topblog Ivoire blogs

vendredi, 22 février 2013

Municipales à Bondoukou : Koné Hiliassou en campagne de séduction

koné hiliassou, électorat, municipales 2013, bondoukou, séduction
« Je suis Koné Hiliassou, petit-fils de feu Fétigué Coulibaly de par mon père, et des villages de Sanguéhi et Songori de par ma mère. Je suis venu me présenter à vous. Pas pour vous dire que je suis candidat, mais vous demander de me permettre d’être candidat à la mairie de Bondoukou. Car entre les Lobi et les Djimini, il y a un lien très fort. Les Koulango sont mes oncles », parole de Koné Hiliassou. Il s’exprimait, le 18 février, depuis le quartier Balzac de Bondoukou, une bourgade peuplée de Lobi et de Koulango.

Fondée en 1971, la cité n’est pas viabilisée. Pas de rues. Pas d’eau potable ni électricité. « J’ai vu qu’il n’y a pas de routes, d’eau potable et d’électricité. On dirait qu’on est dans un village alors qu’on est en pleine ville », a déploré le candidat Hiliassou. Pour lui, le temps est venu pour la jeunesse. Celle-ci doit prendre la relève afin de mettre fin à cette situation "inadmissible". « Aujourd’hui c’est notre temps. Je veux qu’on dise ce qui a été fait et ce que l’on va faire pour le bien-être de nos parents », a-t-il poursuivi.

Il faut dire que Koné Hiliassou a marqué de ses empreintes la ville de Bondoukou. Beaucoup d’actions sociales ont été posées par lui. Entre autres, la construction et l’équipement d’un pavillon d’hospitalisation d’une valeur de 27 millions FCFA, 500 mille francs de médicaments au centre de santé de Soko, 150 matelas repartis entre la maternité du Centre hospitalier régional (CHR) de Bondoukou, le dispensaire de Soko et le centre Saint-Camille.

Le collaborateur du président de l’Assemblée nationale a aussi équipé certains bureaux de l’administration publique en matériel informatique. La société civile n’est pas en...

Voir la suite de cet article sur Les infos du Zanzan.

jeudi, 21 février 2013

Municipales à Bondoukou : « Bondoukou est sinistrée », selon Kra Atta

Des 4 prétendants à la mairie de Bondoukou, il est le moins connu et le plus jeune. Kra Atta Kouamé Gaston croit cependant en son étoile. Ce natif de Wolokei est ingénieur des Travaux publics. Dans cet entretien, il donne les raisons de sa candidature aux Municipales du 21 avril. Et fonde un espoir quant à sa victoire pour le renouveau de la cité aux 1 000 mosquées.
KRA-ATTA.jpg

Pourquoi voulez-vous être maire de Bondoukou ?

Je veux le bien-être de la population. La mairie, c’est une structure de développement mis en place par l’Etat. Et je pense qu’en étant à la tête de cette structure, j’apporterai le bien-être aux populations.

Donc pour apporter le bien-être aux populations, il faut nécessairement être à la tête de la commune ?

Non, pas forcément ! Cependant, lorsqu’on est à la mairie, on a un certain pouvoir de décision. En quelque sorte, on devient "propriétaire" de la ville. Et en tant qu’administrateur de cette entité, on peut aisément mener des actions. Des actions que je pose déjà. Mais celles-ci sont insuffisantes. Je les multiplierai avec les moyens que l’Etat mettra à ma disposition.

Avez-vous quelque chose à reprocher à l’équipe sortante ?

Je n’ai rien à lui reprocher. Vous savez, chacun a sa manière d’apprécier ! Et je pense que les populations ont eu le temps d’apprécier la gestion du maire sortant. Ce que je sais, c’est qu’à Bondoukou, il n’y a pas d’électricité dans les nouveaux quartiers. Pas d’eau, pas de routes. Les ordures ne sont pas ramassées. C’est un ensemble de maux dont souffrent la commune et ses habitants. Ce n’est pas à moi de dire que Paul ou Pierre n’a pas fait ceci ou cela. Je peux apporter des solutions.

