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lundi, 04 mars 2013

BOUNA : Des manœuvres pour écarter Palé Olo Sib de la course aux Régionales ?

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Vendredi dernier, à Bouna, une rumeur a fait état de ce que Hien Philippe serait la nouvelle tête de liste du RDR pour les élections régionales dans le Bounkani, en remplacement de Palé Olo Sib.

L’information proviendrait d’une indiscrétion, suite à des entrevues entre le secrétaire général du RDR (Amadou Soumahoro) et certains cadres de Bouna, dans la soirée de jeudi 28 février. Hien Philippe, ex-challengeur du ministre Kaba Nialé aux dernières législatives, aurait été choisi au détriment des 2 principaux rivaux au sein du même parti. Notamment Palé Olo Sib (dont la candidature a pourtant été officiellement annoncée aux populations), et Loukimane Camara qui espérait encore que le RDR porterait son choix sur lui.

Selon Ouattara Abou, porte-parole de Palé Olo Sib, « aucune information officielle n’a abrogé la décision de la direction du RDR, qui a désigné le Colonel Olo son candidat dans le Bounkani. C’est une information qui n’est pas fiable ». Idem pour Oumar Camara, collaborateur de Loukimane Camara, pour qui l’information n’est pas encore officielle. Il reconnaît tout de même que le directeur de la SICOGI « a été joint par le secrétaire général du RDR pour avoir son avis sur le choix de Hien Philippe comme nouvelle tête de liste. Monsieur Loukimane n’a pas encore donné sa réponse ».

On peut aisément le deviner : les choses ne sont pas simples pour Amadou Soumahoro. A quelques jours de la date de clôture des dépôts de candidatures pour les échéances locales du 21 avril prochain, le suspens reste entier.

Ange Kouman

Source : L’inter du samedi 2 et dimanche 3 mars 2013.

vendredi, 01 mars 2013

Filière anacarde : « Nous interdirons les exportateurs d’acheter bord-champ »

Il a fait partie du comité qui a réfléchi sur la fixation des prix d’achat du kilogramme d’anacarde pour la campagne 2013. Pété Bini Yao, président de la Mutuelle technique agricole du Zanzan (MUTAZA) et membre fondateur de l’Entreprise coopérative pour le développement de l’agro-industrie du Zanzan (ECODAIZ), a décidé d’aller en guerre contre les acheteurs véreux. Interview.

Bini-1.JPG



Vous venez d’avoir une rencontre au niveau de l’intersyndicale de la noix de cajou. Peut-on dire que les problèmes ont été aplanis ?

Il y a une satisfaction, même si tous les problèmes ne sont pas encore résolus. Depuis 3 ans en effet, nous n’avons pas connu ce que nous connaissons aujourd’hui. L’Areca (Autorité de régulation du coton et de l’anacarde, NDLR) actuelle est complètement différente de celle que nous avons connue dans le passé. Aujourd’hui, nous avons un directeur exécutif qui est un homme de décision, de vision. Et cela marque psychologiquement les producteurs. Dans l’ensemble, les débats se sont bien déroulés. C’est un bon signe pour la politique agricole du président Ouattara.

Concrètement, qu’est-ce qui a été fait par l’Areca ?

Aujourd’hui, le prix minimum est acceptable, compte tenu de plusieurs facteurs touchant la qualité. Nous pensons que cela amènera chacun à être conscient et à produire la qualité et faire la promotion de la Côte d’Ivoire à travers la noix de cajou. Le fait même d’inviter les acteurs dans le débat de la fixation des prix est salutaire. Vous voyez déjà que les problèmes qui minent la filière et qui ont toujours entraîné le désordre sont en passe d’être résolus. J’estime que l’Areca doit être félicitée.

La plupart des paysans sont des illettrés. Croyez-vous que le message de sensibilisation sera bien perçu sur le terrain ?

Ce n’est pas aujourd’hui que je travaille avec les paysans. La Mutaza fait déjà un grand travail à Bondoukou. Nous, nous travaillons sur la porosité des frontières. Que ce soit la sensibilisation au niveau de la qualité ou de la vente groupée durant la campagne 2011-2012, les gens ont vu ce que nous avons fait sur le terrain. Nous sommes déjà habitués à la sensibilisation. L’Areca nous accompagne dans le Gontougo.

Vous faites partie du comité scientifique. Pensez-vous que les véritables problèmes des paysans ont été pris en compte ?

Il y a des problèmes que nous pouvons résoudre à notre niveau, en tant que comité scientifique. Beaucoup d’autres émanent des décisions du gouvernement. Avec la tutelle, nous allons trouver une solution à tous les problèmes. Cette année, vous verrez qu’au niveau de l’anacarde il y aura plus d’avancées en matière de réformes. Il suffit que l’Etat fasse un effort et vous verrez que nous les acteurs, nous travailleront sérieusement.

Avec ce prix minimum de 200 f CFA, croyez-vous que les producteurs seront satisfaits ?

