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mercredi, 19 décembre 2012

BONDOUKOU, au surlendemain d’une journée à haut risque

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Le ministre Kouassi Adjoumani veut se risquer à une "acrobatie" dangereuse. En réponse au revers inattendu que lui a infligé la jeunesse de Bondoukou – celle-là même qui l’a "fait" –, son équipe s’hasarde sur la "pente glissante" de l’amalgame ethnique.

Hier mardi, elle a eu une rencontre avec les imams de Bondoukou et certains chefs de villages acquis à la cause de Kobenan Kouassi Adjoumani, député et président du Conseil général de Tanda. L’objet étant le rejet par les jeunes, dimanche dernier, de sa candidature à l’élection du Conseil régional dans le Gontougo.

Cette équipe, conduite par le chef de la province "Foumassa", s’est rendue chez le grand Imam. Pour que celui-ci fasse une "fatwa" (maudire par les versets du Coran) contre les militants du RHDP qui ont chassé le ministre. Entouré des propriétaires et chefs de quartiers de Bondoukou, le guide religieux a réservé sa réponse pour ce jour mercredi.

Pour mémoire, ce chef du Foumassa a été chassé à Sapli par ses propres sujets. Depuis lors, il est réfugié dans la ville aux 1 000 mosquées. Un vieil homme qui aurait pu, par sa sagesse, rapprocher les positions. Au lieu de cela, il appelle à "maudire" ceux qui ne soutiennent pas son candidat (Kouassi Adjoumani).

A titre d’information, c’est ce chef foumassa qui avait été commis par le ministre lui-même pour annoncer sa candidature aux régionales. Pour convaincre, il avait surpris plus d’un en annonçant qu’il faut soutenir monsieur Adjoumani parce que celui-ci lui "donne" toujours du "poisson".

Selon un haut cadre de ce parti, ...

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lundi, 17 décembre 2012

BONDOUKOU : La "prodada" politique du ministre Kouassi Adjoumani vire à l’échec

Le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani n’aura pas réussi son coup d’éclat politique à Bondoukou, hier dimanche 16 décembre. La réunion qu’il a voulu tenir en vue de se faire investir candidat de "consensus" du PDCI à la prochaine régionale n’a pas eu lieu. Et pour cause.

Kobenan-adjoumani.JPG



Ayant eu écho de ce qu’à l’issue de la rencontre le ministre Adjoumani serait désigné candidat pour porter les couleurs du PDCI, des jeunes de tous les partis politiques (FPI, RDR,…) ont investi, vers 10h, la maison du PDCI, lieu de la réunion. Tous avaient à la bouche le nom d’un seul individu : Babacauh Koffi Dongo. Ils ont scandé « Babacauh est le candidat du Gontougo. Professeur Babacauh, le candidat des jeunes. C’est lui ou rien ».

Pour ces jeunes militants, l’ingénieur agronome est le seul à même de bien présider aux destinées du Gontougo, leur région. Une zone qui manque de tout, à cause de la mauvaise gouvernance de certains. Février dernier, le journal Notre Voie a consacré des pages entières sur la mauvaise gestion du Conseil général de Tanda. Entité décentralisée dont le ministre Adjoumani est l’actuel président. Et sans langue de bois, les jeunes l’ont rappelé hier dimanche. « Regardez l’état de Tanda ! Pas de routes. Pourtant Adjoumani est d’une générosité excessive dans les funérailles. Il y dépense des millions », regrette A. K., sur un ton sentencieux. « Si on se trompe pour choisir ce monsieur comme notre candidat, le PDCI reculera encore d’un cran dans le Gontougo. Je préférerais voter un autre », affirme Souley Ouattara.

Des mises en garde de la jeunesse (au moins 70% de l’électorat) qui sonnent comme une prémonition sur le déclin du PDCI dans le Gontougo. Pressentiment auquel semble s’être foutu Kobenan Kouassi Adjoumani et ses amis. Ils se sont retrouvés quelque part, dans la villa d’un "délégué" mis au rebut pour tenir leur réunion. A l’issue de laquelle le ministre-député et président du Conseil général de Tanda a été ...

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jeudi, 22 novembre 2012

BONDOUKOU : Le ministre Kouassi Adjoumani échappe de peu à un lynchage

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Bondoukou, samedi dernier. Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani, a failli se faire lyncher par des jeunes en colère.

