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jeudi, 10 janvier 2013

Régionales dans le Gontougo : « Pas de candidature RHDP dans notre région », selon des cadres RDR

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« Le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani est en train de faire une confusion. Il ne peut pas prétendre être le candidat du RHDP comme il le raconte partout. Nous ne sommes pas d’accord avec cette imposture. Le RDR est un parti sérieux. Nous avons conquis le pouvoir et nous entendons l’exercer avec les démembrements du pouvoir du président de la République, à travers les Conseils régionaux et les mairies où nous avons des candidats désignés par la direction de notre parti. Le RHDP n’est pas une alliance fusion. Il ne se décrète pas dans les journaux. Le RHDP, c’est un consensus », s’est exprimé, le dimanche 6 janvier à Bondoukou, Maïzan Koffi Noël, vice-président national de la Jeunesse du rassemblement des républicains (RJR). Ce jeune cadre, originaire du Gontougo, s’offusque de « la méprise des militants RDR du Nord-Est » dont fait montre le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani.

Moins de 3 jours après cette mise au point, Maïzan Koffi Noël réitère le "non" du RDR à la candidature de Kobenan Adjoumani comme porte-flambeau du RHDP dans le Gontougo. Au cours d’un point de presse, mardi 8 janvier, au siège de son parti à la rue Lepic (Abidjan-Cocody), le jeune cadre a été formel. « Le secrétaire général du parti (Amadou Soumahoro, NDLR) nous a dit que nous devons participer à toutes les élections, Municipales et Régionales », a-t-il dit. Et de préciser que dans le Gontougo, il n’y a jamais eu de compromis. Pas de réunion pour une candidature RHDP. Aucune rencontre formelle ni informelle n’a été organisée à cet effet.

C’est donc faux : le ministre Adjoumani ne défendra pas les couleurs de la coalition politique dans la région. « Nous constatons que monsieur Adjoumani veut faire un forcing », a révélé le vice-président. Soutenant que s’il devrait y avoir une liste RHDP, c’est le RDR qui devra en prendre la tête. Une place de privilégié en raison du fait que le parti présidentiel est majoritaire dans le Gontougo. Et pour cause : sur 17 élus, le RDR compte à lui seul 10, selon Maïzan Koffi Noël.

Le RDR n’est pas réfractaire à la discussion. Cependant, un cadre issue d’une formation politique autre que le parti d’Alassane Ouattara pour conduire la liste RHDP n’est pas chose possible dans le Nord-Est.

Ossène Ouattara

mardi, 08 janvier 2013

BONDOUKOU : La vérité qu’on refuse de dire aux populations dans l’exploitation du manganèse

S’adressant aux populations des zones d’exploitation du manganèse à la sous-préfecture, Kouassi Christophe, représentant le préfet, a dit que « Si le comité de suivi du cahier des charges pouvait être mis en place par un Arrêté préfectoral, cela aurait été déjà fait. La mise place de ce comité dépend d’un Arrêté du ministre des Mines. L’Etat de Côte d’Ivoire est actionnaire dans la société Taurian. Si vous l’empêchez de travailler, c’est la Côte d’Ivoire entière qui perd. Le préfet vous demande donc de laisser l’entreprise travailler. L’administration n’est pas sourde à votre appel ». Cette demande a été formulée le vendredi 4 janvier dernier.

Etaient présents le sous-préfet Zoué Sépan Vincent, les directeurs régionaux des Mines et de l’agriculture, les représentants de la société Taurian, et la hiérarchie des forces de l’ordre. Cette rencontre fait suite aux incidents survenus le 3 janvier. Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est le comité de suivi du cahier des charges qui tarde à être mis en place.

A leur corps défendant, les populations riveraines ont accepté l’appel à la reprise du travail. En effet, bien de questions restent en travers de leurs gorges. Personne n’a été capable de leur dire ce qui bloque la mise en place du comité de suivi, préalable à la réalisation de projets à leur profit. Sur quelle base est calculée l’indemnisation des ...

