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samedi, 24 novembre 2012

Le Zanzan, une région malade de ses cadres

Cet article est un coup de gueule d’un jeune de Bondoukou contre les cadres du District du Zanzan. Il a été publié par nos confrères de connectionivoirienne.net.

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Le Zanzan est une des régions les plus pauvres de Côte d’Ivoire. Pourtant, épargnée par la rébellion, cette partie du pays n’en demeure pas moins économiquement stratégique.

Or, la région peine à faire entendre sa voix et reste le cadet des préoccupations lorsqu’il s’agit d’évoquer le développement et la représentativité politique. Plus grave, Bondoukou, le chef lieu du département a son image invariablement associée à l’esclavage moderne.

Oui, ces "filles de l’Est" à l’ivoirienne dont personne ne parle mais qui pourtant constituent la première main-d’œuvre dont on use et abuse en toute discrétion en Côte d’Ivoire.

"Bonnes", "servantes", "domestiques", "nounous", "Affoua", "Adjoua", "Adja"… Elles ont entre 10 et 14 ans, parfois moins. Dociles, toujours analphabètes, payées, lorsqu’elles le sont, en dessous du salaire minimum et pour une durée journalière de travail illimitée.

Elles débarquent par plusieurs dizaines chaque jour à Abidjan, espérant naïvement y trouver un bien-être. Comme toujours, leur moisson se résume à des grossesses précoces de pères inconnus, à l’achat de quelques bouts de tissus bariolés de piètre qualité, à des bijoux de très mauvaise texture dont elles seront couvertes, non sans fierté, à l’occasion du Kroubi régional.

Destin de misère entretenu par des réseaux. Une tante, une cousine, un oncle, un parent qui lui, perçoit les fruits et vit confortablement du labeur de l’adolescente corvéable, parfois abusée.

A qui la faute ? Certainement pas au président de la République. J’accuse les "cadres" du Zanzan qui, tous sans exception, donnent l’impression de se contenter de peu. En fait, de rien.

Pour preuve, la simple visite annoncée du chef de l’État...

Voir la suite sur http://lesinfosduzanzan.wordpress.com/.

mercredi, 22 août 2012

Des élèves enceintes dans les établissements scolaires de Bondoukou

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A l’instar des localités du Nord, le district du Zanzan est notoirement connu pour son faible taux de scolarisation des filles. Mais dans les écoles, lycées et collèges de cette zone, on compte plus de grossesses que dans n’importe quel autre établissement d’enseignement du pays.

Le nombre d’élèves enceintes, assez élevé dans les 9 départements du district. Assuéfry, Bondoukou, Bouna, Doropo, Koun-Fao, Nassian, Sandégué, Tanda et Téhini. Des chiffres en progression d’année en année.

Dans le primaire, 98 cas de grossesses ont été enregistrés au cours de l’année scolaire 2009-2010. Chiffre passé à 133, un an après. Pour cette même année, dans le secondaire, ce sont 174 élèves enceintes dénombrées par la Direction régionale de l’éducation nationale (DREN). Un total de 307 grossesses en 2011.

L’année qui vient de s’achever a vu 48 cas dans le primaire, et 107 au secondaire. Le Service de santé scolaire et universitaire (SSSU) de Bondoukou va plus loin. Pour Tiangbé Mamadou, le médecin-chef, il y a eu 302 grossesses en 2008-2009. Nombre passé à 413 l’année d’après. Puis 432 en 2010-2011.

Les causes du phénomène

A Bondoukou, tous reconnaissent la pauvreté comme principale cause de ces grossesses. Les élèves reçoivent de l’argent de leurs parents une seule fois. C’est au moment de partir pour la rentrée des classes. Plus rien après.

Une fois en ville, les apprenants sont livrés à eux-mêmes. Se loger, assurer la pitance journalière, … autant de problèmes auxquels ils doivent faire face. Pour résorber celui du logement, filles et garçons mutualisent souvent leurs maigres économies. En s’associant pour louer une chambre. Quand les 2 sexes se partagent une pièce dans une promiscuité indescriptible, les conséquences sont vite perceptibles : des grossesses.

Qui sont les auteurs ?

Des apprenants auteurs de grossesses, chose pas rare dans les 9 départements du Nord-Est. Mais au "hit-parade", on retrouve des personnes exerçant de petits boulots. Capables de "dépanner" moyennant rapports sexuels. Ce sont les chauffeurs de taxis, commerçants (boutiquiers, vendeurs d’articles divers), menuisiers, mécaniciens, maçons… . Et dans une moindre proportion, les enseignants eux-mêmes et les corps habillés. Sauf que ces 2 derniers sont plus prudents.

Les conséquences

Les propos de docteur Tiangbé Mamadou les résument. « Les avortements pratiqués dans de mauvaises conditions, l’abandon des études, l’échec scolaire, le rejet de la jeune fille par sa famille ».

Un problème bien connu des autorités locales. Sié Kobenan, président du Conseil général de Bondoukou, a lancé un appel à la Fédération des femmes du Zanzan (Gontougo). « Je vous encourage à engager des actions qui prennent en compte la lutte contre la sous-scolarisation de la petite fille et les mariages précoces. Des pratiques encore en cours dans notre région ».

Mais au-delà de simples déclarations, qui tombent toujours dans des oreilles de sourds, la construction du lycée de jeunes filles (avec internat) s’avère le meilleur rempart. Ça fait longtemps que Bondoukou attend la traduction en acte de cette promesse.

Ossène Ouattara

lundi, 23 juillet 2012

Des kilomètres de marche à cause de 1 000 f CFA

Les effets de la pauvreté qui frappe la Côte d’Ivoire sont plus visibles dans le Zanzan. Les villages en particulier. Des femmes accompagnées de leurs jeunes enfants, prenant chaque matin la route en direction de Bondoukou, mettent en exergue cette réalité.

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mardi, 06 mars 2012

La déscolarisation des filles dans le Zanzan, région pourvoyeuse de servantes

Le nombre croissant des établissements scolaires peut amener à penser que tous les enfants vont à l’école en Côte d’Ivoire. Il n’en est rien. Dans le Nord-Est, ceux de sexe féminin continuent à être les victimes innocentes d’une pratique qu’on croyait révolue : la non-scolarisation. Des facteurs maintiennent artificiellement ce fait. Enquête sur un phénomène aux multiples inconvénients qui s’enchaînent.

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