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mardi, 22 janvier 2013

Extraction du manganèse de Bondoukou : Le ministre Toungara ruine l’espoir des jeunes

Suite aux heurts qui ont éclaté entre populations des périmètres miniers et l’entreprise Taurian, le 3 janvier, Adama Toungara, ministre des Mines, a rencontré les forces vives de la région de Gontougo. En répondant à l’invitation du bras droit d’Alassane Ouattara, ces populations espéraient un dénouement heureux du conflit qui les oppose au "géant" indien depuis 2008. Désillusion pour les jeunes.

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Abidjan, quartier du Plateau, 20ème étage de l’immeuble SCIAM, samedi 12 janvier. La salle de conférences du ministère de l’Economie était exiguë pour contenir les hôtes venus du Gontougo. Roi et chefs de provinces, autorités administratives, élus, cadres et jeunes de divers mouvements : ils ont tous répondu à l’appel du ministre Adama Toungara. Objectif : échanger en vue de "trouver des solutions durables" aux problèmes posés par l’extraction du manganèse.

En réalité, c’est au Cabinet du ministre des Mines – le 15ème étage – que tout a été scellé. Environ une heure d’horloge, le temps que roi et chefs traditionnels, élus et cadres ont passé au bureau d’Adama Toungara. Aucun jeune n’a participé à cette réunion des "grands". Idem pour les journalistes, tenus à l’écart.

La rencontre du 20ème étage a été une simple mise en scène, selon l’expression d’un élu. Ici, il n’y a pas eu échanges. Adama Toungara a plutôt fustigé l’attitude des jeunes qui ont manifesté contre l’entreprise Taurian. S’adressant à Alain Ayé du Mouvement des jeunes pour la renaissance de Bondoukou (MOREB), le ministre des Mines s’est interrogé avec sarcasme : « Le MOREB c’est quoi, ça vous a emmené où depuis 2008 ? ». Avant de sermonner : « vous orientez votre énergie dans la mauvaise direction. La chose à faire, c’est de laisser l’administration gérer cette affaire d’indemnisation ». Et de préciser que dans son contrat avec l’Etat de Côte d’Ivoire, « Taurian a l’obligation de payer ses impôts. Il n’est pas dit qu’elle doit réaliser tel kilomètre de route ». Le ministre a cependant crée la confusion en réaffirmant la « responsabilité sociétale » de l’entreprise indienne dans la région.

Depuis 2008 que les mines de manganèse sont exploitées dans le Zanzan, c’est maintenant que le ministre Toungara annonce la mise sur pied d’un comité présidé par le préfet. Ce, en vue de ...

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mardi, 06 novembre 2012

Visite présidentielle dans le Zanzan : Les populations pas encore prêtes

Le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani est au four et au moulin. En tant que président de la Commission mobilisation pour la prochaine visite présidentielle dans le Zanzan, il est sur tous les fronts pour la réussite de sa mission.

Le vendredi 2 novembre, le ministre était à Tanda. Dans la salle des conférences de la sous-préfecture, il a échangé avec le comité local d’organisation. Organe composé de fonctionnaires, de chefs traditionnels et de responsables de partis politiques. Monsieur Adjoumani a battu le rappel de ses troupes pour la réussite de la visite du président Alassane Ouattara. Annoncé dans le District du Zanzan, du 27 au 30 novembre prochain.

Le dimanche 4, le président de la Commission mobilisation s’est rendu à Bondoukou. Ici encore, le ministre a tenu une réunion. L’ordre du jour étant le même : susciter les populations à s’approprier le séjour présidentiel. Mais il y a une vérité qu’on veut cacher. L’atmosphère générale contraste avec l’énergie du membre du gouvernement. A Tanda (fief de Kouassi Adjoumani) comme dans la ville aux 1 000 mosquées, les populations ne sont pas enthousiasmées par la nouvelle. Elles ne semblent encore prêtes à accueillir le chef de l’Etat.

Joint au téléphone, le président des producteurs du Gontougo a confirmé le manque d’enthousiasme des habitants. Ses propos, sans ambiguïté : « On nous dit chaque jour que le président arrive dans notre région. Mais le monde paysan n’a pas été associé à cette arrivée ». Plus grave, l’état de déliquescence des infrastructures. « A Bondoukou comme dans ses villages, il n’y a pas de routes. Pas d’eau dans les hôpitaux. Tout est délabré. Les malades meurent en cascade. J’en suis moi-même victime. Ma sœur est morte lors de son évacuation à Abengourou, faute d’oxygène. Environ 5 000 tonnes d’anacarde invendues », déplore le patron de la Mutuelle technique agricole du Zanzan (MUTAZA). Avant de souhaiter qu’Alassane Ouattara fasse un tour à Sandégué, pour se frotter à d’autres réalités.

Même grief d’Alliagui Soumaïla, membre de la jeunesse communale de Bondoukou...

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