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vendredi, 04 janvier 2013

BONDOUKOU/TANDA : Le ministre Kobenan Adjoumani répond à ses détracteurs

Le 1er janvier dernier, le ministre Kobenan Adjoumani a reçu, à sa résidence privée d’Amanvi, les responsables d’une vingtaine d’associations et groupements de jeunes de tous bords politiques, de la société civile, et des chefs traditionnels venus de Bondoukou. Ils ont dit s’être déplacés jusqu’au village du membre du gouvernement pour lui présenter leurs vœux du nouvel an. Aussi, demander pardon pour le mal qu’ils lui ont fait.

Les propos de repentance ont été prononcés par Ouattara Souhalio, porte-voix du groupement de jeunes par lequel est survenu l’incident du 16 décembre 2012. « On voulait nous induire en erreur. Mais nous avons compris. Nous ne nous laisserons plus manipulés. Nous vous demandons pardon, monsieur le ministre ! ». Même attitude d’apaisement de la part de la jeunesse de Koumalasso (un quartier de Bondoukou) qui, une semaine après, a voulu empêcher monsieur Adjoumani d’avoir accès à la résidence de l’Imam Kolonga.

Saisissant l’occasion, le ministre-député a défendu son bilan à la tête du Conseil général de Tanda. « Au Conseil général, ce sont au moins 16 villages électrifiés. Plus de 122 classes construites, et un château d’eau qui alimente 7 villages en eau potable. Plus de 500 hectares de pépinières d’hévéa distribués aux populations… », a-t-il dit. Kouassi Adjoumani a ensuite répondu, en des termes sarcastiques, ses détracteurs. S’agissant notamment de la prochaine élection régionale dans le Gontougo. « Il y a des gens qui n’ont même pas d’électricité chez eux et ils parlent de développement. Avant de dire que je vais aller développer chez quelqu’un, il faut que je le fasse d’abord chez moi. Je ne vais pas à Bondoukou pour m’enrichir. Je souhaite y aller pour aider à réaliser nos ambitions de développement, pour permettre à notre région de sortir de son enclavement ».

Si l’on en juge par les paroles du ministre, sa volonté de "bâtir" se justifie par des ...

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BONDOUKOU : Des blessés dans une manifestation contre une société d’exploitation minière

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Hier jeudi 3 janvier, des heurts ont opposé les populations de Boedem – un village situé à quelques encablures de Bondoukou (après Kouassi-N’Dawa) – avec les agents de Taurian, la multinationale indienne qui exploite les mines de manganèse du Zanzan. Les échauffourées s’expliqueraient par le fait que le cahier des charges dans lequel devait figurer les projets à réaliser au profit des riverains est en attente d’élaboration depuis 5 ans.

Excédées par la longue attente, les populations ont pris "leurs responsabilités". Elles ont bloqué l’accès du site d’exploitation aux employés de la société. Contraignant ainsi Taurian à arrêter ses travaux d’extraction. Ce, jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. « Alors que la société Taurian a un permis d’exploitation délivré par l’Etat de Côte d’Ivoire, le cahier des charges qui devait accompagner l’exploitation du minerai n’est pas encore mis en œuvre. Or, l’entreprise est en activité continue sur nos sites depuis 5 années. C’est pourquoi les populations ont décidé de prendre leurs responsabilités afin d’interpeller l’Etat sur les graves violations de leurs droits », a rappelé Kobenan Kra Michel, porte-parole des 7 villages concernés.

Voulant se rendre coûte que coûte sur leur lieu de travail, 11 employés de nationalité indienne sont séquestrés par des manifestants. Puis brutalisés. Des jets de pierres ont légèrement blessé 3 d’entre eux. Tous ont finalement été exfiltrés par un détachement de gendarmes.

Selon Victor Atta, président de l’ONG Vert universel, « l’extraction minière dans le Zanzan n’est pas suivie d’une étude sérieuse sur l’impact environnemental. Une évaluation de l’Agence nationale de développement de l’environnement (ANDE) s’impose afin de donner de nouvelles directives ». Il faut dire que des ...