L’an dernier, ça été un prix débattu. Mais des compréhensions ont pollué l’environnement des paysans. Cette année, les choses ont changé. Nous avons un prix minimum. Plus votre qualité est améliorée, plus vous avez l’opportunité de discuter avec les exportateurs pour avoir un meilleur prix. Tout le monde est d’accord sur ce point. Cela permet aux producteurs de faire la vente groupée. C’est-à-dire sensibiliser les acteurs à se regrouper en coopératives. C’est mon premier combat.

Dans vos résolutions, vous interdisez les exportateurs d’être sur le terrain. Avez-vous les moyens de satisfaire ces paysans qui ont besoin d’argent ?

...

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jeudi, 28 février 2013

SANDEGUE : L’école de Bandakagni-Sokoura a fait peau neuve

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L’école primaire de Bandakagni-Sokoura, localité située à environ 20 km de Sandégué, était un établissement pas comme les autres. Construit dans les années 1960, le bâtiment était fortement dégradé et méritait d’être réhabilité. Les habitants du village ont attendu en vain le Programme présidentiel d’urgence (PPU) pour redonner vie à ce temple du savoir.

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La diaspora du Zanzan en France, en collaboration avec certains cadres de Bandakagni-Sokoura, ont décidé de sauver l’établissement en effectuant des travaux de rénovation. Pour cela, ils se sont cotisé. Montant récolté, plus d’un million de francs. Cette somme a permis à l’école de se faire une petite santé, l’an dernier. Mais beaucoup de choses restent à faire pour que l’édifice public retrouve sa vigueur de jeunesse.

Pour rappel, l’école primaire de Bandakagni-Sokoura s’est bien illustrée aux derniers examens du CEPE et de l’entrée en 6ème. Alors que le taux de réussite national est de 55%, son résultat est largement positif avec 100% d’admis. Comme pour dire que l’effort de réhabilitation par les bonnes volontés n’a pas été vain. D’autres actes salvateurs sont attendus pour remettre à niveau le bâtiment scolaire.

Ouattara Daouda, correspondance particulière

mardi, 26 février 2013

Régionales dans le Bounkani : Des associations de jeunes apportent leur soutien à Palé Olo Sib

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La salle des mariages de la mairie de Treichville a refusé du monde, dimanche 24 février. Ils sont nombreux les jeunes du Bounkani venus échanger avec le Colonel Palé Olo Sib, directeur des Moyens généraux des douanes, et candidat du RDR aux Régionales. Celui-ci avait à ses côtés Sidiki Cissé, directeur général de l’ANADER, Sié Hien (Kalamon Sié), et le jeune Hien Tontoli Ange-Patrick.

La rencontre a tenu ses promesses. Les discussions ont été franches. Des difficultés des jeunes à trouver du travail, à ce que le candidat Olo Sib compte apporter au Bounkani une fois élu, en passant par la place des femmes. Tous les sujets ont été abordés.

Avant les échanges, le candidat du RDR a abordé certains sujets qui touchent à sa région. Entre autres, le phénomène des feux de brousse à chaque saison sèche, le reboisement, l’exode des filles vers Abidjan…

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Parlant du choix de sa personne par le RDR pour les Régionales, Palé Olo Sib a dit que le critère ethnique n’a rien à voir. En clair, il n’a pas été choisi parce qu’il est Lobi. A preuve, « dans cette salle, il y a toutes les ethnies du Bounkani », a-t-il révélé. Et de lancer un appel à tourner le dos aux particularismes ethniques. Car c’est « un facteur négligeable. C’est un piège ». Pour lui, si certains sont mécontents, c’est parce qu’ils estiment que le candidat devrait être issu de leur communauté. Mais le parti, fait savoir le Colonel, a plutôt mis l’accent sur la personne capable de le faire gagner. « Après enquête sur le terrain, il ressort que c’est moi qui peut lui garantir la victoire ». Olo Sib a promis "renforcer" la cohésion sociale. Déjà, « entre Loukimane et moi, il n’y a pas de problème. Nous nous sommes compris », a-t-il affirmé.

Quant au combat contre la pauvreté, l’ancien directeur de ...

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lundi, 25 février 2013

Municipales et Régionales : « Ne donnons pas nos voix à ceux qui font le "boucan" sauvage ! »

Est-ce que ces gens là sont dignes et capables de conduire nos régions à bon port ?
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Lors des préparatifs de la récente visite du Chef de l’Etat dans le District du Zanzan, un membre du gouvernement, et non des moindres, a posé la question de savoir si dans cette partie du pays, il existe des élus locaux (maires et des présidents de Conseils généraux). Car selon le ministre, rien n’a été fait durant cette dernière décennie et encore... Car, il faut le reconnaître, notre ministre est un expert, et personne ne peut douter de sa qualité et surtout de sa longue expérience dans des grandes institutions internationales. Depuis environ dix ans, il gère le département des Infrastructures Economiques. Rien ne lui a jamais été reproché.

