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jeudi, 21 février 2013

Municipales à Bondoukou : « Bondoukou est sinistrée », selon Kra Atta

Des 4 prétendants à la mairie de Bondoukou, il est le moins connu et le plus jeune. Kra Atta Kouamé Gaston croit cependant en son étoile. Ce natif de Wolokei est ingénieur des Travaux publics. Dans cet entretien, il donne les raisons de sa candidature aux Municipales du 21 avril. Et fonde un espoir quant à sa victoire pour le renouveau de la cité aux 1 000 mosquées.
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Pourquoi voulez-vous être maire de Bondoukou ?

Je veux le bien-être de la population. La mairie, c’est une structure de développement mis en place par l’Etat. Et je pense qu’en étant à la tête de cette structure, j’apporterai le bien-être aux populations.

Donc pour apporter le bien-être aux populations, il faut nécessairement être à la tête de la commune ?

Non, pas forcément ! Cependant, lorsqu’on est à la mairie, on a un certain pouvoir de décision. En quelque sorte, on devient "propriétaire" de la ville. Et en tant qu’administrateur de cette entité, on peut aisément mener des actions. Des actions que je pose déjà. Mais celles-ci sont insuffisantes. Je les multiplierai avec les moyens que l’Etat mettra à ma disposition.

Avez-vous quelque chose à reprocher à l’équipe sortante ?

Je n’ai rien à lui reprocher. Vous savez, chacun a sa manière d’apprécier ! Et je pense que les populations ont eu le temps d’apprécier la gestion du maire sortant. Ce que je sais, c’est qu’à Bondoukou, il n’y a pas d’électricité dans les nouveaux quartiers. Pas d’eau, pas de routes. Les ordures ne sont pas ramassées. C’est un ensemble de maux dont souffrent la commune et ses habitants. Ce n’est pas à moi de dire que Paul ou Pierre n’a pas fait ceci ou cela. Je peux apporter des solutions.

Qu’apporterez-vous de nouveau à la commune ?

Ce sont les routes. En un mot, je dirai le développement. La voirie de Bondoukou est vieillissante. Elle date des années 1980. Les rues sont aujourd’hui dégradées. A la tête de la mairie, j’apporterai mon expertise. Mes relations m’aideront dans certains secteurs : l’électricité et l’eau. L’école est une priorité. Je lutterai contre l’exode des filles vers Abidjan en créant les conditions de leur formation à travers des écoles de couture, de coiffure et autres. Pour toute la jeunesse, je discuterai avec une banque pour la mise en place d’un fonds. Cet argent permettra de garantir des projets que la banque financera. Ce sont quelques éléments sur lesquels je vais travailler. La liste n’est pas exhaustive.

Quels sont vos moyens pour gagner l’élection ?

Je compte d’abord sur moi-même. Je compte aussi sur la bonne foi des populations. Une élection, c’est comme un combat. On ne dit pas que je vais pour perdre. On va pour gagner. J’ai les atouts et les arguments pour le prouver. La population adhère à ma vision de développement à travers mon programme.

Avez-vous des appréhensions ?

Non, seul Dieu détermine la destinée de chacun. C’est lui seul qui donne le pouvoir et instaure les dirigeants. Je ne suis que son instrument, s’il veut bien m’utiliser pour aider les populations de Bondoukou.

Depuis quelques jours, la cohésion sociale est mise à mal dans la commune. Quelle politique de réconciliation, une fois élu ?

La réconciliation demeure au centre de mes préoccupations. Il y a trop de problèmes à Bondoukou, surtout au niveau des cadres. Nos divergences politiques sont en réalité le fondement de cette division. Je réunirai les forces vives et les compétences autour d’une table. Ensemble, nous discuterons. Il faut que chacun sache que nous sommes tous frères. Nous sommes tenus d’être ensemble malgré nos différences. Bondoukou est sinistrée. Chacun doit apporter sa compétence dans les différents domaines. Personne ne doit dire que lui seul peut tout faire.

Certains sont pourtant en exil.

Pour nos frères en exil, nous allons ...

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mercredi, 19 septembre 2012

Bondoukou : Le Commandant Fofié réhabilite un pont défaillant

Les populations de Bondoukou ont cru qu’elle est le fait du Programme d’urgence d’infrastructures urbaines (PUIUR). Ou du Programme présidentiel d’urgence (PPU). Il n’en est absolument rien. La réhabilitation du pont, au niveau de la station-service Pétro-ivoire, sur l’axe lycée moderne-librairie K. Appia, à mettre à l’actif du Commandant Fofié Kouakou.

Hors d’usage depuis plusieurs années, ce pont construit sur le Wamo a obligé automobilistes et piétons à abandonner la principale rue menant au centre-ville. Finis les longs détours. Soulagement surtout pour élèves des lycées moderne et Dua Kobenan, vivant dans les quartiers Est de Bondoukou. Plus besoin pour eux de passer du côté de la gare STB. L’ouvrage est à nouveau fonctionnel.

Fofié Kouakou a mis la main à la poche pour financer la remise sur pieds de l’édifice. Coût de la réhabilitation : non révélé. Mais connue la personne ayant supervisé les travaux. Kra Atta Gaston, ingénieur des Travaux publics au Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD).

Le Commandant, enfant de Bohi (département de Bondoukou), n’entend pas se limiter à ce seul geste. Il semble interpellé par le mauvais état des rues.

Fofié Kouakou n'est pas à son premier acte d'une telle envergure à Bondoukou. Un autre pont à son compteur. Celui près de la maison des Jeunes.

A Korhogo, les populations ont gardé de lui une image positive. Celle d'un homme ayant embelli la ville, alors qu'il en était le Commandant.

Ange Kouman