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vendredi, 25 octobre 2013

BONDOUKOU : Un centre d’éducation de la petite enfance ouvert à Téfro

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Dans la région de Gontougo, l’ONG Forum optimal développement (FOOD) fait de l’alphabétisation et de la protection de la petite enfance son cheval de bataille. Dans le monde rural notamment. Samedi dernier, le président Toh Somé a installé à Téfro, localité sise à 76 kilomètres de Bondoukou, un centre d’éducation et de formation communautaire chargé de l’alphabétisation des femmes et de l’encadrement de la petite enfance. « Le centre d’éduction de la petite enfance que nous ouvrons aujourd’hui va accueillir des centaines d’enfants issus des 13 villages qui gravitent autour de Téfro. Ces enfants du monde rural pourront ainsi avoir les mêmes chances que ceux des zones urbaines. La place des enfants est avant tout à l’école », a expliqué Toh Somé.

Quant au centre d’alphabétisation pour femmes, le président de FOOD espère qu’il permettra à ses "sœurs" de Téfro de se familiariser avec quelques notions de base. Des connaissances qui leur faciliteront la vie en communauté. S’agissant de l’adhésion des populations au projet, Toh Somé a rassuré : « ce sont elles qui ont offert les 2 appartements qui abritent le centre d’alphabétisation des femmes et celui de la petite enfance ». Le président a terminé son propos par l’annonce de l’ouverture à Téfro, dans les prochains jours, d’un centre médico-social.

Samuel Dumas

lundi, 10 juin 2013

BONDOUKOU : L’argent de l’anacarde divise les douaniers

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L’anacardier, une plante introduite dans les régions nord du pays pour lutter contre la désertification. L’anacarde (noix de cajou) n’occupait pas une place centrale à Bondoukou, il y a 30 ans. Relégué au second plan face au binôme café-cacao. Aujourd’hui, les populations n’ont pas le choix. Avec la disparition progressive de leurs vergers, la noix de cajou a gagné en prestige.

Dans le District du Zanzan, l’importance de l’anacardier n’est plus à démontrer. Les plantations s’étendant à perte de vue. L’on compte désormais sur les fruits de cette plante pérenne. Quand arrive la traite, toutes sortes d’appétits s’aiguisent. Les passions se déchaînent pour laisser transparaître les multiples problèmes liés à la commercialisation du produit.

Les problèmes de l’anacarde

Depuis que la noix de cajou a pris la place de la fève de cacao, les campagnes se suivent et se ressemblent. Jamais une année sans problème au niveau de la commercialisation du produit. Plusieurs maux perturbent le secteur cajou.

Le prix bord-champ

L’intérêt du gouvernement pour la filière anacarde reste moindre par rapport à l’organisation méticuleuse mise en place pour gérer le binôme café-cacao. Conséquence, le secteur est soumis au diktat des multinationales asiatiques. Quasiment seules entreprises intervenant dans le négoce de l’anacarde. Ce sont elles qui fixent les prix. Rarement les cours ont tendance à une hausse continue.
Sur ce marché aux humeurs changeantes, minces sont les marges de manœuvre de l’Autorité de régulation du coton et de l’anacarde (ARECA). Cette structure rattachée au ministère de l’Agriculture ne peut grand-chose pour obtenir un prix rémunérateur aux producteurs.

Le schéma est classique. A chaque traite, les cours commencent timidement. 100 FCFA, le kg. A ce prix, rares les paysans qui vendent leurs récoltes. Le kg monte à 150 FCFA. Puis à 200 FCFA. Ensuite à 250 FCFA pour s’arrêter autour de 300 FCFA. Les producteurs qui voudront faire de la rétention en attendant une meilleure offre courent le risque de vendre leur produit à vil prix. Les cours peuvent subitement chuter à 100 FCFA. Surtout quand le tonnage voulu par les exportateurs est sur le point d’être atteint. A prendre ou à laisser. Vaut mieux vendre son anacarde à un prix dérisoire que de l’avoir sous les bras. Ce qui est arrivé l’an dernier : 10 000 tonnes de noix invendues jusqu’en janvier 2013. Dans cette situation, chaque acheteur va de sa propre proposition. En contradiction du montant arrêté par l’organe de régulation. Situation encore pire quand les récoltes sont abondantes.

