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lundi, 17 septembre 2012

Bouna : Des femmes contre la malnutrition

Réunies au sein de plusieurs coopératives, des femmes de la région du Boukani ont décidé d’engager la lutte contre la malnutrition et la pauvreté.

A Bouna, celles de l’ONG Génération femmes du 3ème âge (GFM3), dirigée par Ouattara Yéroboro, ont opté pour l’élevage et la fabrication du beurre de karité.

Avec la coopérative de Mme Fézé, les actions sont concentrées sur la culture du riz et des maraîchers.

A Nassian, une cinquantaine de dames travaillent activement dans une unité de transformation de noix de cajou.

Fin août, Coulibaly Alimata est allée vers toutes ces agricultrices. Raison : la présidente de la coopérative Isani leur a parlées du programme de lutte contre la malnutrition. Un projet qui englobe la production, la conservation des produits vivriers, et la valorisation des aliments locaux.

Coordonnatrice de Misola Côte d’Ivoire pour la lutte contre la malnutrition, Mme Coulibaly a demandé aux responsables des associations et groupements féminins de s’approprier ce projet en vue de bouter ce mal hors du Boukani.

Par ailleurs elle a annoncé l’implantation prochaine, à Bouna, d’une unité de transformation de céréales et de production de farine infantile. Histoire de créer des activités génératrices de revenus pour les femmes de Bouna, Nassian, Doropo et Téhini.

Avec ce projet, la gent féminine du Boukani a véritablement pris le pari de sortir de la pauvreté.

Ange Kouman, à Bondoukou

Source : Frat Mat du 14 septembre.

jeudi, 13 septembre 2012

Communiqué du Zanzan

Sous l'égide de M. Kouakou Dapa, maire de Bondoukou, président du Directoire RHDP de Bondoukou. Sous les présidences des députés de Bondoukou Dah Désiré et Dr Touré Souleymane, vice-président de l'Asemblée nationale et secrétaire départemental RDR. Sous le co-parrainage de M. Tanoh Kouassi Tomson, chef de service aux impôts de San-Pedro, de M. Gbané Souleymane, administrateur financier et de M. Ouattara Bourahima, DAAF à la Sicogi. La plate-forme des ONG, mouvements, et associations RHDP du Zanzan, en collaboration avec la Fondation Alassane Ouattara (FADO), organisent un meeting de réconciliation et d'informations le dimanche 16 septembre 2012 à 9h00 au Centre culturel de Bondoukou. Invité spécial: Honorable Soro Alphonse, député de Karakoro et de Konborodougou, et président de l'Alliance pour le changement (APC). Populations du District du Zanzan, mobilisons-nous pour faire ombrage aux déstabilisateurs de la Côte d'Ivoire. Cette déstabilisation ne passera pas par les régions de Gontougo et Bounkani. LE PRESIDENT DU COMITE D'ORGANISATION SALIA BAMBA

dimanche, 02 septembre 2012

Bondoukou: Le vice-président du Conseil général de Tanda meurt en pleine réunion

Une réunion s'est tenue, hier samedi 1er septembre, à la salle des fêtes de la maire de Bondoukou. A l'ordre du jour, les préparatifs de la prochaine visite du président de la République dans le District du Zanzan. Cette rencontre ne s'est pas déroulée sans accroc. Aux côtés des autres cadres du District (Bondoukou, Tanda, Nassian, Bouna...), Kouadja Koffi, vice-président du Conseil général de Tanda, a piqué une grave crise. Évacué en urgence au Centre hospitalier régional (CHR), il a malheureusement quitté les siens pour toujours. Avant de travailler au Conseil général, monsieur Kouadja était ex-député de Kouassi-Dattékro. On rappelle que le ministre des Ressources animales et halieutiques, et celui du logement étaient présents. Kobenan Kouassi Adjoumazni et Nialé Kaba n'étaient seuls. Entre autres, le directeur du port d'Abidjan, le PCA de Côte d'Ivoire Télécom, des députés, des responsables de coopératives agricoles. Bref, tous ceux que la localité compte de couches sociales. Il a été demandé aux cadres de chaque département de recenser tous les problèmes des populations, en vue de constituer un livre-blanc pour le chef de l'Etat. Les paysans veulent y être associés. C'est le cri de cœur de Bini Yao Pété, président de la Mutuelle agricole technique du Zanzan (MUTAZA), une des grandes organisations paysannes de Gontougo. « Les cadres parlent des paysans, mais en réalité, ils méconnaissent nos problèmes », se plaint Yao Pété. Affirmant que le ministre Adjoumani ne lui a pas donné la parole, au cours de la réunion, pour s'exprimer au nom de ses camarades. Vraisemblablement, la visite d'Alassane Ouattara dans le Zanzan se fera en novembre prochain. Ange Kouman, Bondoukou

