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jeudi, 04 avril 2013

DISTRICT DU ZANZAN : A la découverte de quelques danses culturelles

Dans un de nos articles, nous avons présenté le département de Koun-Fao comme "un réservoir de danses traditionnelles". Mais c’est la vie culturelle de tout le District du Zanzan qui est rythmée par une pléthore de danses coutumières. Ci-dessous, quelques-unes.

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DEPARTEMENT DE BONDOUKOU

La danse dondô, à Kouassi-N’Dawa

Elle est composée d’un orchestre et d’un chœur de femmes jouant du tambourin, et des hochets en calebasse. La danse dondô est faite essentiellement de gestuelle exécutée par 2 fillettes.

Le n’gbolo, à Bondo

C’est une danse mystique de chasseurs. Elle aurait été découverte par un chasseur qui a surpris des génies dansant le n’gbolo en brousse. Fasciné, il en parla au village. Grâce à plusieurs subterfuges, la danse fut adoptée. On la retrouve aussi à Takana (sous-préfecture de Dabakala). Mais à Bondo, elle est composée de 2 masques noirs (un mâle et une femelle au visage zoomorphe, avec une trompe et des petits animaux sculptés sur la tête). Ils sont habillés d’un pantalon et d’une chemise de pagne tissé et d’une jupette de fibres de raphia. Chacun tient en main 2 chasse-mouches. Noirs pour le mâle, et blancs pour la femelle. Ces masques sont considérés comme les plus beaux de la région. La danse raconte l’histoire d’un chasseur assistant à la création d’un village d’animaux. Elle se fait lors du décès d’une personne âgée, ou pendant des festivités.

Le bèdou

Le bèdou est un masque qui sort une fois l’an. A l’occasion, il constitue une danse sacrée qui ne doit pas être vue par les non-initiés. Le bèdou, raconte-t-on, a le pouvoir de conjurer le mauvais sort. Ce masque est habillé d’une grande tunique de fibres de raphia. Il a un visage plat, zoomorphe de forme triangulaire, multicolore et surmonté de 2 cornes. Le chœur est composé de 2 femmes âgées. Deux jeunes gens, dont l’un tient un éventail, accompagnent le masque. Des femmes sont les danseuses. Elles font une ronde autour du masque, dansant courbées en tenant un bout de leur pagne. Les danseuses, habillées d’un pagne abron avec un haut blanc. Même couleur du foulard qu’elles...

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mercredi, 20 mars 2013

KOUN-FAO : Un réservoir de danses traditionnelles

Plusieurs danses traditionnelles contribuent au charme culturel du département de Koun-Fao, dans le District du Zanzan. Malheureusement certaines sont aux oubliettes, car peu connues du grand public. Quelques-unes de ces danses.

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La danse tout propre, à Kokomian

Tout propre est une danse de réjouissance exécutée par les femmes. Aux sons des trompettes, celles-ci, en 2 rangs, avec au centre une awoulaba (petite reine de la danse), avancent majestueusement à pas lents.

L’okodjo

C’est une danse au clair de lune. En général, elle se déroule après les travaux champêtres, et est dansée par les jeunes filles pubères. Occasion pour celles-ci de chanter les louanges de leurs amoureux. Les filles sont habillées d’un cache-sexe rouge tenu par une ceinture de fines perles enfilées. Les seins sont découverts. Avec une coiffure dite "boule-boule", elles sont maquillées de kaolin appliqué sur une couche à base d’effiandron (sesamum radiatum). En cercle, les jeunes filles se tapent les mains, et une se détache du cercle pour se jeter dans les bras de ses amies. Ces dernières la projettent à nouveau vers le centre. Une chanteuse entonne un nouveau chant que les autres reprennent en chœur.

La danse pom pom

Le pom pom est dansé en l’honneur d’une jeune fille à marier, exemplaire par son éducation. L’orchestration et la danse sont exclusivement le fait des femmes. Les instruments de musique sont une bassine remplie d’eau sur laquelle on dépose une calebasse retournée et des hochets en calebasse. Les femmes dansent en cercle et une chanteuse vante les mérites de la jeune mariée assise sur un siège, habillée et parée.

L’attobo, à Dihibo

L’attobo, à la fois une danse de réjouissance et de funérailles. Les danseurs sont 2 hommes vêtus d’une tunique en toile de jute. Devant l’orchestre, est déposée une statuette de femme allaitant un enfant. C’est le fétiche de la danse. L’un des instruments de musique représente le corps d’une femme avec des seins sur une face et des animaux de l’autre. Le tout, posé sur un porc ou un éléphant. On trouve aussi une ...

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