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mardi, 05 mars 2013

BONDOUKOU : Des femmes bénéficiaires d’un fonds d’appui formées

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"L’initiation à la gestion des microprojets". Ce thème était au centre de la formation reçue par 100 femmes du département de Bondoukou. Elles sont les premières bénéficiaires du Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI).

Animée par Ouattara Minikotien, coordonnateur national UNACOOPEC-CI du FAFCI, la formation s’est déroulée du 23 au 24 février, à la mairie de la ville aux 1 000 mosquées. Cette première vague de bénéficiaires est issue de 7 associations féminines. Pendant 2 jours, les participants ont travaillé en commissions autour de sous-thèmes. Au nombre desquels le budget familial, la gestion saine d’une activité lucrative, l’organisation, le fonctionnement d’une coopérative.

La formation a été sanctionnée par la remise de certificats. Satisfaites, les bénéficiaires, par la voix de Palé Emilienne, ont exprimé leur gratitude à la Première dame. Elles ont surtout pris l’engagement de mettre tout en œuvre pour respecter les engagements pris. Ouattara Minikotien s’est dit confiant. « Après ces 2 jours de formation, ces femmes ont les armes nécessaires pour bien gérer les fonds qui seront mis à leur disposition », espère-t-il. Et de rassurer qu’après cette étape, chacune entrera en possession du prêt sollicité. C’est-à-dire en 30 000 et 500 000 f CFA. « Vous devez faire en sorte que la chaîne de solidarité ne soit pas rompue. Afin que, rapidement, la deuxième vague de bénéficiaires puisse recevoir des fonds ! », a-t-il recommandé.

Ange Kouman

Source : Fraternité Matin de samedi 2 et dimanche 3 mars 2013.

lundi, 25 février 2013

Municipales et Régionales : « Ne donnons pas nos voix à ceux qui font le "boucan" sauvage ! »

Est-ce que ces gens là sont dignes et capables de conduire nos régions à bon port ?
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Lors des préparatifs de la récente visite du Chef de l’Etat dans le District du Zanzan, un membre du gouvernement, et non des moindres, a posé la question de savoir si dans cette partie du pays, il existe des élus locaux (maires et des présidents de Conseils généraux). Car selon le ministre, rien n’a été fait durant cette dernière décennie et encore... Car, il faut le reconnaître, notre ministre est un expert, et personne ne peut douter de sa qualité et surtout de sa longue expérience dans des grandes institutions internationales. Depuis environ dix ans, il gère le département des Infrastructures Economiques. Rien ne lui a jamais été reproché.

Le ministre Achi Patrick Jérôme n’est pas un fils du District du Zanzan, mais il a osé dire ce que nos parents, mêmes les fonctionnaires et agents de l’Etat de notre pays en service disent bas. Un confrère a écrit tout récemment « le Zanzan est malade de ses cadres ». Oui, notre région est dans le coma par la faute de ses fils. Notre région est la première en matière de filles domestiques. Triste record. Souvenons-nous du temps de notre premier Président. Il a permis à chaque fils du pays d’être "Ambassadeur" de sa région auprès de lui. Les plus intelligents ont su faire bénéficier à leur région cette belle idée.

Mais la nôtre, par la faute de ses fils, est oubliée. La région du Zanzan produit la moitié de la production de la noix de cajou, du beurre de karité, le manganèse, l’igname… Elle fournit du bois aux scieries du Sud du pays. Nos cadres n’ont même pas eu l’audace de demander quelque chose de concret au Chef de l’Etat lors de sa grande tournée dans chez nous, car « ils ont réalisé de grands chantiers pour le bonheur de nos parents et sœurs devenues des domestiques ». Au CHR de Bondoukou, le plus petit examen ne peut se faire. Ne parlons pas de Bouna et Tanda. Car nos "grands cadres" n’ont pas ce temps pour nous.

L’hôpital général de Tanda n’a même pas de groupe électrogène. Pas encore de directeur dans cet établissement aussi sensible que le nerf sciatique. Mais notre grand manitou (député et président du Conseil général) de la ville ne voit pas l’utilité de l’hôpital qui doit sauver des vies.

