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lundi, 10 juin 2013

BONDOUKOU : L’argent de l’anacarde divise les douaniers

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L’anacardier, une plante introduite dans les régions nord du pays pour lutter contre la désertification. L’anacarde (noix de cajou) n’occupait pas une place centrale à Bondoukou, il y a 30 ans. Relégué au second plan face au binôme café-cacao. Aujourd’hui, les populations n’ont pas le choix. Avec la disparition progressive de leurs vergers, la noix de cajou a gagné en prestige.

Dans le District du Zanzan, l’importance de l’anacardier n’est plus à démontrer. Les plantations s’étendant à perte de vue. L’on compte désormais sur les fruits de cette plante pérenne. Quand arrive la traite, toutes sortes d’appétits s’aiguisent. Les passions se déchaînent pour laisser transparaître les multiples problèmes liés à la commercialisation du produit.

Les problèmes de l’anacarde

Depuis que la noix de cajou a pris la place de la fève de cacao, les campagnes se suivent et se ressemblent. Jamais une année sans problème au niveau de la commercialisation du produit. Plusieurs maux perturbent le secteur cajou.

Le prix bord-champ

L’intérêt du gouvernement pour la filière anacarde reste moindre par rapport à l’organisation méticuleuse mise en place pour gérer le binôme café-cacao. Conséquence, le secteur est soumis au diktat des multinationales asiatiques. Quasiment seules entreprises intervenant dans le négoce de l’anacarde. Ce sont elles qui fixent les prix. Rarement les cours ont tendance à une hausse continue.
Sur ce marché aux humeurs changeantes, minces sont les marges de manœuvre de l’Autorité de régulation du coton et de l’anacarde (ARECA). Cette structure rattachée au ministère de l’Agriculture ne peut grand-chose pour obtenir un prix rémunérateur aux producteurs.

Le schéma est classique. A chaque traite, les cours commencent timidement. 100 FCFA, le kg. A ce prix, rares les paysans qui vendent leurs récoltes. Le kg monte à 150 FCFA. Puis à 200 FCFA. Ensuite à 250 FCFA pour s’arrêter autour de 300 FCFA. Les producteurs qui voudront faire de la rétention en attendant une meilleure offre courent le risque de vendre leur produit à vil prix. Les cours peuvent subitement chuter à 100 FCFA. Surtout quand le tonnage voulu par les exportateurs est sur le point d’être atteint. A prendre ou à laisser. Vaut mieux vendre son anacarde à un prix dérisoire que de l’avoir sous les bras. Ce qui est arrivé l’an dernier : 10 000 tonnes de noix invendues jusqu’en janvier 2013. Dans cette situation, chaque acheteur va de sa propre proposition. En contradiction du montant arrêté par l’organe de régulation. Situation encore pire quand les récoltes sont abondantes.

Pour cette campagne 2013, le prix bord-champ du kg est fixé à 200 FCFA. Ailleurs, on l’a acheté beaucoup moins. Présentement, à Bondoukou, le prix se négocie entre 75 et 125 FCFA. Sur le même territoire national, et pour le même produit agricole, le prix d’achat diffère d’un lieu à l’autre. L’ARECA est impuissante face à cette disparité. Un manque d’uniformité, conséquence de la dérégulation et de la forte dépendance du marché extérieur. Le secteur du cajou n’a pas de bourse pour en garantir les prix. Mal amplifié par les difficultés d’acheminement et d’entreposage des stocks.

Les tracasseries routières

La Côte d’Ivoire, pas un bon exemple en matière de fluidité routière. Les opérateurs économiques dépensent trop d’argent sur les routes. Les tracasseries, une des causes de la mévente de la noix de cajou.

C’est de Sampa, au Ghana, que les Asiatiques opèrent à Bondoukou. Pourquoi ? Parce que les routes ivoiriennes jugées coûteuses. Véritable chemin de croix pour atteindre les ports d’Abidjan et de San-Pedro. Que de barrages sur les trajets ! Que de rackets d’hommes en armes ! Des frais de route pouvant s’élever à près de...

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vendredi, 22 mars 2013

BONDOUKOU : L’anacarde bientôt assurée

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La maison d’assurance Serenity SA veut innover en assurant des produits agricoles. Notamment l’anacarde, dont le District du Zanzan est grand producteur. Des études seraient en cours dans ce sens. L’information a été donnée, le samedi 16 mars, par Kipré Digbeu Maurice, PDG de l’entreprise. Une première pour le monde paysan des régions de Gontougo et du Bounkani. « Pour ceux qui hésitent encore à venir investir chez nous, notre région est fréquentable », a rassuré le maire Kouakou Dapa.

Vu l’importance de la noix de cajou dans l’économie locale, le ministre Adjoumani, parrain de la cérémonie, a plaidé pour son inscription effective au nombre des produits de Serenity SA. « Si vous voulez que votre agence de Bondoukou prospère, vous avez besoin d’ouvrir l’Assurance à l’anacarde. C’est notre café-cacao, notre hévéa. Elle est d’une qualité supérieure qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Prenez-le en compte dans votre plan de travail », a-t-il conseillé.

Bien plus, l’ouverture de l’agence locale de la maison d’assurance est « l’aboutissement de 2 années d’efforts pour répondre au problème d’emploi des jeunes de Bondoukou. Se soigner moins cher et donner un coup d’accélérateur au monde paysan dans la couverture des périls agricoles », a précisé Kabran Jean Albert, représentant de l’entreprise à Bondoukou.

Avec un chiffre d’affaires d’environ 2,3 milliards de FCFA en 2012, Serenity SA veut se....

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vendredi, 01 mars 2013

Filière anacarde : « Nous interdirons les exportateurs d’acheter bord-champ »

Il a fait partie du comité qui a réfléchi sur la fixation des prix d’achat du kilogramme d’anacarde pour la campagne 2013. Pété Bini Yao, président de la Mutuelle technique agricole du Zanzan (MUTAZA) et membre fondateur de l’Entreprise coopérative pour le développement de l’agro-industrie du Zanzan (ECODAIZ), a décidé d’aller en guerre contre les acheteurs véreux. Interview.

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Vous venez d’avoir une rencontre au niveau de l’intersyndicale de la noix de cajou. Peut-on dire que les problèmes ont été aplanis ?

Il y a une satisfaction, même si tous les problèmes ne sont pas encore résolus. Depuis 3 ans en effet, nous n’avons pas connu ce que nous connaissons aujourd’hui. L’Areca (Autorité de régulation du coton et de l’anacarde, NDLR) actuelle est complètement différente de celle que nous avons connue dans le passé. Aujourd’hui, nous avons un directeur exécutif qui est un homme de décision, de vision. Et cela marque psychologiquement les producteurs. Dans l’ensemble, les débats se sont bien déroulés. C’est un bon signe pour la politique agricole du président Ouattara.

Concrètement, qu’est-ce qui a été fait par l’Areca ?

Aujourd’hui, le prix minimum est acceptable, compte tenu de plusieurs facteurs touchant la qualité. Nous pensons que cela amènera chacun à être conscient et à produire la qualité et faire la promotion de la Côte d’Ivoire à travers la noix de cajou. Le fait même d’inviter les acteurs dans le débat de la fixation des prix est salutaire. Vous voyez déjà que les problèmes qui minent la filière et qui ont toujours entraîné le désordre sont en passe d’être résolus. J’estime que l’Areca doit être félicitée.

La plupart des paysans sont des illettrés. Croyez-vous que le message de sensibilisation sera bien perçu sur le terrain ?

Ce n’est pas aujourd’hui que je travaille avec les paysans. La Mutaza fait déjà un grand travail à Bondoukou. Nous, nous travaillons sur la porosité des frontières. Que ce soit la sensibilisation au niveau de la qualité ou de la vente groupée durant la campagne 2011-2012, les gens ont vu ce que nous avons fait sur le terrain. Nous sommes déjà habitués à la sensibilisation. L’Areca nous accompagne dans le Gontougo.

Vous faites partie du comité scientifique. Pensez-vous que les véritables problèmes des paysans ont été pris en compte ?

Il y a des problèmes que nous pouvons résoudre à notre niveau, en tant que comité scientifique. Beaucoup d’autres émanent des décisions du gouvernement. Avec la tutelle, nous allons trouver une solution à tous les problèmes. Cette année, vous verrez qu’au niveau de l’anacarde il y aura plus d’avancées en matière de réformes. Il suffit que l’Etat fasse un effort et vous verrez que nous les acteurs, nous travailleront sérieusement.

Avec ce prix minimum de 200 f CFA, croyez-vous que les producteurs seront satisfaits ?

L’an dernier, ça été un prix débattu. Mais des compréhensions ont pollué l’environnement des paysans. Cette année, les choses ont changé. Nous avons un prix minimum. Plus votre qualité est améliorée, plus vous avez l’opportunité de discuter avec les exportateurs pour avoir un meilleur prix. Tout le monde est d’accord sur ce point. Cela permet aux producteurs de faire la vente groupée. C’est-à-dire sensibiliser les acteurs à se regrouper en coopératives. C’est mon premier combat.

Dans vos résolutions, vous interdisez les exportateurs d’être sur le terrain. Avez-vous les moyens de satisfaire ces paysans qui ont besoin d’argent ?

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vendredi, 15 février 2013

Filière anacarde : Le prix bord-champ de la campagne 2013 est connu

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Pour la détermination du prix bord-champ du kilogramme des noix de cajou, au titre de la campagne 2013, un comité scientifique a été mis en place. Comprenant 16 membres, dont 5 représentants des producteurs, ce comité a rendu public les conclusions de ses travaux, ce jeudi 14 février, au siège de l’Autorité de régulation du coton et de l’anacarde (ARECA).

Les prix minima obligatoires arrêtés

Bord-champ : 200 F CFA/kg
Magasin intérieur : 235 F CFA/kg
Magasin portuaire : 274 F CFA/kg

Afin d’assurer le bon déroulement de la campagne de commercialisation, le comité a identifié des mesures d’accompagnement. Au nombre desquelles l’application obligatoire des prix minima, leur révision sur la base d’une évolution de 15% du prix CAF, des réunions mensuelles d’évaluation du déroulement de la campagne, l’interdiction aux exportateurs d’acheter bord-champ, l’engagement des producteurs à vendre des noix de bonne qualité (séchage, triage, stockage), la réduction du nombre d’opérateurs agréés à l’exportation, l’instauration d’un contrat-type à l’exportation, la suppression de tous les prélèvements illégaux au niveau local (frais de route, agrément acheteurs et pisteurs, magasins, etc.), le renforcement de la lutte contre la sortie frauduleuse des noix du territoire national, …

Après échanges entre membres de coopératives et autres acteurs intervenant dans la filière, l’ARECA a ...

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lundi, 10 décembre 2012

La région du Gontougo manque-t-elle de leader ?

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« Dans la région du Gontougo, 90 % de la population vivent des revenus de l’agriculture. Dont 85 % essentiellement de l’anacarde. Et dire que le chef de l’Etat nous a ignorés durant sa visite, c’est incompréhensible. Il est temps que les paysans ouvrent grand leurs yeux pour voir, leurs oreilles pour entendre et leur esprit pour comprendre : ils sont sans leader. Pourtant, ils ont des élus et des cadres. Ceux-ci sont préoccupés par leurs intérêts personnels. Il faut donc créer des leaders maintenant », s’est exprimé haut et fort Pété Bini Yao, président de la Mutuelle technique agricole du Zanzan (Mutaza).

Au cours de la conférence de presse qu’il a animée à Bondoukou, Pété Bini est revenu sur la visite du président Alassane dans le District du Zanzan. Et s’est interrogé, une fois encore, sur les raisons qui ont fait que les membres de la MUTAZA, organisation qui rassemble les agriculteurs du Zanzan, n’ont pas été reçus par le chef de l’Etat.

Si la filière anacarde est bien organisée, elle peut rapporter beaucoup à l’Etat. Mais avant, la reconnaissance et la valorisation des producteurs doivent être de mise. Si le producteur de l’anacarde doit vivre de son travail, cela passe par l’appui de l’Etat aux coopératives en moyens financiers et en personnel d’encadrement technique. Aussi par la construction de magasins centraux de traitement et de conditionnement. Par l’interdiction des multinationales à acheter bord-champ, et garantir aux paysans un prix d’achat minimum de...

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mercredi, 07 novembre 2012

BONDOUKOU : Des producteurs d’anacarde réclame 50 millions de F CFA à une société

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La société African trade compagny (ATC), spécialisée dans l’achat des matières premières, reste devoir à l’Entreprise coopérative de l’agro-industrie du Zanzan (l’ECODAIZ) environ 50 millions de francs.

Information donnée jeudi 1er novembre par Pété Bini Yao, secrétaire exécutif de cette jeune coopérative. « Il reste une cinquantaine de millions pour 500 tonnes d’anacarde livrées sur une prévision de 6 000 tonnes au départ". L’argent du dernier achat fait par African trade compagny n’a pas été payé. Au grand dam des producteurs, qui crient leur colère. « Comment pouvez-vous comprendre qu’un paysan qui vit des ventes de ses noix de cajou attende depuis plusieurs mois le paiement de son argent. Aujourd’hui, les paysans ont des problèmes. Leurs enfants ne vont pas à l’école. Ceux qui devaient aller cette année à la Mecque n’ont pu le faire. Les fêtes de la Tabaski et des ignames qui viennent de se passer ont été faites sans eux », a déploré monsieur Bini.

Conséquence : une crise de confiance entre coopérateurs. Certains accusent ECODAIZ d’inefficacité et refusent de lui livrer de l’anacarde.

BOA Bonzou, émissaire du Conseil café-cacao, a été témoin de cette affaire. Il était dans la région de Gontougo pour s’assurer de l’application effective du prix d’achat minimum garanti.

Ancienne boucle du cacao, le Gontougo a vu disparaître ses plantations. Absent des statistiques de production du binôme cacao-café, l’espoir renaît pour sa population plus de 25 ans après. Mais obtenir les cabosses "Mercedes" pour renouveler les vergers reste le problème.

Boa Bonzou a lui-même touché du doigt les difficultés éprouvées par...

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