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jeudi, 03 janvier 2013

BONDOUKOU : La LIDHO renforce les capacités des leaders communautaires sur les Droits de l’Homme

« La Côte d’Ivoire a vécu des moments difficiles. Bondoukou a été épargnée et nous sommes en train de faire une alerte précoce. C’est-à-dire tout faire pour qu’il n’y ait pas d’animosités entre les différentes couches sociales. Nous allons utiliser les animateurs des radios de proximité pour relayer les messages de paix, de cohésion sociale dans les différentes langues locales pour que les peuples d’ici vivent en harmonie », a dit d’entrée de jeu Adjoumani Kouamé Pierre, vice-président de la Ligue ivoirienne des Droits de l’Homme (LIDHO). C’est à l’ouverture du séminaire de renforcement de capacités sur les notions de Droits de l’Homme, les 19 et 20 décembre 2012, à la cathédrale Sainte-Odile de Bondoukou.

Environ 50 leaders communautaires et 10 membres de la section locale de la LIDHO ont été formés sur des notions de Droits de l’Homme. « Nous avons démarré ce projet pilote avec les imams parce qu’il y a une forte présence de l’islam ici. Ils vont nous servir de relais pour faire comprendre à nos parents que les mariages précoces sont une violation des Droits de l’Homme », a fait savoir Kouamé Pierre. Qui a ajouté que la place des enfants est à l’école, pas à Abidjan où beaucoup de jeunes filles sont envoyées pour servir de bonnes à tout faire.

Gnangbi Victor, représentant le préfet Goun François, a demandé aux participants de s’approprier les recommandations du séminaire. Afin, a-t-il dit, de sensibiliser davantage les populations sur le respect des droits inhérents à chaque personne humaine.

Rosemonde Desuza

mercredi, 02 janvier 2013

BONDOUKOU : Les chanteurs tradi-modernes réfléchissent sur leurs conditions de travail

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Le jeudi 27 décembre 2012, à la salle de conférences du Trésor, s’est tenu un atelier scientifique organisé en faveur des chanteurs tradi-modernes du District du Zanzan. L’initiative est de Hyacinthe Eboua, directeur des services socioculturels et de la promotion humaine du Conseil général de Bondoukou. Thème de la rencontre, "Promotion et production des musiques tradi-modernes de Bondoukou".

Cet atelier est le prélude du festival musical tradi-moderne (tradition et modernité) annoncé pour les semaines à venir. Il a réuni musiciens, producteurs, promoteurs, ingénieurs de sons, distributeurs, etc. Pour Hyacinthe Eboua, « cette rencontre de réflexion jette les bases d’une nouvelle aube pour la musique tradi-moderne de Bondoukou. Elle a permis de recenser les rythmes musicaux traditionnels, les difficultés de la production et de la promotion, et de proposer des esquisses de solutions pour rendre prolifiques les acteurs et plus commercialisables les musiques tradi-modernes du Zanzan ». La réunion a permis de faire l’inventaire des difficultés rencontrées par les 80 artistes-chanteurs du terroir. Deux problèmes majeurs se posent à eux : le manque de producteurs et les difficultés liées à la promotion des œuvres.

Autres freins non moins importants, le manque de formation et la piraterie. Se déclarer au Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA) et avoir une maison de distribution ont été quelques-unes des recommandations. En outre, l’appui des radios de proximité et la mise en place d’un fonds de soutien des collectivités décentralisées.
Pour mémoire, plusieurs rythmes musicaux participent au charme culturel du Zanzan. Le Djoro et le balafon en pays lobi, le Palongo, le Naya et le Gobingo chez les Koulango. Avec les Abron, ce sont le Bomâ et l’Adoua. Le Bêdou chez les Nafanan. Le Yagba et le Gobi chez les Malinké… Ces chants traditionnels sont de plus en plus teintés de modernisme.

Rosemonde Desuza