mercredi, 22 août 2012

Des élèves enceintes dans les établissements scolaires de Bondoukou

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A l’instar des localités du Nord, le district du Zanzan est notoirement connu pour son faible taux de scolarisation des filles. Mais dans les écoles, lycées et collèges de cette zone, on compte plus de grossesses que dans n’importe quel autre établissement d’enseignement du pays.

Le nombre d’élèves enceintes, assez élevé dans les 9 départements du district. Assuéfry, Bondoukou, Bouna, Doropo, Koun-Fao, Nassian, Sandégué, Tanda et Téhini. Des chiffres en progression d’année en année.

Dans le primaire, 98 cas de grossesses ont été enregistrés au cours de l’année scolaire 2009-2010. Chiffre passé à 133, un an après. Pour cette même année, dans le secondaire, ce sont 174 élèves enceintes dénombrées par la Direction régionale de l’éducation nationale (DREN). Un total de 307 grossesses en 2011.

L’année qui vient de s’achever a vu 48 cas dans le primaire, et 107 au secondaire. Le Service de santé scolaire et universitaire (SSSU) de Bondoukou va plus loin. Pour Tiangbé Mamadou, le médecin-chef, il y a eu 302 grossesses en 2008-2009. Nombre passé à 413 l’année d’après. Puis 432 en 2010-2011.

Les causes du phénomène

A Bondoukou, tous reconnaissent la pauvreté comme principale cause de ces grossesses. Les élèves reçoivent de l’argent de leurs parents une seule fois. C’est au moment de partir pour la rentrée des classes. Plus rien après.

Une fois en ville, les apprenants sont livrés à eux-mêmes. Se loger, assurer la pitance journalière, … autant de problèmes auxquels ils doivent faire face. Pour résorber celui du logement, filles et garçons mutualisent souvent leurs maigres économies. En s’associant pour louer une chambre. Quand les 2 sexes se partagent une pièce dans une promiscuité indescriptible, les conséquences sont vite perceptibles : des grossesses.

Qui sont les auteurs ?

Des apprenants auteurs de grossesses, chose pas rare dans les 9 départements du Nord-Est. Mais au "hit-parade", on retrouve des personnes exerçant de petits boulots. Capables de "dépanner" moyennant rapports sexuels. Ce sont les chauffeurs de taxis, commerçants (boutiquiers, vendeurs d’articles divers), menuisiers, mécaniciens, maçons… . Et dans une moindre proportion, les enseignants eux-mêmes et les corps habillés. Sauf que ces 2 derniers sont plus prudents.

Les conséquences

Les propos de docteur Tiangbé Mamadou les résument. « Les avortements pratiqués dans de mauvaises conditions, l’abandon des études, l’échec scolaire, le rejet de la jeune fille par sa famille ».

Un problème bien connu des autorités locales. Sié Kobenan, président du Conseil général de Bondoukou, a lancé un appel à la Fédération des femmes du Zanzan (Gontougo). « Je vous encourage à engager des actions qui prennent en compte la lutte contre la sous-scolarisation de la petite fille et les mariages précoces. Des pratiques encore en cours dans notre région ».

Mais au-delà de simples déclarations, qui tombent toujours dans des oreilles de sourds, la construction du lycée de jeunes filles (avec internat) s’avère le meilleur rempart. Ça fait longtemps que Bondoukou attend la traduction en acte de cette promesse.

Ossène Ouattara

mardi, 21 août 2012

Au cœur du Kroubi 2012, à Bondoukou

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La nuit du Destin célébrée mardi 14 août a été suivie, le lendemain, par le "Kroubi". Une danse populaire à connotation musulmane, spécifique au district du Zanzan. Elle précède la fin du Ramadan.