Grâce à la visite du Chef de l’Etat, le Programme présidentiel d’urgence (PPU) a trouvé utile de renforcer le nombre de lampadaires dans la commune de Tanda en envoyant environ 200 poteaux. Mais à la grande surprise des populations, ces poteaux se sont retrouvés dans le campement de notre grand ministre. Que dis-je, dans son village. Le maire de Tanda ne dira pas le contraire.

Quelle considération pourrait-on accorder à un tel ministre dans un gouvernement du 21e siècle ? Nous demandons au Chef de l’Etat de commanditer un audit dans toutes les directions financières de ces ministres. Une telle personne qui a été incapable de développer un département, et qui cherche à longueur de journée à diriger une région toute entière, il y a problème ! Encore une de sa mauvaise gestion à la tête de cette collectivité décentralisée, le Conseil général de Tanda. Il a reçu en son temps un don d’une machine à réprofiler les routes. Aujourd’hui, cet engin est devenu la chose privée de "notre grand ministre".

Faites un tour dans le garage du "ministre résident" ! Vous verrez des minibus qui ne servent à rien et qui sont devenus une propriété privée. Chers parents, bientôt nous...

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vendredi, 22 février 2013

Municipales à Bondoukou : Koné Hiliassou en campagne de séduction

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« Je suis Koné Hiliassou, petit-fils de feu Fétigué Coulibaly de par mon père, et des villages de Sanguéhi et Songori de par ma mère. Je suis venu me présenter à vous. Pas pour vous dire que je suis candidat, mais vous demander de me permettre d’être candidat à la mairie de Bondoukou. Car entre les Lobi et les Djimini, il y a un lien très fort. Les Koulango sont mes oncles », parole de Koné Hiliassou. Il s’exprimait, le 18 février, depuis le quartier Balzac de Bondoukou, une bourgade peuplée de Lobi et de Koulango.

Fondée en 1971, la cité n’est pas viabilisée. Pas de rues. Pas d’eau potable ni électricité. « J’ai vu qu’il n’y a pas de routes, d’eau potable et d’électricité. On dirait qu’on est dans un village alors qu’on est en pleine ville », a déploré le candidat Hiliassou. Pour lui, le temps est venu pour la jeunesse. Celle-ci doit prendre la relève afin de mettre fin à cette situation "inadmissible". « Aujourd’hui c’est notre temps. Je veux qu’on dise ce qui a été fait et ce que l’on va faire pour le bien-être de nos parents », a-t-il poursuivi.

Il faut dire que Koné Hiliassou a marqué de ses empreintes la ville de Bondoukou. Beaucoup d’actions sociales ont été posées par lui. Entre autres, la construction et l’équipement d’un pavillon d’hospitalisation d’une valeur de 27 millions FCFA, 500 mille francs de médicaments au centre de santé de Soko, 150 matelas repartis entre la maternité du Centre hospitalier régional (CHR) de Bondoukou, le dispensaire de Soko et le centre Saint-Camille.

Le collaborateur du président de l’Assemblée nationale a aussi équipé certains bureaux de l’administration publique en matériel informatique. La société civile n’est pas en...

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jeudi, 21 février 2013

Municipales à Bondoukou : « Bondoukou est sinistrée », selon Kra Atta

Des 4 prétendants à la mairie de Bondoukou, il est le moins connu et le plus jeune. Kra Atta Kouamé Gaston croit cependant en son étoile. Ce natif de Wolokei est ingénieur des Travaux publics. Dans cet entretien, il donne les raisons de sa candidature aux Municipales du 21 avril. Et fonde un espoir quant à sa victoire pour le renouveau de la cité aux 1 000 mosquées.
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Pourquoi voulez-vous être maire de Bondoukou ?

Je veux le bien-être de la population. La mairie, c’est une structure de développement mis en place par l’Etat. Et je pense qu’en étant à la tête de cette structure, j’apporterai le bien-être aux populations.