Pour cette campagne 2013, le prix bord-champ du kg est fixé à 200 FCFA. Ailleurs, on l’a acheté beaucoup moins. Présentement, à Bondoukou, le prix se négocie entre 75 et 125 FCFA. Sur le même territoire national, et pour le même produit agricole, le prix d’achat diffère d’un lieu à l’autre. L’ARECA est impuissante face à cette disparité. Un manque d’uniformité, conséquence de la dérégulation et de la forte dépendance du marché extérieur. Le secteur du cajou n’a pas de bourse pour en garantir les prix. Mal amplifié par les difficultés d’acheminement et d’entreposage des stocks.

Les tracasseries routières

La Côte d’Ivoire, pas un bon exemple en matière de fluidité routière. Les opérateurs économiques dépensent trop d’argent sur les routes. Les tracasseries, une des causes de la mévente de la noix de cajou.

C’est de Sampa, au Ghana, que les Asiatiques opèrent à Bondoukou. Pourquoi ? Parce que les routes ivoiriennes jugées coûteuses. Véritable chemin de croix pour atteindre les ports d’Abidjan et de San-Pedro. Que de barrages sur les trajets ! Que de rackets d’hommes en armes ! Des frais de route pouvant s’élever à près de...

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mardi, 09 avril 2013

BONDOUKOU/SAPIA : La maternité, à nouveau opérationnelle

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« Grâce à vous, les femmes pourront désormais accoucher dans de meilleures conditions. C’est pourquoi les populations de nos villages, par ma voix, expriment leur gratitude au PNUD et son partenaire », dixit Abou Ouattara, au nom des habitants de Sapia, une localité à 30 kilomètres de Bondoukou. C’est à l’occasion de la réouverture de la maternité, samedi dernier.

Abandonné depuis sa construction il y a 17 ans faute de sage-femme, l’établissement sanitaire de Sapia était totalement délabré. Grâce à la Fondation du groupe Atlantique, le centre présente aujourd’hui un visage bien meilleur. Avec des commodités qu’on trouve rarement dans des centres de santé ruraux. Pour lui permettre d’avoir de l’eau potable, la Fondation l’a doté d’un château qui fonctionne à l’énergie solaire. Et ce n’est tout. De l’eau chaude y est même disponible.

Par ailleurs, la réhabilitation de la maternité a permis à 30 jeunes d’apprendre des métiers du bâtiment. La maçonnerie et la menuiserie, notamment. Pour le groupe Atlantique, c’est une façon d’apporter sa contribution à la lutte contre la...

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vendredi, 22 mars 2013

BONDOUKOU : L’anacarde bientôt assurée

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La maison d’assurance Serenity SA veut innover en assurant des produits agricoles. Notamment l’anacarde, dont le District du Zanzan est grand producteur. Des études seraient en cours dans ce sens. L’information a été donnée, le samedi 16 mars, par Kipré Digbeu Maurice, PDG de l’entreprise. Une première pour le monde paysan des régions de Gontougo et du Bounkani. « Pour ceux qui hésitent encore à venir investir chez nous, notre région est fréquentable », a rassuré le maire Kouakou Dapa.

Vu l’importance de la noix de cajou dans l’économie locale, le ministre Adjoumani, parrain de la cérémonie, a plaidé pour son inscription effective au nombre des produits de Serenity SA. « Si vous voulez que votre agence de Bondoukou prospère, vous avez besoin d’ouvrir l’Assurance à l’anacarde. C’est notre café-cacao, notre hévéa. Elle est d’une qualité supérieure qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Prenez-le en compte dans votre plan de travail », a-t-il conseillé.