Qu’apporterez-vous de nouveau à la commune ?

Ce sont les routes. En un mot, je dirai le développement. La voirie de Bondoukou est vieillissante. Elle date des années 1980. Les rues sont aujourd’hui dégradées. A la tête de la mairie, j’apporterai mon expertise. Mes relations m’aideront dans certains secteurs : l’électricité et l’eau. L’école est une priorité. Je lutterai contre l’exode des filles vers Abidjan en créant les conditions de leur formation à travers des écoles de couture, de coiffure et autres. Pour toute la jeunesse, je discuterai avec une banque pour la mise en place d’un fonds. Cet argent permettra de garantir des projets que la banque financera. Ce sont quelques éléments sur lesquels je vais travailler. La liste n’est pas exhaustive.

Quels sont vos moyens pour gagner l’élection ?

Je compte d’abord sur moi-même. Je compte aussi sur la bonne foi des populations. Une élection, c’est comme un combat. On ne dit pas que je vais pour perdre. On va pour gagner. J’ai les atouts et les arguments pour le prouver. La population adhère à ma vision de développement à travers mon programme.

Avez-vous des appréhensions ?

Non, seul Dieu détermine la destinée de chacun. C’est lui seul qui donne le pouvoir et instaure les dirigeants. Je ne suis que son instrument, s’il veut bien m’utiliser pour aider les populations de Bondoukou.

Depuis quelques jours, la cohésion sociale est mise à mal dans la commune. Quelle politique de réconciliation, une fois élu ?

La réconciliation demeure au centre de mes préoccupations. Il y a trop de problèmes à Bondoukou, surtout au niveau des cadres. Nos divergences politiques sont en réalité le fondement de cette division. Je réunirai les forces vives et les compétences autour d’une table. Ensemble, nous discuterons. Il faut que chacun sache que nous sommes tous frères. Nous sommes tenus d’être ensemble malgré nos différences. Bondoukou est sinistrée. Chacun doit apporter sa compétence dans les différents domaines. Personne ne doit dire que lui seul peut tout faire.

Certains sont pourtant en exil.

Pour nos frères en exil, nous allons ...

Voir la suite sur Les infos du Zanzan.

mercredi, 20 février 2013

Régionales dans le Bounkani : Voici pourquoi Tikoro Ouattara est candidat indépendant

bouna, tikoro ouattara, élection régionale, candidat indépendant


PDCI dans l’âme, le président intérimaire du Conseil général de Bouna n’a pas envisagé aller en indépendant. Mais depuis que le parti a porté son choix sur Palé Dimaté – l’"homme qui a trahi le PDCI" –, les populations de Bouna demandent à Tikoro Ouattara de se lancer dans la course pour les Régionales. Ce, afin de poursuivre l’œuvre de développement qu’il a initiée depuis sa nomination à la tête du Conseil général.

En plus de Palé Ollo Sib du RDR, Dimaté aura donc en face de lui l’homme que le ministre de l’Intérieur a nommé à sa place, le 15 juillet 2011. D’aucuns disent que Tikoro Ouattara aurait dû s’abstenir de se présenter à l’élection régionale en respectant la discipline de son parti. Soit. Sauf que la direction du PDCI n’incite pas elle-même à la discipline. De nombreux militants ont le sentiment qu’elle a plutôt fait la part belle aux "infidèles". C’est-à-dire ceux qui ont retourné leurs vestes à la moindre secousse dans le parti.

Palé Dimaté en donne le parfait exemple. Peu avant la crise postélectorale de 2010, il a déposé sa valise au FPI. En récompense, Laurent Gbagbo l’a nommé Haute autorité de développement. A Bouna, des populations ont en mémoire ses tractations pour conduire les membres du Conseil général dans son aventure. Cette "trahison" n’a jamais été sanctionnée par les hautes instances du parti sexagénaire. Et la défiance a continué.

