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jeudi, 20 décembre 2012

BONDOUKOU : Le monde paysan s’invite dans le débat des élections régionales

Pété Bini Yao est le président de la Mutuelle technique agricole du Zanzan (MUTAZA). A ce titre, il est le porte-parole du monde paysan du Gontougo. Après les incidents de Bondoukou, le dimanche 16 décembre, monsieur Pété fait des précisions et interpelle la direction du PDCI, son parti. Entretien.

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Le dimanche 16 octobre dernier, il s’est produit un incident à Bondoukou lors du choix du candidat du PDCI pour l’élection du Conseil régional. Que s’est-il exactement passé ?

C’est une affaire de société, et non une affaire politique. Je voudrais vous rappeler que de 1995 en 1999, je fus secrétaire du comité de base PDCI de Songori, mon village. Je suis un enfant de ce parti. J’ai été membre du MEECI à l’époque. Dimanche dernier, on m’a appelé de venir à la maison de notre parti parce que quelque chose se passait. Quand je suis arrivé, j’ai constaté une échauffourée : les jeunes, les femmes, les agriculteurs, tous les vieux étaient là. Et quand je me suis informé, ils m’ont dit qu’ils étaient rassemblés pour désigner le candidat du PDCI pour l’élection du Conseil régional.

Est-ce cela qui a failli mettre le feu aux poudres ou bien y a-t-il eu d’autres raisons ?

Depuis 2005, nous travaillons à cette élection. Vous savez, le Gontougo est une des régions les plus pauvres du pays. Elle est très en retard par rapport aux autres. Il fallait sauver la situation. Avant les élections présidentielles de 2010, nous avons demandé à tous les fils du Gontougo d’être unis pour conduire une seule liste à la Régionale. Pas de RDR, PDCI, FPI…Il faut une réconciliation entre nous-mêmes bien qu’il n’ait pas eu de guerre chez nous. Il fallait que chacun sacrifie ses intérêts personnels pour qu’ensemble nous unissions nos forces pour sortir notre région de sa situation précaire. Ce qui a été fait. Et maintes fois, nous avons présenté Babacauh Koffi Dongo comme le candidat de la région. Aucun chef traditionnel ne peut dire qu’il n’est pas informé.

Donc vous voulez dire que le professeur Babacauh a longtemps été choisi candidat par les populations du Gontougo ?

Bien sûr ! Avant les élections de 2010, Babacauh était sur le terrain. Nous avons dit qu’on doit travailler en famille. Cela sous-entendait que tous, Koulango, Dioula, Nafanan, Abron, Agni Bona, Lobi…, devaient être ensemble. Après les législatives, nous avons dit qu’il faut que le Conseil régional soit typiquement un symbole de développement afin d’aider tout le monde. Vous savez, avant l’arrivée du président de la République à Bondoukou, une igname se vendait à 1 000 FCFA. C'est-à-dire 5 ignames à 5 000 FCFA. Plus chère qu’à Abidjan. Il n’y avait pas de routes. Il a fallu le professeur Babacauh qui a déboursé de l’argent pour que la route Sorobango-Bondoukou soit réparée. Elle était en piteux état. C’est contre toute attente qu’on nous a annoncé que le ministre Adjoumani venait avec un cortège de près de 200 véhicules. Qu’il venait se faire investir candidat du PDCI. C’est inadmissible. Il n’avait vu personne, il n’avait travaillé avec personne. Babacauh avait déjà été désigné par les populations. S’il devait avoir des changements, il aurait fallu au moins des négociations. C’est-à-dire des discussions franches.

D’où la colère des jeunes ?

Oui. Primo, monsieur Adjoumani est ministre des Ressources animales depuis l’ère Gbagbo. A Bondoukou, il a des fermes à lui. Mais demandez combien de poulaillers il a construit pour des jeunes ? Combien lui sont redevables pour les avoir aidés ? Secundo, s’exprimant publiquement sur le problème du manganèse de Bondoukou, Adjoumani a dit que s’il veut trop en parler, il risquerait son poste de membre de gouvernement. Il fait passer son intérêt personnel au-dessus de la souffrance de ses propres parents. Par ailleurs, les jeunes ont encore en mémoire le souhait du ministre de faire du département de Tanda une région, c’est-à-dire sa zone d’origine. Il sème la division entre les peuples du Gontougo. C’est la principale raison de la colère des jeunes.

