topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

lundi, 03 septembre 2012

Bondoukou : Des produits périmés détruits

Du fait de sa proximité avec le Ghana, divers produits sont vendus dans les villes de Gontougo. Leur qualité reste la grande interrogation. Depuis 6 mois, les contrôles menés par la direction régionale du commerce à travers la région ont abouti à la saisie de plusieurs marchandises périmées.

Ces produits (biscuits, cigarettes, insecticides, …), d’une valeur de 600 000 f, ont été incinérés à Bondoukou, mardi 21 août. « Ce sont des produits périmés qui circulaient sur les marchés et mettaient en danger la santé des populations », a précisé Amani Hyacinthe, directeur régional du commerce.

Cette séance de destruction s’est déroulée en présence de Koumassi Kouakou Christophe (2ème secrétaire général de la préfecture), en sa double qualité de représentant du préfet, et président du comité départemental de suivi des prix des produits sur les marchés.

Juste après la cérémonie d’incinération, le collaborateur du préfet Goun François a visité plusieurs boutiques pour se rendre compte de l’affichage et du respect des prix. Dans la plupart des magasins, les consignes gouvernementales ont été respectées. Mais des réticences tout de même. Des commerçants rechignent à mettre en application les mesures arrêtées pour lutter contre la vie chère.

Les choses seront remises en ordre après cette phase de sensibilisation, a promis Amani Hyacinthe.

Ange Kouman, Bondoukou

dimanche, 02 septembre 2012

Bondoukou: Le vice-président du Conseil général de Tanda meurt en pleine réunion

Une réunion s'est tenue, hier samedi 1er septembre, à la salle des fêtes de la maire de Bondoukou. A l'ordre du jour, les préparatifs de la prochaine visite du président de la République dans le District du Zanzan. Cette rencontre ne s'est pas déroulée sans accroc. Aux côtés des autres cadres du District (Bondoukou, Tanda, Nassian, Bouna...), Kouadja Koffi, vice-président du Conseil général de Tanda, a piqué une grave crise. Évacué en urgence au Centre hospitalier régional (CHR), il a malheureusement quitté les siens pour toujours. Avant de travailler au Conseil général, monsieur Kouadja était ex-député de Kouassi-Dattékro. On rappelle que le ministre des Ressources animales et halieutiques, et celui du logement étaient présents. Kobenan Kouassi Adjoumazni et Nialé Kaba n'étaient seuls. Entre autres, le directeur du port d'Abidjan, le PCA de Côte d'Ivoire Télécom, des députés, des responsables de coopératives agricoles. Bref, tous ceux que la localité compte de couches sociales. Il a été demandé aux cadres de chaque département de recenser tous les problèmes des populations, en vue de constituer un livre-blanc pour le chef de l'Etat. Les paysans veulent y être associés. C'est le cri de cœur de Bini Yao Pété, président de la Mutuelle agricole technique du Zanzan (MUTAZA), une des grandes organisations paysannes de Gontougo. « Les cadres parlent des paysans, mais en réalité, ils méconnaissent nos problèmes », se plaint Yao Pété. Affirmant que le ministre Adjoumani ne lui a pas donné la parole, au cours de la réunion, pour s'exprimer au nom de ses camarades. Vraisemblablement, la visite d'Alassane Ouattara dans le Zanzan se fera en novembre prochain. Ange Kouman, Bondoukou

samedi, 01 septembre 2012

Le ministre Kouassi Adjoumani, candidat aux régionales à Bondoukou ?