Le ministre Achi Patrick Jérôme n’est pas un fils du District du Zanzan, mais il a osé dire ce que nos parents, mêmes les fonctionnaires et agents de l’Etat de notre pays en service disent bas. Un confrère a écrit tout récemment « le Zanzan est malade de ses cadres ». Oui, notre région est dans le coma par la faute de ses fils. Notre région est la première en matière de filles domestiques. Triste record. Souvenons-nous du temps de notre premier Président. Il a permis à chaque fils du pays d’être "Ambassadeur" de sa région auprès de lui. Les plus intelligents ont su faire bénéficier à leur région cette belle idée.

Mais la nôtre, par la faute de ses fils, est oubliée. La région du Zanzan produit la moitié de la production de la noix de cajou, du beurre de karité, le manganèse, l’igname… Elle fournit du bois aux scieries du Sud du pays. Nos cadres n’ont même pas eu l’audace de demander quelque chose de concret au Chef de l’Etat lors de sa grande tournée dans chez nous, car « ils ont réalisé de grands chantiers pour le bonheur de nos parents et sœurs devenues des domestiques ». Au CHR de Bondoukou, le plus petit examen ne peut se faire. Ne parlons pas de Bouna et Tanda. Car nos "grands cadres" n’ont pas ce temps pour nous.

L’hôpital général de Tanda n’a même pas de groupe électrogène. Pas encore de directeur dans cet établissement aussi sensible que le nerf sciatique. Mais notre grand manitou (député et président du Conseil général) de la ville ne voit pas l’utilité de l’hôpital qui doit sauver des vies.

Grâce à la visite du Chef de l’Etat, le Programme présidentiel d’urgence (PPU) a trouvé utile de renforcer le nombre de lampadaires dans la commune de Tanda en envoyant environ 200 poteaux. Mais à la grande surprise des populations, ces poteaux se sont retrouvés dans le campement de notre grand ministre. Que dis-je, dans son village. Le maire de Tanda ne dira pas le contraire.

Quelle considération pourrait-on accorder à un tel ministre dans un gouvernement du 21e siècle ? Nous demandons au Chef de l’Etat de commanditer un audit dans toutes les directions financières de ces ministres. Une telle personne qui a été incapable de développer un département, et qui cherche à longueur de journée à diriger une région toute entière, il y a problème ! Encore une de sa mauvaise gestion à la tête de cette collectivité décentralisée, le Conseil général de Tanda. Il a reçu en son temps un don d’une machine à réprofiler les routes. Aujourd’hui, cet engin est devenu la chose privée de "notre grand ministre".

Faites un tour dans le garage du "ministre résident" ! Vous verrez des minibus qui ne servent à rien et qui sont devenus une propriété privée. Chers parents, bientôt nous...

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samedi, 23 février 2013

Région du Bounkani : Ces compétences discrètes

Ce texte est une contribution de Djané Ollo, un habitué de notre site et vivant à l’étranger.

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Le développement d'une région repose sur plusieurs facteurs, dont la compétence et la qualité de ses acteurs. En l'occurrence, ses fils et filles. Dans le Bounkani, nous en avons. Leurs compétences reconnues dépassent nos frontières nationales et régionales. Et les médias internationaux en parlent. De quoi en être fier.

Je disais dans une de mes correspondances parue dans les colonnes de Les infos du Zanzan qu'il existe des femmes et des hommes de la région du Bounkani qui ont contribué, dans la discrétion et dans l'efficacité, à la victoire que nous savourons tous.

Ces hommes et femmes continuent toujours de travailler avec la même efficacité et les mêmes compétences, et méritent d'être connus de la population du Bounkani. En voici un exemple dont la compétence et l'expérience peuvent aider au développement. A condition de savoir en profiter.

Découvrez quelques extraits du portrait de madame la Ministre Kaba Nialé, fait par Jeune Afrique n° 2718 du 10 au 16 février 2013.

"Côte d'Ivoire: Kaba Nialé, une ministre au mérite"

"Première femme à la tête du stratégique portefeuille des Finances, Kaba Nialé est une habituée des arcanes du pouvoir. Alassane Ouattara considère cette statisticienne comme une "économiste de première classe".

C'est avec une grande sérénité et en arborant ce large sourire qui la caractérise que Kaba Nialé, ministre chargée de l'Economie et des Finances auprès du Premier ministre Daniel Kablan Duncan, a reçu la Française Christine Lagarde, directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), le 7 janvier, à Abidjan. Car il en faut plus pour impressionner cette quinquagénaire originaire de Bouko, dans l'Est du pays, première femme nommée à ce poste depuis l'indépendance, en 1960.

Sa présence à la tête de ce portefeuille n'est pas le fruit du hasard. Cette économiste émérite est même parfois comparée à Ngozi Okonjo-Iweala, ministre nigériane des Finances et ancienne directrice générale de la Banque mondiale.

Le Chef de l'Etat lui-même ne tarit d'ailleurs pas d'éloges sur celle qui le "pratique" depuis le début des années 1990, quand il était Premier ministre du président Félix Houphouët Boigny: « Kaba Nialé est une économiste de première classe. Elle a travaillé à la Banque mondiale, elle a géré des programmes structurels très importants, elle a participé à la rédaction de mon programme de gouvernement. J'ai une totale confiance en elle », assure Alassane Ouattara.

DJANE OLLO