Il y a d’autres raisons alors ?

La population en avait gros sur le cœur. Je ne suis pas contre le ministre Adjoumani chez qui j’ai dormi, avec qui j’ai mangé. Mais lors du séjour du Président de la République dans le Gontougo, il a ...

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lundi, 10 décembre 2012

La région du Gontougo manque-t-elle de leader ?

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« Dans la région du Gontougo, 90 % de la population vivent des revenus de l’agriculture. Dont 85 % essentiellement de l’anacarde. Et dire que le chef de l’Etat nous a ignorés durant sa visite, c’est incompréhensible. Il est temps que les paysans ouvrent grand leurs yeux pour voir, leurs oreilles pour entendre et leur esprit pour comprendre : ils sont sans leader. Pourtant, ils ont des élus et des cadres. Ceux-ci sont préoccupés par leurs intérêts personnels. Il faut donc créer des leaders maintenant », s’est exprimé haut et fort Pété Bini Yao, président de la Mutuelle technique agricole du Zanzan (Mutaza).

Au cours de la conférence de presse qu’il a animée à Bondoukou, Pété Bini est revenu sur la visite du président Alassane dans le District du Zanzan. Et s’est interrogé, une fois encore, sur les raisons qui ont fait que les membres de la MUTAZA, organisation qui rassemble les agriculteurs du Zanzan, n’ont pas été reçus par le chef de l’Etat.

Si la filière anacarde est bien organisée, elle peut rapporter beaucoup à l’Etat. Mais avant, la reconnaissance et la valorisation des producteurs doivent être de mise. Si le producteur de l’anacarde doit vivre de son travail, cela passe par l’appui de l’Etat aux coopératives en moyens financiers et en personnel d’encadrement technique. Aussi par la construction de magasins centraux de traitement et de conditionnement. Par l’interdiction des multinationales à acheter bord-champ, et garantir aux paysans un prix d’achat minimum de...

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vendredi, 30 novembre 2012

Audiences du chef de l’Etat à Bondoukou : Le monde paysan, grand oublié

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Dans la nuit du 3ème jour du séjour d’Alassane Ouattara dans le District du Zanzan, les audiences présidentielles ont débuté par une visite au domicile de Timité Mohamed Kolonga, Imam de la mosquée centrale de Bondoukou. Où des prières et des bénédictions sont dites en faveur de la Côte d’Ivoire.

Puis, à sa résidence, le couple présidentiel a reçu les femmes de Bondoukou. Celles-ci ont remercié le chef de l’Etat pour le projet de construction d’un collège et d’un lycée de jeunes filles dans les chefs-lieux des 2 régions (le Bounkani et le Gontougo).

Même si elles se réjouissent du lancement du programme de microcrédit de la Première dame en leur faveur, les femmes ont souhaité la réduction des taux d’intérêt bancaire afin qu’elles puissent entreprendre des activités commerciales.

Quant à aux cadres, reçus juste après les femmes, ils ont demandé au président de la République l’installation à Bondoukou d’une unité industrielle. Et la réhabilitation des différents centres de santé.

La colère des producteurs d’anacarde

Pour ces audiences présidentielles, le monde paysan a été le grand oublié. Regroupés au sein d’une coopérative dénommée Mutuelle technique agricole du Zanzan (MUTAZA), les membres, composés de jeunes et de nombreux vieux, se sont rendus au domicile du chef de l’Etat. Croyant qu’après les cadres, ils seraient reçus. Une lettre aurait été adressée...