Du vendredi 24 au dimanche 26 août, Kobenan Kouassi Adjoumani (ministre des Ressources animales et halieutiques), était en tournée dans le Gontougo, sa région d’origine. A l’étape de Dovangne (village de la sous-préfecture de Bondo), samedi 25, il a parrainé une cérémonie de célébration du député Ouattara Siaka du Mouvement des forces d’avenir (MFA).

bondoukou, ministre kobenan kouassi adjoumani, élections régionales, côte d'ivoire, yaya ouattara,


Pour les organisateurs, le choix du parrain n’est pas fortuit. S’ils se sont portés sur Kouassi Adjoumani, c’est en raison des bonnes et nombreuses actions posées par ce dernier. Pour marquer leur gratitude à son égard, pas moins de 70 chefs ont demandé au député de Tanda, séance tenante, d’être leur candidat aux prochaines régionales. « Pour vos nombreuses actions en faveur des populations, nous vous demandons d’être notre candidat aux prochaines élections régionales », a laissé entendre leur porte-parole. Abondant dans le même sens, l’honorable Ouattara Siaka a appelé aux militants du MFA de voter pour le ministre.

Prenant acte de la demande, l’ancien professeur de français dit s’en remettre au choix final de son parti. Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).

Dans la ville de Tanda, dimanche, des patriarches venus d’autres villages lui ont réitéré la proposition.

Tout comme l’armada de cadres ayant accompagné Koffi Dongo Babacauh (en tournée dans la région aux mêmes dates, et pour la même cause), il y a eu du beau monde derrière le député-ministre. Dix élus l’ont accompagné. Mais le professeur Babacauh peut s’enorgueillir de son soutien de taille : Yaya Ouattara, ancien ministre d’Houphouët-Boigny, et vice-président du parti de Kouassi Adjoumani.

Vers une crise au sein de la section PDCI de Bondoukou ?

La prise de position du doyen des cadres du Zanzan en faveur de l’ingénieur agronome fait des mécontents dans la famille politique. A commencer par monsieur Adjoumani lui-même. « Je ne sais pas quels sont ces cadres. A Donvagne, j’étais avec 8 députés qui ont une légitimité », affirme-t-il. Poursuivant que toute action de développement en faveur de la région doit être pensée par tous.

Autre saut d’humeur contre Yaya Ouattara, qui "n’aime pas la pagaille" : celui d’Honoré Kobenan Kossonou, un des délégués PDCI de la ville. Lui aussi candidat aux régionales. Dans un point de presse, mercredi 29 août, il a appelé ses "aînés" à ne pas fouler aux pieds la procédure arrêtée par le vieux parti pour le choix des candidats aux élections. « Nous aurions souhaité que le vice-président du PDCI observe la procédure mise en œuvre par la direction du parti. A savoir une période d’ouverture des candidatures. Ensuite, une autre période de négociation avec les directeurs départementaux pour trouver un consensus », a-t-il rappelé.

Tirant les leçons de son échec à la présidence du conseil général en 2002, Kobenan Kossonou invite à l’union de ses "frères".

Ossène Ouattara

vendredi, 31 août 2012

Bondoukou, dans le viseur des déstabilisateurs

Les villes de l’Est, en raison de leur proximité avec le Ghana, font courir des bruits d’attaques armées. Agnibilékrou, Abengourou, Akoupé, Agboville et Aboisso sont régulièrement citées. Oubliant Bondoukou, située à seulement 12 km du pays anglophone. Pourtant le risque d’assaillir la ville frontalière semble imminent.

Hier jeudi 30 août, 5 roquettes ont été découvertes au cœur même de la paisible ville. Ces armes, abandonnées dans un sac, ont été cachées près du jardin public, sur la route menant au quartier Zanzan. Une découverte à l’actif des riverains, qui ont aussitôt alerté les Forces républicaines (FRCI).

Des informations concordantes font état de ce que des villages près de Bondoukou constitueraient des caches d’armes. A Méré, Malaga, Bidio..., des responsables d’un parti politique, tous des enfants de la région, y tiendraient des réunions secrètes pour fins de subversion.

En tournée la semaine dernière sur ses terres, le ministre kouassi Adjoumani n’a pas manqué de lancer un appel à ses parents du Zanzan. Leur demandant de dénoncer tout comportement suspect. « Restez vigilants et dénoncer tout mouvement suspect que vous constaterez dans la région ».