Donc pour apporter le bien-être aux populations, il faut nécessairement être à la tête de la commune ?

Non, pas forcément ! Cependant, lorsqu’on est à la mairie, on a un certain pouvoir de décision. En quelque sorte, on devient "propriétaire" de la ville. Et en tant qu’administrateur de cette entité, on peut aisément mener des actions. Des actions que je pose déjà. Mais celles-ci sont insuffisantes. Je les multiplierai avec les moyens que l’Etat mettra à ma disposition.

Avez-vous quelque chose à reprocher à l’équipe sortante ?

Je n’ai rien à lui reprocher. Vous savez, chacun a sa manière d’apprécier ! Et je pense que les populations ont eu le temps d’apprécier la gestion du maire sortant. Ce que je sais, c’est qu’à Bondoukou, il n’y a pas d’électricité dans les nouveaux quartiers. Pas d’eau, pas de routes. Les ordures ne sont pas ramassées. C’est un ensemble de maux dont souffrent la commune et ses habitants. Ce n’est pas à moi de dire que Paul ou Pierre n’a pas fait ceci ou cela. Je peux apporter des solutions.

Qu’apporterez-vous de nouveau à la commune ?

Ce sont les routes. En un mot, je dirai le développement. La voirie de Bondoukou est vieillissante. Elle date des années 1980. Les rues sont aujourd’hui dégradées. A la tête de la mairie, j’apporterai mon expertise. Mes relations m’aideront dans certains secteurs : l’électricité et l’eau. L’école est une priorité. Je lutterai contre l’exode des filles vers Abidjan en créant les conditions de leur formation à travers des écoles de couture, de coiffure et autres. Pour toute la jeunesse, je discuterai avec une banque pour la mise en place d’un fonds. Cet argent permettra de garantir des projets que la banque financera. Ce sont quelques éléments sur lesquels je vais travailler. La liste n’est pas exhaustive.

Quels sont vos moyens pour gagner l’élection ?

Je compte d’abord sur moi-même. Je compte aussi sur la bonne foi des populations. Une élection, c’est comme un combat. On ne dit pas que je vais pour perdre. On va pour gagner. J’ai les atouts et les arguments pour le prouver. La population adhère à ma vision de développement à travers mon programme.

Avez-vous des appréhensions ?

Non, seul Dieu détermine la destinée de chacun. C’est lui seul qui donne le pouvoir et instaure les dirigeants. Je ne suis que son instrument, s’il veut bien m’utiliser pour aider les populations de Bondoukou.

Depuis quelques jours, la cohésion sociale est mise à mal dans la commune. Quelle politique de réconciliation, une fois élu ?

La réconciliation demeure au centre de mes préoccupations. Il y a trop de problèmes à Bondoukou, surtout au niveau des cadres. Nos divergences politiques sont en réalité le fondement de cette division. Je réunirai les forces vives et les compétences autour d’une table. Ensemble, nous discuterons. Il faut que chacun sache que nous sommes tous frères. Nous sommes tenus d’être ensemble malgré nos différences. Bondoukou est sinistrée. Chacun doit apporter sa compétence dans les différents domaines. Personne ne doit dire que lui seul peut tout faire.

Certains sont pourtant en exil.

Pour nos frères en exil, nous allons ...

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lundi, 18 février 2013

BONDOUKOU/TANDA: Chaudes batailles en perspective pour les Municipales

kouakou-dapa.jpg
Fort de ses 18 années à la tête de la commune de Bondoukou, Kouakou Dapa attend sereinement ses adversaires aux prochaines échéances municipales. « Avec plus de 2,6 milliards de FCFA investis durant mon mandat, mon bilan plaide en ma faveur. Ce, malgré ces 10 années de crises », affirme le maire sortant. En face de lui, 3 autres candidats : Alliagui Diabagaté, Koné Hiliassou, et Kra Atta Kouamé Gaston.