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jeudi, 30 août 2012

Prochaines régionales : Dongo Babacauh ratisse large dans le Gontougo

Qui veut voyager loin ménage sa monture, dit-on. Dans la perspective des élections régionales, Koffi Dongo Babacauh vient de bénéficier, pour sa candidature, du soutien des autorités coutumières, religieuses, de planteurs et de certains cadres de la région de Gontougo (Bondoukou). L’ancien professeur de biosciences a mis les bouchées doubles.

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A la tête d’une délégation des fils de la région, dénommée Groupe des cadres pour la solidarité et le progrès du Gontougo (GCSPG), le candidat aux futures régionales a conduit, du 24 au 26 août, une mission auprès des populations. A l’étape de la ville de Bondoukou, comme partout où il est passé, Dongo Babacauh a tenu le même langage : « L’union, le rassemblement de tous les peuples de Gontougo est pour moi un principe de base. Ensuite le développement de la région ».

Au cours de la séance d’information, samedi 25 août, à la Chambre de commerce et d’industrie de Bondoukou, l’ancien professeur d'agronomie a rallié à sa cause les membres de la grande coopérative agricole de la région. Et c’est Bini Yao Pété, président de la Mutuelle technique agricole du Zanzan (MUTAZA), qui a exprimé l’adhésion des paysans aux idéaux défendus par le natif de Sapia. Monsieur Bini n’a pas tari d’éloges à l’endroit de l’ingénieur agronome. « Grâce à Babacauh et Hiliassou Koné (conseiller de Soro Guillaume, NDLR), les producteurs d’anacarde du Gontougo ont acquis 2 camions de ramassage. Et ont pu vendre 500 tonnes à prix raisonnable ».

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Entreprise coopérative pour le développement de l’agro-industrie du Zanzan (ECODAIZ), autre structure paysanne, a reconnu les efforts du haut cadre pour le développement économique et social de la zone. Kobenan Yao Signo, le président du conseil d’administration (PCA), a invité à l’union autour de la candidature du vieux professeur.

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Dimanche 26 août, il a obtenu un soutien de taille. Celui de Yaya Ouattara (doyen des cadres), ancien ministre d’Houphouët-Boigny et vice-président du PDCI-RDA. « Je suis avec vous. Je tiens à réaffirmer toute mon estime à l’endroit du professeur Babacauh, pour avoir fédérer tant de cadres autour de lui pour les régionales. Nous avons un seul candidat dans le Gontougo : C’est Babacauh », a-t-il fait savoir.

Des chefs coutumiers ne sont pas en reste. Dongo Babacauh a reçu l’appui de Nanan Adou Bibi II, chef de la province du Pinango. Ainsi que celui de Nanan Fiéni II, reine-mère. Autour de qui environ 1 500 femmes.

Idem pour l’Iman de la grande mosquée de Bondoukou. Tout comme l’appui des jeunes de la ville ne lui a pas fait défaut.

Pour rappel, le professeur Koffi Dongo Babacauh est ingénieur agronome de formation. L’igname "florido", un des fruits de ses recherches. Ex-directeur de la Compagnie ivoirienne pour le développement textile (CIDT). PCA de Palmafrique…

Coordonnateur des mouvements de défense des droits des populations de la région de Bondoukou depuis août 2008, il se dresse contre Taurian, entreprise indienne exploitant le manganèse du Zanzan. Grâce à lui, la chambre administrative de la Cour suprême a annulé, mars 2012, L’arrêté n° 002/MME/OM du 12 février 2008 du ministère des Mines et de l’Energie portant extension du permis de recherche minière 202 accordé à la société Taurian.

L’engouement des populations à soutenir sa candidature aux prochaines régionales s’explique, sans doute, par ses actes à leur égard.

Ossène Ouattara

vendredi, 14 janvier 2011

Bondoukou se prépare pour la traite de l’anacarde

Ayant supplanté le café et le cacao dans la région du Zanzan, dans le nord-est de Côte d’Ivoire, l’anacarde (le cajou) est le seul produit de rente pour les populations qui y vivent. Mais ce produit d’exportation ne bénéficie pas de toute l’attention nécessaire de la part des pouvoirs publics. Toute chose qui contribue à sa mévente, au désarroi des producteurs.

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