Ce n’est un secret pour personne. Les manières de faire du ministre Adjoumani, par ailleurs député de Tanda, ne plaisent pas à tout le monde. Elles ont fini par agacer des jeunes qui ont voulu en découdre avec lui. C’était en toute fin de la cérémonie de remise des dons de la Première dame, le 17 novembre.

La goutte d’eau qui a failli déborder le vase a été le refus de monsieur Adjoumani de dire merci aux députés Dah Désiré, Touré Souleymane et Falley Timité, comme il a témoigné sa gratitude aux autres personnalités présentes à la cérémonie. Ouattara Souadoukou, vice-président de la jeunesse du RDR de Bondoukou, a voulu savoir le motif. Kouassi Adjoumani a eu cette réponse, au grand étonnement du jeune homme : « je ne connais pas Dah Désiré comme un élu, parce qu’il n’est pas allé me saluer depuis son élection ». Un affront "impardonnable". D’autant plus que l’antécédent du ministre était dans certains esprits. « Cela fait la deuxième fois qu’il se comporte ainsi. Il l’a déjà fait à l’Honorable Touré Souleymane, vice- président de l’Assemblée nationale, lors d’une rencontre », a affirmé Souadoukou.

N’eût été l’intervention énergique de Fallet Timité, Kobenan Kouassi Adjoumani serait passé à tabac par la horde de jeunes surexcités. Son chauffeur a eu moins de chance. Le pauvre a reçu des gifles.

A dire vrai, l’incident est le résultat d’une accumulation de reproches contre...

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lundi, 15 octobre 2012

Election régionale dans le Gontougo : Honoré Kossonou "courtise" les cadres de Sandégué

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Permanence du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) du Plateau (Abidjan), vendredi 12 octobre. Honoré Kossonou, délégué départemental de Bondoukou 3 (à droite sur la photo), a rencontré les cadres de Sandégué. La raison, informer ceux-ci de la candidature de Kobenan Kouassi Adjoumani à la prochaine régionale dans le Gontougo.

L’exception n’a pas été faite au cours de cette rencontre. En effet partout où il passe, le délégué ne lésine pas sur les arguments pour montrer le bien-fondé de la candidature du ministre-député. Lui-même ayant ambitionné de candidater. Mais Honoré Kossonou dit avoir renoncé pour soutenir Kobenan Adjoumani. La personne à même de remporter la régionale parmi les autres prétendants de la famille PDCI de Bondoukou, a-t-il affirmé. Car candidat de la réconciliation, de l’unité et du développement.

La nouvelle, pas une surprise pour les ressortissants de Sandégué. Qui ont simplement pris acte. La réponse quant au choix du candidat qu’ils appelleront à soutenir sera donnée sous peu. Bien sûr après concertation, selon leur porte-parole. Comme s’ils redoutent des divisions entre militants d’un même parti, ou entre le PDCI et le Rassemblement des républicains (RDR) à l’approche de l’échéance, les cadres ont appelé les 2 partis politiques à aller en Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

Conscient du problème, monsieur Kossonou a révélé que des discussions sont en cours pour aplanir les divergences.

Ossène Ouattara

Crédit photo: AIP

vendredi, 05 octobre 2012

Assuéfry/Transua : Des cadres en colère contre le député Yéboua Cévérin

Telle que nous l’avons reçue, nous vous donnons la déclaration complète des cadres d’Assuéfry/Transua, regroupés au sein de TTPA. Cette déclaration fait suite aux propos de Yéboua Cévérin, député de la circonscription, affirmant le soutien des populations des 2 localités à la candidature du ministre Adjoumani aux prochaines régionales.

Récemment, nous avons lu dans les colonnes du quotidien Le Nouveau Réveil, n°3199 du mercredi 26 septembre 2012, les déclarations de Monsieur Yéboua Cévérin, député de la circonscription d’Assuéfry-Transua au sujet de l’engagement de toutes les populations dudit département aux côtés de monsieur Kobenan Kouassi Adjoumani, actuel ministre des Ressources animales et halieutiques, député, président du Conseil Général de Tanda et certainement candidat aux prochaines élections régionales pour le Gontougo. Bien sûr, les politiciens sont ce qu’ils sont avec leurs bulles de communication et les sujets creux auxquels ils soumettent les consciences de la population ; mais non seulement nous trouvons prématuré l’idée d’une adhésion massive de notre circonscription aux côtés dudit ministre, président de Conseil général et député, nous pensons, en tant que cadres de cette circonscription, que l’Etat fasse le bilan des conseils généraux avec les audits en cours pour avoir une visibilité sur l’adéquation du profil des candidats qui seront en lice mais surtout, sur la probité de ceux qui ont l’occasion de manipuler les deniers publics et dont les ardoises sont loin d’être clairs au sens d’un compte-rendu irréprochable. Et pour cause…

