topblog Ivoire blogs

samedi, 27 octobre 2012

Transport Bondoukou/Soko : Mal parti, qui finit bien !

En vue de trouver une solution à la crise entre transporteurs de Bondoukou et Soko, une importante réunion s’est tenue le lundi 22 octobre, à la mairie de la "ville aux 1 000 mosquées". Sous l’égide du préfet, syndicats et chauffeurs se sont parlé. Une sorte de "dialogue direct" ayant accouché bien plus qu’une souris.

Le temps mis pour arriver à des compromis (de 9h à 16h30) témoigne de l’âpreté des débats. Au terme des échanges, plusieurs points d’accord. Au nombre desquels le maintien de la gare de Soko. Elle assurera le transport des personnes et marchandises entre la Côte d’Ivoire et le Ghana. En clair, le village touristique est désormais le point d’échange des passagers. Comme la ville de Noé, à Aboisso.

Mais une nuance. Peuvent exploiter la ligne Bondoukou-Sampa (Ghana) et vice-versa, les véhicules munis de carte de transport, d’assurance ou de permis international. Cela, pour se conformer aux lois et règlement en vigueur s’agissant des mouvements des personnes dans l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO).

Les nuages se sont dissipés entre membres de la même corporation. Résultat : la réouverture de l’axe Bondoukou-Soko. Le trafic a repris à la satisfaction générale. Encore plus joyeux la jeunesse de Soko et Sanou Amoro, le chef de terre. Y compris les chefs des différents corps de l’armée (police, gendarmerie,…). Qui ont tous pris part à la réunion dirigée par le préfet Goun François. A ses côtés, les 2 secrétaires généraux de la préfecture, le sous-préfet, le secrétaire général de la mairie.

C’est par Arrêté municipal que la gare routière de Soko a été créée, en 1990. Ouverte en octobre 1993, elle a aussitôt fermé ses portes. On peut espérer que sa réouverture sorte la localité de la pauvreté.

Retrouvez cet aricle sur une plate-forme plus améliorée en cliquant sur http://lesinfosduzanzan.wordpress.com/

Ossène Ouattara

samedi, 20 octobre 2012

ASSUEFRY : Porosité de la frontière ivoiro-ghanéenne, une réalité

Il y a quelques temps, nous tirons la sonnette d’alarme sur la porosité de la frontière ivoiro-ghanéenne, du côté de Bondoukou (Cliquez ici). De Bouaffo, journaliste au Quotidien Le Nouveau réveil, vient de nous emboîter le pas. Ci-dessous le compte-rendu pathétique de son séjour à Assuéfry, dans le Gontougo. A quelques kilomètres du Ghana.

Samedi 29 septembre 2012, il est environ 9 heures du matin. Nous décidons de nous rendre à la frontière ivoiro-ghanéenne, située à une quinzaine de kilomètres.

Après quelques minutes de parcours sur un tronçon en train d’être reprofilé grâce au député Yéboua Cévérin, a-t-on appris, nous arrivons à Kouassi-Séranou, dernier village ivoirien avant la frontière. En plein milieu de cette localité, le dernier poste.

Un bambou de chine sert de barrage pour marquer la présence d’agents de sécurité. Nous stationnons à quelques mètres. Deux agents en tenues civiles et sans armes assis juste devant la maison faisant office de poste de contrôle. Deux autres sont assis, oisifs du fait du manque d’activités. Descendus de notre véhicule, nous nous approchons d’eux. Après les salutations d’usage, nous déclinons nos identités. Cela rassure nos agents sous les regards de quelques villageois devant une boutique.

Un poste frontalier qui laisse à désirer

Un des agents se confie aussitôt à nous, après avoir vérifié notre carte de presse. « Voici les conditions dans lesquelles nous travaillons. Ce bâtiment qui nous sert de poste, ce sont des maisons que nous louons avec des particuliers. Chaque mois, nous payons le loyer en mettant la main à nos poches », fait savoir le gendarme. Montrant un autre bâtiment qui fait également office de point de douane. « Nous n’avons pas d’engins roulants pour des patrouilles », poursuit-il. Avant de nous apprendre qu’ils sont 4 gendarmes, 2 policiers, et 2 militaires des Forces républicaines (FRCI).