Le travail des forces de l’ordre est difficile dans le Gontougo. Pas facile de contrôler les mouvements transfrontaliers, à cause de la porosité de la frontière. Un mal qui profite à des trafiquants de tout acabit.

En ces temps de psychose généralisée, des camions d’anacarde partent de Bondoukou vers le Ghana. Conscient du danger qu’ils constituent pour la sécurité, le commandant Soro, nouveau patron des militaires, ne ménage pas ses efforts pour les en empêcher. Sur ses ordres, des camions ont été contraints de rebrousser chemin, hier.

Ange Kouman

mercredi, 29 août 2012

Les singes sacrés de Soko menacés de disparition

Au nombre des curiosités touristiques de la région du Zanzan, les singes sacrés de Soko. Mais le lien quasi-métaphysique se rompt entre ces animaux avec les habitants. La raison: le braconnage.

Lire la suite

lundi, 27 août 2012

Bondoukou fait peau neuve

Juin dernier, nous écrivions que Bondoukou attendait le Programme d’urgence d’infrastructures urbaines (PUIUR). Moins d’un mois après, les choses ont bougé positivement.

bondoukou, puiur, chantiers, réhabilitation de infrastructures, ppu,
La "ville aux 1 000 mosquées" se fait une santé. Malade de ses infrastructures, qui ont pourtant contribué à son charme, elle subit une cure depuis des semaines. « Bondoukou devient de plus en plus belle », reconnaît le jeune Assouman, gérant d’un cyber-café au centre-ville. Il suffit de se rendre au Centre hospitalier régional (CHR) pour se convaincre des actions du PUIUR.

Les traces de la vieillesse ont disparu à la maternité. La maison des nouveau-nés a, elle-même, retrouvé sa vigueur de jeunesse. Plus aucune trace de son inquiétant état comateux. Même constat au service de chirurgie. Le scalpel du PUIUR à redonner vie aux accidentés du temps. Murs défraîchis et plafonds moisis, désormais du passé. Et les travaux se poursuivent…

Un tour à la Présidence. Le domicile du chef de l’Etat a fière allure. Là-dessus, pas de polémique. Après tout, c’est quand même la résidence du président ! Mais tout près, la préfecture crie vengeance. Car abandonnée à son triste sort depuis des années. Préfet et secrétaires généraux de préfecture continuant de squatter, à leur corps défendant, des salles de la sous-préfecture.

Dans cette toilette urbaine, l’éclairage public et le système de drainage ne sont pas en reste. Les poteaux électriques défaillants, en train d’être remplacés. Des caniveaux curés. Longtemps hors d’usage, le pont sur l’axe lycée moderne-librairie K. Appia, à nouveau fonctionnel.

Bondoukou se vêt de nouveaux habits. Enfin le début des grands changements annoncés ? Marche continue ? Difficile de répondre. Rien n’a commencé au niveau de la voirie. Et les coupures d’eau continuent...

Des travaux de rénovation jamais aboutis, la ville en a connus par le passé. Les populations ont en mémoire le bitumage avorté du tronçon marché central-quartier Zanzan. Moins de 10 mètres de goudron posé (au niveau du Wamo). C’est en 1995, à la faveur du revêtement de l’axe Bondoukou-Bouna. Récemment (2009), la rue internationale partant du rond-point au stade Ali Timité a connu le même sort. Ou encore l’usine de conditionnement d’aliments de bétail que l’Union européenne (UE) aurait voulu implanter. Sur la route de Bouna, un large espace avait été aménagé pour cela.

Des exemples qui invitent à ne pas tomber dans l’euphorie. Pas mauvais cependant d’avoir commencé la remise à pieds des infrastructures. Comme on dit, 1 000 km commencent toujours par un premier pas.

Ossène Ouattara

Crédit photo: AIP