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lundi, 25 février 2013

Municipales et Régionales : « Ne donnons pas nos voix à ceux qui font le "boucan" sauvage ! »

Est-ce que ces gens là sont dignes et capables de conduire nos régions à bon port ?
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Lors des préparatifs de la récente visite du Chef de l’Etat dans le District du Zanzan, un membre du gouvernement, et non des moindres, a posé la question de savoir si dans cette partie du pays, il existe des élus locaux (maires et des présidents de Conseils généraux). Car selon le ministre, rien n’a été fait durant cette dernière décennie et encore... Car, il faut le reconnaître, notre ministre est un expert, et personne ne peut douter de sa qualité et surtout de sa longue expérience dans des grandes institutions internationales. Depuis environ dix ans, il gère le département des Infrastructures Economiques. Rien ne lui a jamais été reproché.

Le ministre Achi Patrick Jérôme n’est pas un fils du District du Zanzan, mais il a osé dire ce que nos parents, mêmes les fonctionnaires et agents de l’Etat de notre pays en service disent bas. Un confrère a écrit tout récemment « le Zanzan est malade de ses cadres ». Oui, notre région est dans le coma par la faute de ses fils. Notre région est la première en matière de filles domestiques. Triste record. Souvenons-nous du temps de notre premier Président. Il a permis à chaque fils du pays d’être "Ambassadeur" de sa région auprès de lui. Les plus intelligents ont su faire bénéficier à leur région cette belle idée.

Mais la nôtre, par la faute de ses fils, est oubliée. La région du Zanzan produit la moitié de la production de la noix de cajou, du beurre de karité, le manganèse, l’igname… Elle fournit du bois aux scieries du Sud du pays. Nos cadres n’ont même pas eu l’audace de demander quelque chose de concret au Chef de l’Etat lors de sa grande tournée dans chez nous, car « ils ont réalisé de grands chantiers pour le bonheur de nos parents et sœurs devenues des domestiques ». Au CHR de Bondoukou, le plus petit examen ne peut se faire. Ne parlons pas de Bouna et Tanda. Car nos "grands cadres" n’ont pas ce temps pour nous.

L’hôpital général de Tanda n’a même pas de groupe électrogène. Pas encore de directeur dans cet établissement aussi sensible que le nerf sciatique. Mais notre grand manitou (député et président du Conseil général) de la ville ne voit pas l’utilité de l’hôpital qui doit sauver des vies.

Grâce à la visite du Chef de l’Etat, le Programme présidentiel d’urgence (PPU) a trouvé utile de renforcer le nombre de lampadaires dans la commune de Tanda en envoyant environ 200 poteaux. Mais à la grande surprise des populations, ces poteaux se sont retrouvés dans le campement de notre grand ministre. Que dis-je, dans son village. Le maire de Tanda ne dira pas le contraire.

Quelle considération pourrait-on accorder à un tel ministre dans un gouvernement du 21e siècle ? Nous demandons au Chef de l’Etat de commanditer un audit dans toutes les directions financières de ces ministres. Une telle personne qui a été incapable de développer un département, et qui cherche à longueur de journée à diriger une région toute entière, il y a problème ! Encore une de sa mauvaise gestion à la tête de cette collectivité décentralisée, le Conseil général de Tanda. Il a reçu en son temps un don d’une machine à réprofiler les routes. Aujourd’hui, cet engin est devenu la chose privée de "notre grand ministre".

Faites un tour dans le garage du "ministre résident" ! Vous verrez des minibus qui ne servent à rien et qui sont devenus une propriété privée. Chers parents, bientôt nous...

Voir la suite de ce texte en cliquant sur Les infos du Zanzan.

dimanche, 13 janvier 2013

Municipales et Régionales à Bondoukou : La base du RDR dit "non" à sa direction

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« Kobenan Kouassi Adjoumani et Palé Dimaté ne peuvent pas prétendre être les candidats du RHDP parce que le président Alassane et Bédié les ont désignés. Nous devons nous retrouver autour d’une table de négociation afin de sortir la liste censée nous conduire au développement. Mais pas comme on veut nous l’imposer », s’est indigné Bamba Salia, porte-parole de la jeunesse républicaine du District du Zanzan. Celui-ci a initié une manifestation de protestation contre son parti, ce dimanche 13 janvier, à Bondoukou.