Fort de son statut de député sortant, Palé Dimaté s’est présenté en indépendant aux dernières Législatives. Son échec a été la preuve que les populations de Bouna ne le portent plus dans leurs cœurs. Quelle chance le PDCI a de gagner une élection d’envergure régionale avec quelqu’un qui a échoué aux Législatives ?

En désignant les "indisciplinés" pour porter ses couleurs, le parti vert a lui-même ouvert la voie à toutes sortes de possibilités. Car si les fautifs sont choyés, quel sens prend alors le mot "sanction" et quelle valeur porte-il ? Les dernières révélations de Tia Koné sur son parjure doit interpeler. Pourquoi c’est 13 ans après qu’il a fait son mea-culpa ?

Tikoro Ouattara a décidé d’aller en candidat indépendant. Une candidature qui sonne comme ...

Voir la suite de cet texte en cliquant sur Les infos du Zanzan.

lundi, 18 février 2013

BONDOUKOU/TANDA: Chaudes batailles en perspective pour les Municipales

kouakou-dapa.jpg
Fort de ses 18 années à la tête de la commune de Bondoukou, Kouakou Dapa attend sereinement ses adversaires aux prochaines échéances municipales. « Avec plus de 2,6 milliards de FCFA investis durant mon mandat, mon bilan plaide en ma faveur. Ce, malgré ces 10 années de crises », affirme le maire sortant. En face de lui, 3 autres candidats : Alliagui Diabagaté, Koné Hiliassou, et Kra Atta Kouamé Gaston.

Si le 1er porte les couleurs d’un parti politique – le RDR –, ce n’est pas le cas pour les 2 autres prétendants. Koné Hiliassou est candidat indépendant. Le fait d’être conseiller technique du président de l’Assemblée nationale (Guillaume Soro) est un atout. Un problème tout de même : monsieur Hiliassou est militant du RDR. Une appartenance qui ouvre la voie à des incertitudes.

Kra Atta Kouamé Gaston est ingénieur des Ponts et chaussés au Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD). Il s’est révélé à certaines populations de la commune à travers des dons. C’est grâce au Commandant Fofié Kouakou qu’il s’est fait un nom dans la ville de Bondoukou. Novice en politique, il n’a pas d’étiquette. Comme Koné Hiliassou, Kra Gaston va en indépendant.

Pour la 1ère fois, à Tanda, le maire sortant a un sérieux adversaire. Celui-ci se nomme Koné Amadou. Ce jeune, originaire de ...

Voir la suite en cliquant sur Les infos du Zanzan.

samedi, 16 février 2013

TANDA : Une mosaïque de traditions et de cultures

Dressé dans un paysage marqué par des collines variant entre 300 et 600 mètres de haut et des vallées étroites et peu profondes, le département de Tanda regorge de bas-fonds aux sols fertiles. Situé dans la région de Gontougo, avec une superficie de 1 625 km², le département d’environ 70 000 habitants se démarque par son exemple de cohésion et de fusion entre peuples autochtones issus de différents groupes ethniques. Des Gour (Lobi et Koulango) et Akan (Abron ou Bron, Agni) en constituent le substrat. Même si le koulango est de loin la langue la plus parlée.

Un peuplement par vagues successives

Le peuplement du territoire, qui deviendra plus tard le département de Tanda, a débuté au 16ème siècle avec l'installation (au sud de Bondoukou) des populations koulango provenant de Bouna. D'où elles furent chassées par les princes dagomba. Au 17ème siècle, les Koulango devinrent les vassaux des envahisseurs abron venus du Ghana. A leur suite, viendront 2 autres groupes venant également du Ghana : les Agni-Bona et les Agni-Bini. Repoussés par les Abron dont ils deviendront les vassaux, ceux-ci se retrouveront plus tard dans la zone forestière, au sud de Tanda, où ils occupent respectivement les sous-préfectures de Koun-Fao et de Kouassi-Datékro.