Une frontière poreuse

Si gros camions et autres ne font plus signe de vie depuis la fermeture de la frontière, Ivoiriens et Ghanéens s’offrent plusieurs solutions pour contourner la frontière. « Le poste de contrôle se trouve en plein milieu du village. Les passants à motos ou à pieds ont plusieurs pistes pour se retrouver à l’autre bout du village. Nous sommes confrontés à ce problème. D’abord du fait de la position du poste. Parce que beaucoup de pistes dans les champs nous contournent », confie notre interlocuteur. Visiblement impuissant face au problème. Propos corroborés à notre présence. Des hommes à motos, après avoir contourné le poste ivoirien, se retrouvent nez-à-nez avec nous.

Autres préoccupations portées à notre connaissance, les liens fraternels entre peuples. « Des personnes ici ont leurs parents de l’autre côté (Ghana, NDLR). Souvent ils s’y rendent pour des problèmes de santé. Et les malades préfèrent aller se soigner de l’autre côté. Ce sont des cas que nous rencontrons fréquemment et que nous traitons avec beaucoup d’humanisme ».

A seulement 1 km de ce dernier village, la frontière avec le Ghana. Nous décidons de nous y rendre. Avec 2 agents ayant accepté de nous accompagner. Nous arrivons au poste. Une véritable cité qui n’a rien à voir avec le poste de fortune que nous venons de quitter. Trois agents de la police d’immigration, en tenues de fonction, nous reçoivent à leur bureau. Il est 11 heures 48 mins. Nous échangeons en anglais et vite, ils s’aperçoivent que nous sommes là pour une simple visite de courtoisie. Nous passons quelques minutes avant de prendre congé d’eux. Mais avant, nous avons constaté que le poste de Kwameseïkrom offrait une grande sécurité.

Bâti sur une bonne superficie, ce poste ghanéen est une cité administrative avec tous les services de sécurité. Police d’immigration, douanes…Tous les agents sont logés. Les postes de contrôle de Kouassi-Séranou (Côte d’Ivoire) et Kwameseïkrom (Ghana), le jour et la nuit. « J’espère que vous allez nous aider en rendant compte de la situation qui est la nôtre ici ! », nous chargent les 2 gendarmes ivoiriens.

Nous les abandonnons à leur poste de fortune pour revenir à Assuéfry. Et comme si notre chauffeur a lu dans nos pensées, il lance : « Avec ça, comment voulez-vous qu’on ne soit pas attaqué à tout moment ? ».

DE BOUAFFO, Envoyé spécial à Assuéfry

Source : Le Nouveau réveil du mardi 16 octobre.

vendredi, 31 août 2012

Bondoukou, dans le viseur des déstabilisateurs

Les villes de l’Est, en raison de leur proximité avec le Ghana, font courir des bruits d’attaques armées. Agnibilékrou, Abengourou, Akoupé, Agboville et Aboisso sont régulièrement citées. Oubliant Bondoukou, située à seulement 12 km du pays anglophone. Pourtant le risque d’assaillir la ville frontalière semble imminent.

Hier jeudi 30 août, 5 roquettes ont été découvertes au cœur même de la paisible ville. Ces armes, abandonnées dans un sac, ont été cachées près du jardin public, sur la route menant au quartier Zanzan. Une découverte à l’actif des riverains, qui ont aussitôt alerté les Forces républicaines (FRCI).

Des informations concordantes font état de ce que des villages près de Bondoukou constitueraient des caches d’armes. A Méré, Malaga, Bidio..., des responsables d’un parti politique, tous des enfants de la région, y tiendraient des réunions secrètes pour fins de subversion.

En tournée la semaine dernière sur ses terres, le ministre kouassi Adjoumani n’a pas manqué de lancer un appel à ses parents du Zanzan. Leur demandant de dénoncer tout comportement suspect. « Restez vigilants et dénoncer tout mouvement suspect que vous constaterez dans la région ».

Le travail des forces de l’ordre est difficile dans le Gontougo. Pas facile de contrôler les mouvements transfrontaliers, à cause de la porosité de la frontière. Un mal qui profite à des trafiquants de tout acabit.

En ces temps de psychose généralisée, des camions d’anacarde partent de Bondoukou vers le Ghana. Conscient du danger qu’ils constituent pour la sécurité, le commandant Soro, nouveau patron des militaires, ne ménage pas ses efforts pour les en empêcher. Sur ses ordres, des camions ont été contraints de rebrousser chemin, hier.

Ange Kouman

mercredi, 06 juin 2012

Bondoukou : Ne touche pas à mon anacarde !

Pourquoi l’anacarde cristallise autant de passions à Bondoukou ? Pour le savoir, nos équipes se sont rendues sur le théâtre des opérations. Dans une enquête qui a duré des mois – le temps qu’il fallu pour voir, écouter, et comprendre les enjeux –, elles livrent leur conclusion dans un article pathétique.

Lire la suite