Plus un secret pour les militants RDR du Zanzan : la direction du parti ne leur dit pas la vérité sur les candidats retenus pour conduire les listes pour l’élection des présidents des Conseils régionaux. Si les candidats pour les élections municipales sont connus, ce n’est pas le cas pour ceux des Conseils régionaux où ils attendent toujours le choix de la direction de leur parti.

Kobenan Kouassi Adjoumani et Palé Dimaté, tous du PDCI, semblent être les candidats retenus pour conduire le RHDP dans le Zanzan. Respectivement dans la région de Gontougo et du Bounkani. Devant cette situation où 7 candidats (dans le Gontougo) et 3 (dans le Bounkani) attendent l’investiture de la direction du RDR, les militants de la ville aux 1 000 mosquées n’ont pas voulu se faire conter l’imposture et le mépris dont fait montre la direction de leur parti. Ils ont manifesté leur colère ce matin.

Tout a débuté par le tour de la ville sur des motos. Les manifestants tenaient des pancartes aux écriteaux évocateurs : « oui au RHDP mais non à un candidat imposé ! Trop c’est trop ! Laissons le peuple choisir ses dirigeants ! 2015, c’est aujourd’hui, ne frustrez pas les populations ! Non, Adjoumani et Palé Dimaté ne sont pas le choix du Gontougo et du Bounkani ». Au siège du RDR, de nombreux militants disent ne pas comprendre ce qui leur arrive depuis qu’ils ont donné leur voix à Alassane Ouattara. « Nous avons aidé Adjoumani à être là où il est (ministre, NDLR). Il nous a trahis car de toutes ses promesses, il n’a réalisé aucune. Si Alassane sait vraiment que c’est nous qui l’avons élu, qu’il sache qu’Adjoumani n’est pas notre choix. Il n’est pas le seul intelligent de la région. S’il insiste, il trouvera nous les femmes sur son chemin », s’est exprimé sur un ton vindicatif Timité Fatima.

Rosemonde Desuza

vendredi, 09 novembre 2012

Alliagui Soumaïla de la RJR de Bondoukou : « Si le ministre Adjoumani se présente aux Régionales, nous n’allons pas le voter »

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Alliagui Soumaïla, à la fois président des jeunes de Soko, membre de la jeunesse communale de Bondoukou et membre RJR de cette ville. Dans cet entretien, il n’a occulté aucun sujet.

Vous avez souhaité nous rencontrer. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis Alliagui Soumaïla, membre du RJR (Rassemblement des jeunes républicains, NDLR) de Bondoukou commune depuis 1996. Je suis membre actif du RDR (Rassemblement des républicains, NDLR) de cette ville. Par ailleurs, je suis le président des jeunes de Soko.

En tant que premier responsable de la jeunesse de Soko, quel regard portez-vous sur votre village ?

Le village frontalier tente de sortir de sa léthargie. De par ses singes sacrés, il est connu au double plan national et international. Mais Soko a accusé un grand retard au niveau du développement. Certes nous avons un centre de santé et trois écoles primaires. Cependant vu le nombre d’enfants scolarisés, nous demandons la construction d’un collège moderne. La position stratégique de Soko exige que l’on y construise un marché international. A l’image de celui de Noé. Le poste des douanes a besoin d’être réhabilité pour permettre l’essor du commerce transfrontalier. Le développement de Soko en dépend. C’est pourquoi nous avons été peinés d’apprendre l’abrogation du décret pris par l’ex-régime érigeant Soko en commune rurale.

Vous êtes aussi un des membres de la jeunesse communale de Bondoukou. Aujourd’hui, quel est l’état de santé de cette ville ?