Bien plus, l’ouverture de l’agence locale de la maison d’assurance est « l’aboutissement de 2 années d’efforts pour répondre au problème d’emploi des jeunes de Bondoukou. Se soigner moins cher et donner un coup d’accélérateur au monde paysan dans la couverture des périls agricoles », a précisé Kabran Jean Albert, représentant de l’entreprise à Bondoukou.

Avec un chiffre d’affaires d’environ 2,3 milliards de FCFA en 2012, Serenity SA veut se....

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jeudi, 21 mars 2013

BONDOUKOU : Un atelier sur la prévention du VIH/Sida chez les jeunes

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Beaucoup de jeunes gens sont infectés par le VIH/Sida, dans le Zanzan. En vue de trouver des solutions à ce problème, un l’atelier sur la prévention du virus d’immunodéficience humaine s’est tenu à Bondoukou, le mardi 19 mars.

Sous l’égide de l’UNICEF, représenté par docteur Konan Kouamé Jean (chargé de la prévention du VIH/Sida chez les jeunes et adolescents), cet atelier a réuni acteurs du système éducatif et de promotion de la jeunesse du Zanzan. L’organisation onusienne a sensibilisé sur la manière de se prémunir contre le virus responsable du Sida.

Avec un taux de séroprévalence nationale de 4,7 % en 2005, l’épidémie s’est féminisée progressivement. 6,4% de femmes seraient atteintes, contre 2,9 % d’hommes. Les chiffres sont alarmants chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans. 5,4% d’entre eux seraient contaminés par le VIH. Cette réalité s’explique, selon Konan Kouamé Jean, au ratio de 10 jeunes filles pour un garçon. Cependant, « la faible connaissance des moyens de prévention parmi les jeunes, la faible utilisation des préservatifs et la faiblesse des services de prévention et de prise en charge demeurent les principaux facteurs de vulnérabilité », a précisé le médecin. D’où l’urgence de trouver des réponses adéquates au problème.

Toute chose qui donne sens à l’atelier de Bondoukou. Il prendra fin, ce jeudi 21 mars 2013.

Rosemonde Desuza

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lundi, 18 mars 2013

BONDOUKOU : Le soutien du maire Kouakou Dapa au nouveau Commandant du Ghanbatt

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Le jeudi 28 février, le contingent ghanéen de l’ONUCI à Bondoukou a été renouvelé. Ce, pour la 18ème fois. Les nouveaux casques bleus ont pour chef le Lieutenant-colonel Nyarko Benjamin.

Vendredi dernier, c’est-à-dire 2 semaines après sa prise de fonction, le nouveau Commandant de la force onusienne dans le District du Zanzan a rendu visite à Kouakou Dapa, maire de la commune de Bondoukou. Au cours de leurs échanges qui ont duré une demi-heure, les 2 hommes ont décidé de renforcer davantage leur collaboration pour le bien des populations de Gontougo et du Bounkani. « Notre mission n’a pas varié dans cette région. Nous sommes là pour poursuivre ce que nos prédécesseurs ont entamé. Et nous comptons sur votre entière collaboration pour y parvenir », a indiqué le Lieutenant-colonel Nyarko, en présence de plusieurs collaborateurs.

Entouré de nombreux conseillers municipaux, Kouakou Dapa s’est engagé à accompagner le patron du cantonnement ghanéen dans sa mission. Et de traduire la gratitude de tous les Ivoiriens à l’ONUCI pour son rôle dans le dénouement de la crise ivoirienne. « Nous nous engageons à vous accompagner dans votre mission. Vous êtes chez vous. Chaque fois que vous solliciterez notre soutien, nous serons toujours prêts à vous l’accorder », a promis monsieur le maire.

Samuel Dumas