Le Kroubi 2012, comme ceux des 5 dernières années, n’a pas connue la ferveur d’antan. C’est que cette fête a perdu de son attrait. Et les Imams de Bondoukou veulent l’interdire. A cause de son caractère potentiellement dangereux. Une volonté qui se heurte à la résistance de la gente féminine. C’est en hauteur en effet que dansent les filles, dont l’âge varie entre 5 et 25 ans. Environ 3 mètres au-dessus du sol, sur des poutres.

Djiminisso et Donzosso, 2 quartiers du centre-ville où converge la majorité des spectateurs. La fête commence vers 23 heures pour prendre fin le lendemain aux alentours de 14 heures. A l’occasion, les jeunes filles portent des habits d’apparat. Tenant en main, pour la plupart, des queues de chevaux. Qu’elles balancent dans des gestes synchronisés au son harmonieux de différents instruments de musique.

Origine du Kroubi

Personne ne peut dire avec certitude l’origine du Kroubi. Des personnes affirment qu’avant, il a lieu lors de la nuit du Destin. Le but étant de mettre en éveil les hommes pendant qu’ils lisent le Coran. L’habitude festive restée depuis lors. Une spécificité féminine donc !

A ce jour, le Zanzan reste la seule région où cette danse est encore pratiquée. Les zones Nord du pays l’ont interdite au milieu de la décennie 1990-2000. La raison : elle aurait un caractère peu religieux.

Le Kroubi, patrimoine culturel du Nord-Est. Fête à connotation musulmane. Mais les jeunes filles qui la dansent sont de toutes les tendances religieuses. Elles portent les mêmes parures traditionnelles.

Être équilibriste. A la limite funambule, pour se trémousser sur des échafaudages de 3 mètres. Vous qui avez le vertige, abstenez-vous ! Les accidents ne sont pas bien loin. Le poids des filles dansant sur les poutres fait craindre des chutes. Même s'ils sont rares. Inconvénients dont la survenue justifiée par les dissimulations de grossesses. Car, semble-t-il, il est interdit aux femmes enceintes d’y prendre part.

Une danse, malheureusement peu exploitée touristiquement. Elle n’est pas médiatisée. L’interdire, c’est « amputer Bondoukou d’une part de ses richesses culturelles », selon la majorité des habitants. Le Kroubi était pour Bondoukou ce que l’Abissa est pour Grand-Bassam.

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mardi, 10 juillet 2012

Bondoukou, bientôt un pôle économique incontournable ?

En recevant Echos du Zanzan en septembre 2010, le préfet Goun François avait déclaré que la région du Zanzan sortirait un jour de son isolement. Pour amorcer un vértable décollage économique. Il avait annoncé l'ouverture de cette région au Burkina-Faso. Pays voisin faisant frontière avec le département de Bouna.

Le mercredi 27 juin dernier, Koné Hiliassou, conseiller technique du président de l'Assemblée nationale, a confirmé cette information. C'était au cours de l'entretien accordé à notre site. A l'occasion, il a dit que les travaux de bitumage de l'axe Doropo jusqu'à la frontière burkinabè commenceront avant fin 2012.

La rencontre entre le Premier ministre Ahoussou Jeannot et les bailleurs de fonds du projet, ce dimanche 8 juillet à la pimature, augure des lendemains meilleurs pour le District du Zanzan. La route reliant Bouna jusqu'à la frontière du pays des Hommes intègres sera bel et bien goudronnée. "Les travaux débuteront avant la fin de l'année", affrme Patrick Achi, ministre des Infrastructures économiques.

Cet axe, pas le seul à bénéficier des 51 milliards d'investissement. La voie internationale Bondoukou-frontière ghanéenne, longue de 11 km, fait partie du projet.

La réalisation de ces infrastructures permettra au Zanzan de prendre son envole économique. Les retombées sur cette région en terme de dévises seront énomes. En effet, pour les échanges commerciaux entre la Côte d'Ivoire et les pays voisins du Nord, les camions seront obligés de passer par Bouna et Bondoukou, afin de gagner en temps . Joindre le port d'Abidjan par ce tronçon, plus court que par Ferké ou Korhogo.

Une aubaine pour tout le Nord-Est, longtemps isolé. Bien sûr, à condition que les populations saisissent l'opportunité.

Ossène Ouattara