Les infrastructures construites à la faveur de la fête de l’indépendance en 1971 sont gagnées par l’usure. Elles sont devenues vétustes. Même si on félicite le Programme présidentiel d’urgence pour avoir réglé un tant soit peu le problème de l’électricité, je dois vous dire qu’à Bondoukou il n’y a pas d’eau. Les populations peuvent passer une ou deux semaines sans eau. Les capacités du château ne suffisent plus pour fournir de l’eau aux habitants. Au niveau de l’éducation, Bondoukou a un seul lycée. La population éducative ayant augmenté, il faut construire plusieurs lycées et collèges. Aussi bien dans la ville que dans les départements et sous-préfectures. On doit enfin construire le lycée pour jeunes filles comme l’Etat l’a promis. Que débute les travaux de l’université annoncée ! Au niveau des infrastructures routières, c’est grave. A Bondoukou, on ne parle pas de nids-de-poule mais de "nid-d’éléphant". Franchement, nous avons pensé qu’avant l’arrivée du président Alassane Ouattara les infrastructures routières allaient être restaurées. Jusqu’à présent, rien. Le président de la République avait même annoncé les travaux du bitumage des axes Bondoukou-Sampa et Bouna-frontière du Burkina avant la fin de cette année. Pour l’heure, pas d’indice pouvant permettre d’affirmer le début de ces travaux.

Vous ne croyez donc pas aux promesses du chef de l’Etat ?

Si j’y crois ! Seulement nous, jeunes, sommes impatients. La jeunesse attend le début des travaux pour être embauchée. Depuis l’inauguration de l’usine Olam de Bouaké, on avait fait la promesse que la prochaine usine d’anacarde sera construite à Bondoukou, compte tenu du fait que le Zanzan constitue une grande région productrice. La construction de cette unité était annoncée avant l’ouverture de la campagne 2013. A quelques mois de cette traite, nous ne voyons rien. Pourtant, nous jeunes, avions lutté pour que l’anacarde ne parte pas au Ghana. Nous avions risqué nos vies pour donner la chance à l’implantation de cette usine à Bondoukou. Les structures de régulation de l’anacarde se trouvent à Abidjan, c’est-à-dire là où on ne le produit pas. Dans une zone productrice comme le Zanzan, y a rien. Ce n’est pas normal.

Vous venez de dresser un tableau sombre concernant Bondoukou. Comment expliquez-vous cet état de faits ? Le Zanzan est pourtant connu comme une des régions ayant fourni beaucoup de cadres à l’administration publique.

Le problème de Bondoukou, c’est le manque d’union de ses enfants. Sinon depuis le président Houphouët, beaucoup de cadres du Zanzan ont travaillé dans la haute administration. Aujourd’hui encore, beaucoup occupent de hautes fonctions. Mais la discorde, le manque d’union de ces cadres constitue, selon moi, la plaie qui ronge toute la région. Chacun veut en finir avec l’autre pour des intérêts particuliers. Or ce qui prime, c’est le développement de la région. C’est ce dont nous avons besoin, pas autre chose. A la vérité, le Zanzan n’a pas un leader capable de penser le développement.

Venons-en à la vie de votre parti, le RDR. Comme se porte-t-il à Bondoukou depuis l’élection du président Ouattara ?

Voir la suite de cet entretien sur http://lesinfosduzanzan.wordpress.com/.

jeudi, 27 septembre 2012

Tanda : Le MFA part en conquête

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Le Mouvement des forces d’avenir (MFA) veut élargir ses sections à Tanda. Tel est l’objet de la réunion organisée par ses militants, samedi 22 septembre.

A l’ordre du jour, les conclusions du parti d’Anaky Kobena sur son soutien au ministre Kobenan Adjoumani, candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) aux législatives passées.

Aussi, militants et sympathisants ont-ils tiré les leçons de la participation du président Anaky à l’élection présidentielle de 2010. Arrivé au 4ème rang dans le département. Ce qui, selon eux, n’est pas une position honorable. D’autant que le leader politique, originaire de Kouassi-Datékro. A quelques encablures de Tanda, chef-lieu.

Tous le savent : du travail reste à faire pour repositionner le MFA. Comment ? Redynamiser les sections existantes. En plus, implanter d’autres dans les villages et hameaux du département.

Quelle stratégie pour les prochaines échéances (municipale et régionale) ? Sur la question, les militants sont en réflexion. Cette fois, le MFA ne compte pas faire de la figuration. Son avenir en dépend, le moins qu’on puisse dire.

Ange Kouman

Crédit photo: abidjan.net