D’aucuns diront que ce sont des détails et que le diable se trouve dans le détail. Certes. Mais quand notre heureux député évite justement les détails pour nous mener globalement, péremptoirement sans sommation, de façon univoque sans concertation préalable et de façon virtuelle aussi d’ailleurs à un soutien sans calcul à la candidature de monsieur Adjoumani, nous jugeons qu’il y a précipitation et nous ne saurons nous accommoder avec une telle façon de nous représenter et de parler en notre nom et pour notre compte. C’est un peu présomptueux de la part de notre heureux député et c’est fâcheux pour notre conscience de citoyens pensant et en pleine possessions des facultés de jugement, de liberté d’action.

Par ailleurs, nous aurions été heureux comme l’est d’ailleurs notre fameux député, qu’il égrène pour les mémoires de simples citoyens les prouesses du futur candidat Adjoumani en matière de gestion. Nous aurions par exemple été tolérants sur une grande partie de sa gestion pour ne retenir que celle du Conseil Général de Tanda. Ne serait-ce que celle-là. Notre intérêt pour le Conseil Général est qu’il ressemble bien au futur Conseil Régional. Tout simple. Là-dessus, au moins deux faits publics ou si notre heureux député s’accommoderait du terme "allégations" sont à charge contre monsieur Adjoumani. Il s’agit d’un tract distribué en début décembre 2011 qui allègue justement que monsieur Adjoumani est un « mégalomane, bricoleur en gestion, voleur en réalité ». Pour les auteurs de ce billet, la gestion de Monsieur Adjoumani est loin du compte et il lui est reproché d’avoir gardé par devers lui environ 2 milliards 372 millions de francs CFA.

Des semaines plus tard soit en janvier 2012, un quotidien ivoirien, Notre Voie, a mené une enquête et a mis au gout du jour le peu de délicatesse qui a caractérisé toute la gestion de Monsieur Adjoumani. Que ce soit pour le tract ou pour l’article de journal, monsieur Adjoumani n’a jamais eu le courage de répondre aux allégations. Que faut-il en conclure ? Simplement que les politiciens aiment les bulles de communication mais quand ils restent muets sur des sujets de cette nature, c’est que la bulle est cassée. C’est pourquoi nous interpellons notre heureux député pour qu’il profite du parrainage que lui offre Monsieur Adjoumani - puisque de toute évidence il en a grand besoin pour le néophyte qu’il est en politique - mais qu’il s’abstienne pour l’heure de nous engager comme des m… de Panurge aux côtés de monsieur Adjoumani pour qui nous nous donnerons le temps et l’occasion de voir les résultats des audits promis par l’Etat avant de nous engager à ses côtés. Tout compte fait, ni monsieur Adjoumani, ni notre heureux député ne pourront nous montrer une réalisation faite dans le département d’Assuéfry/Transua. Nos besoins sont restés énormes en termes d’infrastructures, les routes en piteux état, les écoles sous-équipées, les centres de santé insuffisants, enclavement total des deux villes Assuéfry et Transua, etc.

Il est aussi utile de rappeler au député Yéboua Cévérin et à son parrain monsieur Adjoumani qu’un député reste une seule voix en démocratie. Cela est valable pour les votes au Parlement et pour les joutes électorales en dehors du Parlement. Que tous les élus du Gontougo soient acquis à la "cause" de monsieur Adjoumani, la question est loin de là. La région est une collectivité décentralisée "nouvelle" en Côte d’Ivoire certes ; mais le mode par lequel le conseil régional sera institué n’est pas nouveau. C’est le scrutin démocratique. Notre pays lutte depuis des décennies pour faire prévaloir cette forme de gouvernance politique. Et ce n’est pas à l’occasion des régionales que nous allons y déroger. Or des déclarations péremptoires du genre de celles du député Yéboua portent à le faire croire. Ce sont celles de personnes qui fonctionnent dans leurs têtes à la manière des oppresseurs de consciences qui veulent penser à la place des autres, régenter tout. Elle est lointaine pour nous cette époque où les diktats de personnages s’imposent d’office au reste de leurs concitoyens. Un député n’a pas autant de pouvoirs et la fonction est suffisamment sérieuse pour que l’honorable Yéboua Cévérin en ignore les limites. Pour nous cadres du Gontougo et de la circonscription Assuéfry/Transua, il est hors de question qu’un élu sensé nous représenter au Parlement s’adjuge aussi notre droit d’électeur et prétende que pour telle élection ou telle autre, toute la circonscription est acquise pour Monsieur un tel.