Si le 1er porte les couleurs d’un parti politique – le RDR –, ce n’est pas le cas pour les 2 autres prétendants. Koné Hiliassou est candidat indépendant. Le fait d’être conseiller technique du président de l’Assemblée nationale (Guillaume Soro) est un atout. Un problème tout de même : monsieur Hiliassou est militant du RDR. Une appartenance qui ouvre la voie à des incertitudes.

Kra Atta Kouamé Gaston est ingénieur des Ponts et chaussés au Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD). Il s’est révélé à certaines populations de la commune à travers des dons. C’est grâce au Commandant Fofié Kouakou qu’il s’est fait un nom dans la ville de Bondoukou. Novice en politique, il n’a pas d’étiquette. Comme Koné Hiliassou, Kra Gaston va en indépendant.

Pour la 1ère fois, à Tanda, le maire sortant a un sérieux adversaire. Celui-ci se nomme Koné Amadou. Ce jeune, originaire de ...

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samedi, 16 février 2013

TANDA : Une mosaïque de traditions et de cultures

Dressé dans un paysage marqué par des collines variant entre 300 et 600 mètres de haut et des vallées étroites et peu profondes, le département de Tanda regorge de bas-fonds aux sols fertiles. Situé dans la région de Gontougo, avec une superficie de 1 625 km², le département d’environ 70 000 habitants se démarque par son exemple de cohésion et de fusion entre peuples autochtones issus de différents groupes ethniques. Des Gour (Lobi et Koulango) et Akan (Abron ou Bron, Agni) en constituent le substrat. Même si le koulango est de loin la langue la plus parlée.

Un peuplement par vagues successives

Le peuplement du territoire, qui deviendra plus tard le département de Tanda, a débuté au 16ème siècle avec l'installation (au sud de Bondoukou) des populations koulango provenant de Bouna. D'où elles furent chassées par les princes dagomba. Au 17ème siècle, les Koulango devinrent les vassaux des envahisseurs abron venus du Ghana. A leur suite, viendront 2 autres groupes venant également du Ghana : les Agni-Bona et les Agni-Bini. Repoussés par les Abron dont ils deviendront les vassaux, ceux-ci se retrouveront plus tard dans la zone forestière, au sud de Tanda, où ils occupent respectivement les sous-préfectures de Koun-Fao et de Kouassi-Datékro.

La situation géographique du département lui permet d'être relativement facile d'accès par rapport aux grands centres urbains du pays. Avec les mouvements migratoires incessants depuis longtemps, on peut noter aujourd'hui l'installation d'autres populations venues tant de Côte d'Ivoire que d'ailleurs.

Au niveau national, sont arrivés Lobi, Malinké, Baoulé et autres groupes ethniques. Burkinabés, Maliens, Nigériens, Togolais, Ghanéens, Béninois, Sénégalais sont de la sous-région. Dans une moindre mesure, quelques européens : Français et Italiens notamment. Surtout, pour des raisons religieuses. Les asiatiques sont peu nombreux. On y retrouve aussi, des Libanais et des Chinois. Malgré cette mosaïque de culture, le respect des valeurs traditionnelles des autochtones par les allogènes reste de mise. Ce, malgré la crise de succession au trône royale qui mine le peuple bron depuis plus de 20 ans.

Structure économique


La production agricole du département est essentiellement le fait d'une population jeune. Moins de 25 ans, avec une proportion élevée de femmes par rapport. L'acquisition des terres se fait en général par don, achat ou par héritage. Par sa position géographique – à cheval entre la forêt et la savane – le département de Tanda est prédisposé à une culture diversifiée. Les cultures vivrières sont représentées par l'igname. La banane plantain, le manioc, le maïs et le riz se pratiquent plus dans les sous-préfectures de Tiédio et d'Amanvi. A ces cultures, s’ajoutent les maraîchers : tomate, aubergine, gombo, piment,…

Le secteur de l'artisanat est peu développé. En raison des liens historiques multiséculaires, les populations préfèrent s'approvisionner en produits artisanaux chez les voisins ghanéens. Cependant, il convient de noter que tous les corps de métiers existent. Ceux-ci sont bien organisés à travers la Chambre départementale de métiers.

L'activité commerciale du département de Tanda est ...

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