La situation géographique du département lui permet d'être relativement facile d'accès par rapport aux grands centres urbains du pays. Avec les mouvements migratoires incessants depuis longtemps, on peut noter aujourd'hui l'installation d'autres populations venues tant de Côte d'Ivoire que d'ailleurs.

Au niveau national, sont arrivés Lobi, Malinké, Baoulé et autres groupes ethniques. Burkinabés, Maliens, Nigériens, Togolais, Ghanéens, Béninois, Sénégalais sont de la sous-région. Dans une moindre mesure, quelques européens : Français et Italiens notamment. Surtout, pour des raisons religieuses. Les asiatiques sont peu nombreux. On y retrouve aussi, des Libanais et des Chinois. Malgré cette mosaïque de culture, le respect des valeurs traditionnelles des autochtones par les allogènes reste de mise. Ce, malgré la crise de succession au trône royale qui mine le peuple bron depuis plus de 20 ans.

Structure économique


La production agricole du département est essentiellement le fait d'une population jeune. Moins de 25 ans, avec une proportion élevée de femmes par rapport. L'acquisition des terres se fait en général par don, achat ou par héritage. Par sa position géographique – à cheval entre la forêt et la savane – le département de Tanda est prédisposé à une culture diversifiée. Les cultures vivrières sont représentées par l'igname. La banane plantain, le manioc, le maïs et le riz se pratiquent plus dans les sous-préfectures de Tiédio et d'Amanvi. A ces cultures, s’ajoutent les maraîchers : tomate, aubergine, gombo, piment,…

Le secteur de l'artisanat est peu développé. En raison des liens historiques multiséculaires, les populations préfèrent s'approvisionner en produits artisanaux chez les voisins ghanéens. Cependant, il convient de noter que tous les corps de métiers existent. Ceux-ci sont bien organisés à travers la Chambre départementale de métiers.

L'activité commerciale du département de Tanda est ...

Voir la suite de cet article en cliquant sur Les infos du Zanzan.

vendredi, 15 février 2013

BONDOUKOU : Le député Falley Timité appelle à soutenir le ministre Adjoumani aux Régionales

« Le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani est le candidat officiel choisi par les présidents Bédié et Alassane pour le compte de l’élection du président du Conseil régional de Gontougo. (…) C’est une obligation pour nous de suivre ce candidat parce qu’il est du RHDP ». Ces propos sont de Falley Timité, ancien député PDCI de Bondoukou. Qui s’exprimait, le dimanche 10 février, à Malagasso, un quartier de la ville aux 1 000 mosquées.

Faut-il crier à la trahison quand on sait qu’au départ, Falley Timité soutenait Babacauh Koffi Dongo dans la volonté de ce dernier à briquer le même poste ? « Non, il n’y a pas de trahison dans le geste de quelqu’un qui a respecté le choix de son parti », a répondu l’ex-député. La politique, c’est quand même la saine appréciation des réalités. Or le fait, semble dire l’ex-parlementaire, c’est la désignation de Kobenan Kouassi Adjoumani comme candidat du RHDP à l’élection régionale. « Pourquoi se soustraire à la décision des hautes autorités de son propre parti ? », s’interroge Falley Timité. Pour lui, le président Bédié veut simplement « l’émergence d’une personnalité politique forte dans le Gontougo. C’est-à-dire un homme, à l’image du ministre Yaya Ouattara – atteint aujourd’hui par l’âge – capable de rassembler et de porter les aspirations des populations dans les plus hautes instances de décision ». Et c’est le ministre des Ressources halieutiques que le président du ...

Voir la suite de ce texte sur http://lesinfosduzanzan.wordpress.com/.