PRAO JEAN-CLAUDE, porte-parole du collectif des cadres, dénommé "Toutes tendances politiques et associations" (TTPA) pour le département de Transua.

Miss Jocelyne

jeudi, 20 septembre 2012

Election régionale à Bondoukou : Le ministre Adjoumani, « candidat pour quoi faire ? »

Qui portera les couleurs du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) aux prochaines régionales, dans le Gontougo ? Difficile de répondre pour le moment.

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Bondoukou, 16 septembre. Trois délégués départementaux du parti vert semblent avoir portés leur choix sur la personne de Kouassi Adjoumani, actuel ministre des Ressources animales et halieutiques. Il s’agit d’Honoré Kobenan Kossonou, Kouassi Kra Vincent et Kouman Jean-Baptiste.

Le premier cité a donné les raisons de leur choix. « Moi-même j’étais candidat. Mais nous, délégués réunis ici, avons décidé de faire bloc autour du ministre Kobenan Adjoumani. Nous pensons qu’il abat un travail énorme au PDCI. Et pour toutes ses actions pour le développement, il peut contribuer énormément à cette victoire ». Ajoutant que ses camarades et lui tendent la main aux 2 autres délégués. Pour qu’ils les rejoignent dans leur choix. Car le ministre, seul candidat faisant l’unanimité au sein des populations du Gontougo.

Kobenan Kouassi Adjoumani s’est réjoui de l’acte. Précisant que les gens doivent comprendre son combat pour sa région.

Bloc anti-Babacauh ?

Interrogées, de nombreuses personnes disent ne pas se reconnaître dans cette "comédie politicienne". « Adjoumani, encore candidat aux régionales pour quoi faire ? », se demande le président d’une grande coopérative agricole. Lui-même militant du PDCI. Rappelant que l’homme est à la fois ministre, président du Conseil général de Tanda, député de cette ville. Sa colère vient du fait que ceux cautionnant sa candidature n’ont rien prouvé à la tête du Conseil général de Bondoukou. Allusion faite à Honoré Kobenan Kossonou (vice-président, NDLR).

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Koffi Téya, plus incisif contre le député. « Parce que ministre, Adjoumani veut avoir à ses pieds tout le monde. Il veut être à la tête de tout dans le Gontougo. Raison pour laquelle certains le suivent, en faisant fi de son bilan éclaboussé à la tête du Conseil général de Tanda ». Renvoyant à la déclaration de Charles Dibi Koffi, ministre de l’Economie. Qui, parlant de la bonne gouvernance dans les collectivités territoriales, a dénoncé le détournement des milliards affectés à l’hôpital général de Tanda. Un centre de santé qui manquait de tout.

Se référant à la Bible, monsieur Téya dit : « celui qui est infidèle dans les petites choses, le sera dans les grandes ». Moralité : qui s’est montré incapable de bien gérer les ressources financières d’un Conseil général, ne peut pas garder l’argent d’un Conseil régional. Entité encore plus grande. Pour lui, le ministre ne fait pas l’unanimité. Contrairement aux propos de d’Honoré Kossonou. Et pas autre choix : si le PDCI veut gagner la prochaine régionale dans le Gontougo, il faut positionner le professeur Babacauh. C’est lui, le chouchou des populations. Dans leur grande majorité.

Un responsable de la jeunesse de Bondoukou abonde dans le même sens. « Le ministre ne connaît que Tanda. Le Gontougo est trop grand pour lui. Le profil de Babacauh Koffi Dongo répond au mieux aux attentes de notre région ». Poursuivant qu’il n’a rien contre le ministre-parlementaire. Mais demande plus d’humilité de sa part en refusant le cumul des postes.

L’allégeance des 3 délégués à Kouassi Adjoumani, un acte marginal ? En tout cas, le très respectable Yaya Ouattara, vice-président du parti cinquantenaire, n’a été ni associé ni consulté. "La pagaille" qu’il dit ne pas aimer s’instaure au PDCI de Bondoukou, à l’approche des échéances électorales locales. Fait de collaborateurs pressés de barrer le chemin à un concurrent que tous désirent voir à la tête du Gontougo.

Ange Kouman