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samedi, 16 février 2013

TANDA : Une mosaïque de traditions et de cultures

Dressé dans un paysage marqué par des collines variant entre 300 et 600 mètres de haut et des vallées étroites et peu profondes, le département de Tanda regorge de bas-fonds aux sols fertiles. Situé dans la région de Gontougo, avec une superficie de 1 625 km², le département d’environ 70 000 habitants se démarque par son exemple de cohésion et de fusion entre peuples autochtones issus de différents groupes ethniques. Des Gour (Lobi et Koulango) et Akan (Abron ou Bron, Agni) en constituent le substrat. Même si le koulango est de loin la langue la plus parlée.

Un peuplement par vagues successives

Le peuplement du territoire, qui deviendra plus tard le département de Tanda, a débuté au 16ème siècle avec l'installation (au sud de Bondoukou) des populations koulango provenant de Bouna. D'où elles furent chassées par les princes dagomba. Au 17ème siècle, les Koulango devinrent les vassaux des envahisseurs abron venus du Ghana. A leur suite, viendront 2 autres groupes venant également du Ghana : les Agni-Bona et les Agni-Bini. Repoussés par les Abron dont ils deviendront les vassaux, ceux-ci se retrouveront plus tard dans la zone forestière, au sud de Tanda, où ils occupent respectivement les sous-préfectures de Koun-Fao et de Kouassi-Datékro.

La situation géographique du département lui permet d'être relativement facile d'accès par rapport aux grands centres urbains du pays. Avec les mouvements migratoires incessants depuis longtemps, on peut noter aujourd'hui l'installation d'autres populations venues tant de Côte d'Ivoire que d'ailleurs.

Au niveau national, sont arrivés Lobi, Malinké, Baoulé et autres groupes ethniques. Burkinabés, Maliens, Nigériens, Togolais, Ghanéens, Béninois, Sénégalais sont de la sous-région. Dans une moindre mesure, quelques européens : Français et Italiens notamment. Surtout, pour des raisons religieuses. Les asiatiques sont peu nombreux. On y retrouve aussi, des Libanais et des Chinois. Malgré cette mosaïque de culture, le respect des valeurs traditionnelles des autochtones par les allogènes reste de mise. Ce, malgré la crise de succession au trône royale qui mine le peuple bron depuis plus de 20 ans.

Structure économique


La production agricole du département est essentiellement le fait d'une population jeune. Moins de 25 ans, avec une proportion élevée de femmes par rapport. L'acquisition des terres se fait en général par don, achat ou par héritage. