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jeudi, 14 mars 2013

BOUNA : Un mur de 7m de haut pour renforcer la sécurité autour de la prison

La sécurité précaire qui régnait à la prison de Bouna – où sont détenus Affi N’Guessan, Lida Kouassi Moïse, Michel Gbagbo (tous de l’ancien régime) – est un vieux souvenir. Un mur d’enceinte vient d’être bâti pour empêcher les évasions.

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Après les récentes évasions survenues à la prison civile (2 évasions entre juin et septembre 2012), le gouvernement a décidé de renforcer la sécurité. Pour ce faire, une muraille haute de 7m vient d’être dressée tout autour du lieu carcéral. Les travaux ont duré 6 mois.

Désormais, cette grande palissade protège les cellules des détenus et les bureaux du personnel administratif. Au niveau des hommes, les choses ont changé. Une force mixte composée de policiers, gendarmes, militaires, et gardes pénitentiaires veille nuit et jour. « Au lieu d’une dizaine d’éléments il y a quelques mois, ils sont une trentaine à surveiller la prison », a indiqué quelqu’un qui a requis l’anonymat. En plus de ces dispositions, interdiction formelle (entre 18h et 6h30 du matin) d’emprunter la rue qui passe devant l’établissement pénitentiaire.

Le retour de la "légalité"

Fini, le temps où le régisseur se pliait aux ordres des ex-rebelles. Depuis 3 mois, la gestion de la prison de Bouna est conforme aux règles régissant les milieux carcéraux dans le pays.

Au niveau des visites aux détenus, notamment ceux politiques, des mesures ont été prises. « Il faut se faire délivrer un permis par le cabinet du juge chargé du dossier à Abidjan. Ensuite, se rendre au Parquet de Bouna où le procureur donne instruction au régisseur pour exécution », a expliqué notre interlocuteur. Et seuls leurs avocats et parents proches ont droit à ce "privilège".

Affi N’Guessan et Lida Kouassi Moïse se porteraient bien. Quant à Michel Gbagbo, le fils de l’ex-président, il traîne un ...

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vendredi, 08 mars 2013

BONDOUKOU : Bientôt, la mise en valeur des parcelles rizicoles

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1,7million de tonnes de riz : voilà ce dont aura besoin la Côte d’Ivoire, cette année, pour nourrir sa population. Problème, il faudra importer plus de la moitié. Pourtant, ce ne sont pas les surfaces rizicoles qui manquent.

Dans le District du Zanzan, la mise en valeur des parcelles abandonnées constitue la priorité du gouvernement. Cela, grâce au Projet de réhabilitation agricole et de la réduction de la pauvreté (PRAREP) dans la région du Bounkani, et le Projet d’appui à la production agricole et à la commercialisation (PROPACOM). Outre le gouvernement, le FIDA et la Banque africaine de développement (BAD) apporteront leur appui financier. Conçus pour une durée de 6 ans, « ces projets vont prendre en compte 300 groupements coopératifs ou associations de femmes, de jeunes, à travers le financement de leurs projets de culture de riz, du manioc, de maïs, d’ignames et autres, de cultures maraîchères et de petites unités de transformation de produits agricoles. Cela, à travers la distribution gratuite de semences et de matériels agricoles. 120 motoculteurs sont prévus dans le cadre de ces projets », a révélé Kouassi Koffi Edmond, superviseur général des projets.

Une opportunité que les paysans de la sous-préfecture de Bondoukou entendent s’approprier afin de sortir du cercle vicieux de la pauvreté. Grâce à l’appui et à l’encadrement de la Compagnie agricole de Bondoukou (COBA) – une entreprise locale –, l’ensemble du riz produit sera acheté. Puis transformé sur place. Il sera vendu sur le marché national, avec le label "riz de Bondoukou". « Votre production ne restera pas dans vos mains. Une unité de transformation d’une capacité de 1,5 tonne/heure sortira de terre, avant la fin de l’année. Suivra celle de 5,5 tonnes/heure », a promis Ouattara Issoufou, PDG d’une société.
Avec une production de 6 tonnes à l’hectare en ce moment, « l’objectif est d’atteindre au moins 13 tonnes, à l’exemple de l’Espagne », a souhaité monsieur Issoufou. C’était hier jeudi 7 mars, au bureau de Zoué Sépan Vincent, sous-préfet de Bondoukou.

Rosemonde Desuza

lundi, 18 février 2013

BONDOUKOU/TANDA: Chaudes batailles en perspective pour les Municipales

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Fort de ses 18 années à la tête de la commune de Bondoukou, Kouakou Dapa attend sereinement ses adversaires aux prochaines échéances municipales. « Avec plus de 2,6 milliards de FCFA investis durant mon mandat, mon bilan plaide en ma faveur. Ce, malgré ces 10 années de crises », affirme le maire sortant. En face de lui, 3 autres candidats : Alliagui Diabagaté, Koné Hiliassou, et Kra Atta Kouamé Gaston.

Si le 1er porte les couleurs d’un parti politique – le RDR –, ce n’est pas le cas pour les 2 autres prétendants. Koné Hiliassou est candidat indépendant. Le fait d’être conseiller technique du président de l’Assemblée nationale (Guillaume Soro) est un atout. Un problème tout de même : monsieur Hiliassou est militant du RDR. Une appartenance qui ouvre la voie à des incertitudes.

Kra Atta Kouamé Gaston est ingénieur des Ponts et chaussés au Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD). Il s’est révélé à certaines populations de la commune à travers des dons. C’est grâce au Commandant Fofié Kouakou qu’il s’est fait un nom dans la ville de Bondoukou. Novice en politique, il n’a pas d’étiquette. Comme Koné Hiliassou, Kra Gaston va en indépendant.

Pour la 1ère fois, à Tanda, le maire sortant a un sérieux adversaire. Celui-ci se nomme Koné Amadou. Ce jeune, originaire de ...

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samedi, 16 février 2013

TANDA : Une mosaïque de traditions et de cultures

Dressé dans un paysage marqué par des collines variant entre 300 et 600 mètres de haut et des vallées étroites et peu profondes, le département de Tanda regorge de bas-fonds aux sols fertiles. Situé dans la région de Gontougo, avec une superficie de 1 625 km², le département d’environ 70 000 habitants se démarque par son exemple de cohésion et de fusion entre peuples autochtones issus de différents groupes ethniques. Des Gour (Lobi et Koulango) et Akan (Abron ou Bron, Agni) en constituent le substrat. Même si le koulango est de loin la langue la plus parlée.

Un peuplement par vagues successives

Le peuplement du territoire, qui deviendra plus tard le département de Tanda, a débuté au 16ème siècle avec l'installation (au sud de Bondoukou) des populations koulango provenant de Bouna. D'où elles furent chassées par les princes dagomba. Au 17ème siècle, les Koulango devinrent les vassaux des envahisseurs abron venus du Ghana. A leur suite, viendront 2 autres groupes venant également du Ghana : les Agni-Bona et les Agni-Bini. Repoussés par les Abron dont ils deviendront les vassaux, ceux-ci se retrouveront plus tard dans la zone forestière, au sud de Tanda, où ils occupent respectivement les sous-préfectures de Koun-Fao et de Kouassi-Datékro.

La situation géographique du département lui permet d'être relativement facile d'accès par rapport aux grands centres urbains du pays. Avec les mouvements migratoires incessants depuis longtemps, on peut noter aujourd'hui l'installation d'autres populations venues tant de Côte d'Ivoire que d'ailleurs.

Au niveau national, sont arrivés Lobi, Malinké, Baoulé et autres groupes ethniques. Burkinabés, Maliens, Nigériens, Togolais, Ghanéens, Béninois, Sénégalais sont de la sous-région. Dans une moindre mesure, quelques européens : Français et Italiens notamment. Surtout, pour des raisons religieuses. Les asiatiques sont peu nombreux. On y retrouve aussi, des Libanais et des Chinois. Malgré cette mosaïque de culture, le respect des valeurs traditionnelles des autochtones par les allogènes reste de mise. Ce, malgré la crise de succession au trône royale qui mine le peuple bron depuis plus de 20 ans.

Structure économique


La production agricole du département est essentiellement le fait d'une population jeune. Moins de 25 ans, avec une proportion élevée de femmes par rapport. L'acquisition des terres se fait en général par don, achat ou par héritage. Par sa position géographique – à cheval entre la forêt et la savane – le département de Tanda est prédisposé à une culture diversifiée. Les cultures vivrières sont représentées par l'igname. La banane plantain, le manioc, le maïs et le riz se pratiquent plus dans les sous-préfectures de Tiédio et d'Amanvi. A ces cultures, s’ajoutent les maraîchers : tomate, aubergine, gombo, piment,…

Le secteur de l'artisanat est peu développé. En raison des liens historiques multiséculaires, les populations préfèrent s'approvisionner en produits artisanaux chez les voisins ghanéens. Cependant, il convient de noter que tous les corps de métiers existent. Ceux-ci sont bien organisés à travers la Chambre départementale de métiers.

L'activité commerciale du département de Tanda est ...

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mercredi, 13 février 2013

BONDOUKOU : L’épargne verte vulgarisée par la société Green Label

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Bois à forte valeur ajoutée, le teck convient au climat tropical. Il présente une résistance remarquable dans les conditions extrêmes d’exploitation (même les feux de brousse). Quand on sait les ravages causés par ces feux de brousse dans l’économie locale, la venue de la société Green Label dans le Gontougo est plus qu’une opportunité d’affaire pour les populations.

En effet, « l’agroforesterie a l’avantage de conjuguer rentabilité, écologie et reboisement : 3 axes essentiels dans la marche de la Côte d’Ivoire vers le statut de pays émergent. Elle fait du reboisement non plus un acte désintéressé posé dans le souci de lutter contre la désertification, mais un projet entièrement économique. C’est pourquoi je vous exhorte à faire de l’agroforesterie, à travers les plantations de teck, un pilier de votre économie régionale », a exhorté Kouadio Brou Békouin, directeur commercial et marketing de la société Green Label. Il lançait les activités de son entreprise dans la région de Gontougo, le 7 février dernier. La ville de Bondoukou a servi de cadre à ce lancement.

C’est tout un programme que Green Label entend mettre en place pour inciter les populations de la région à s’intéresser à la culture du teck. « Nous vous accompagnerons dans l’entretien des routes, la construction de centres de santé et d’écoles dans les villages qui bénéficieront de ce programme. D’entrée, nous offrons 100 tables-bancs à 10 villages du département. Nous allons construire le centre de santé du village de Débango, où nous allons commencer les premières plantations de teck », a précisé Brou Békouin. Une phase pilote a déjà été initiée par le Conseil général de Bondoukou. 6 villages ont été choisis pour expérimenter 30 hectares de plantation, selon Yéboua Nestor, 4ème vice-président.

Tous se sont réjouis de l’initiative de Green Label. A commencer par le maire Kouakou Dapa, pour qui la culture du teck « un puissant facteur de reforestation, à l’instar de l’anacarde. Elle apportera sans doute une valeur ajoutée aux revenus de nos parents ». Kouassi Christophe, qui représentait le préfet, attend de voir la matérialisation des engagements pris par Green Label en faveur des populations. Il n’a pas caché son regret que la Côte d’Ivoire ne s’est...

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mardi, 12 février 2013

BONDOUKOU : Les Nafanan de Wolokéhi sacrifient à la tradition du feu de brousse

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5 000 hectares de plantations détruites, 19 personnes brûlées, plus de 380 cases incendiées : c’est le triste bilan des feux de brousse dans la région de Gontougo, ces dernières années. Ces chiffres ont été communiqués, le vendredi 8 février, par le Colonel Agboli N’Guessan, directeur régional des Eaux et Forêts. Il a fait cette révélation à l’occasion de la traditionnelle fête "de feu de brousse" des Nafanan de Wolokéhi, village de la commune de Bondoukou.

Le Colonel a sensibilisé les populations sur le danger que représentent les feux de brousse. Sensibilisation ayant eu pour thème danger du feu pour l’économie agricole de la région et de la société. C’est le préfet Goun Germain qui a présidé la séance. Egalement présents, Nanan Adou Bibi 2, les chefs des services de l’administration publique locale, les chefs traditionnels nafanan. « Cette fête marque la fin de l’année et le début d’une autre. Elle est une occasion pour ouvrir la chasse, élément culturel des Nafanan. Mais on ne peut continuer de faire l’apologie du feu, compte tenu des dégâts qu’il cause aux agriculteurs. La fête doit exister comme élément culturel. Cependant, le contenu doit changer. Elle doit être une occasion de sensibilisation au danger que représente le feu », a dit Sié Kobenan, chef de Wolokéhi et président du Conseil général de Bondoukou.

Pour l’histoire, les Nanfanan sont originaires de Sinematiali et descendants de Sié Djinigué. Ce dernier serait le fondateur du village de Somgbassié, devenu aujourd’hui Wolokéhi. La fête du feu de brousse est une institution culturelle chez ce peuple. Cérémonie de purification, de prière, de vœux et d’offrandes aux ancêtres. Elle se célèbre chaque année avant le début de la saison sèche. « Notre objectif, en tentant d’exhumer le passé des Nafanan, est de mettre à la disposition des peuples de Bondoukou en particulier, et de la Côte d’Ivoire en général, un instrument à caractère culturel pour leur permettre de mieux connaître ce peuple afin d’apprécier correctement son comportement dans le temps et dans l’espace », a poursuivi Sié Kobenan. La veille, tout a commencé par le jet de fagots au chef. Signe de reconnaissance et de soumission envers...

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