur. Tribun dans l’âme, il savait comment tenir en haleine une foule. Par la parole, Kouadja dénouait les situations les plus complexes. Ce que le ministre Kouassi Adjoumani n’a pas manqué d’évoquer dans son oraison funèbre. « Homme de grand cœur…Humble et cultivé », reconnaît-il.

Pour avoir été un des plus fidèles serviteurs du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) dans le Nord-Est, le vice-président fait Commandeur dans l’ordre du bélier. Décoration posthume voulue par Henri Konan Bédié, président du parti cinquantenaire. En effet, le collaborateur de Kouassi Adjoumani fut longtemps député de Kouassi-Datékro.

Une enveloppe de 1 500 000 F a été remise à la famille du défunt par Patrick Achi, ministre des Infrastructures économiques. Au nom du président de la République et du Premier ministre.

Ange Kouman

Crédit photo: kobenan-adjoumani.com

jeudi, 11 octobre 2012

Bondoukou : Les dons de Lamine Diabagaté à la préfecture et à la police

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Chose promise, chose due. Lamine Diabagaté a joint l’acte à la parole à Bondoukou, ce mercredi 10 octobre. Il est le maire de Marcory. Mais c’est "en digne fils de la région de Gontougo" qu’il a offert des mobiliers de bureau et consommables à la préfecture et au commissariat de police.

Cette cérémonie de remise aurait pu se faire depuis longtemps. Puisque c’est en juillet dernier, lors de son séjour dans sa ville natale, que Lamine Diabagaté a promis équiper les 2 administrations en matériels de bureau. Mais pour cause de calendrier chargé, la restitution des dons a été différée.

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Ouf de soulagement pour les bénéficiaires, quand on connaît l’obsolescence du matériel de travail dans les administrations publiques des villes de l’intérieur.

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Kouassi Christophe, 2ème secrétaire général de la préfecture, a représenté le préfet.

D’autres actes de générosité sont vivement attendus pour moderniser bâtiments et autres édifices publics de Bondoukou.

Ossène Ouattara

lundi, 08 octobre 2012

Bondoukou : Tous contre le travail des enfants

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"Droits de l’Homme et justice sociale, éliminer le travail des enfants". Tel s’intitule le thème autour duquel a été célébrée la 10ème Journée mondiale de lutte contre le travail des enfants.

Matinée du samedi 22 septembre. Une foule amalgamée d’enfants, jeunes et adultes a pris d’assaut la mairie de Bondoukou. Célébration riche en émotions. Environ 200 gamins(es) ont ouvert le "bal" par un défilé.

Mais le poème de la petite Salimata Ouattara (12 ans), encore plus pathétique. Sonnant comme un appel à sauver les adolescents de Gontougo. « La place des enfants n’est pas dans les plantations d’anacarde, marchés et mines de manganèse, mais à l’école ». Ce court extrait est d’un réalisme impitoyable. La région de Gontougo, coutumière du fait. Pourvoyeuse de servantes. Dont beaucoup, des adolescentes qui partent à Abidjan pour servir de bonnes à tout faire. Esclavage sous une autre forme.

Un problème connu de tous. « Donnons la chance aux enfants de réaliser leurs rêves en les protégeant des pires formes de travail », a lancé Tano Agnès, sous-directeur de la Prévention et de la protection contre le travail des enfants, du Ministère de l’Emploi et des affaires sociales.

Dans le Gontougo, des raisons expliquent l’exploitation des enfants. La pauvreté et certaines pesanteurs culturelles. Plus qu’une simple sensibilisation, un travail en profondeur s’avère nécessaire pour remédier au problème. Une cure psychanalytique à la limite. Avec l'espoir qu'elle aura une incidence réelle sur les mentalités.

Ossène Ouattara

Crédit photo: atouhou.net

samedi, 06 octobre 2012

Les sculpteurs de mortiers de Bondoukou

L’igname. Aliment de base des populations du Zanzan. Plus de la moitié des tubercules consommés en Côte d’Ivoire sont produits dans cette région. Quoi de plus normal qu’à Bondoukou, des personnes fassent de la fabrication des mortiers un métier.

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mercredi, 03 octobre 2012

Tanda : La boucherie réhabilitée

Vendredi 21 septembre dernier, Affoua Kalia Marguerite, 4ème adjoint au maire de Tanda, a remis les clés de la boucherie rénovée aux exploitants du lieu. Ce sont des bouchers heureux qui ont manifesté, par un tonnerre d’applaudissements, leur gratitude à monsieur Yao Kouman, premier magistrat de la ville.

Naguère insalubre, la boucherie affiche aujourd’hui une meilleure image. Car entièrement réhabilitée. Coût de la toilette : 1 248 000 f. Mme Kalia Marguerite n’a pas manqué de donner les raisons de cette rénovation. « Soucieux de la santé des consommateurs de sa cité, et aussi afin d’offrir un endroit propice à la vente de la viande, le maire Yao Kouman Moïse a inscrit cette réhabilitation au centre de ses priorités ».

Prenant la parole au nom de l’ensemble des bouchers de Tanda, Ouattara Seydou a remercié la mairie pour avoir assaini leur lieu de travail.

A cette cérémonie, le préfet Dogo Zama Christophe s’est fait représenter par Koffi Onésime, son directeur de cabinet.

Ange Kouman

Source : Le Mandat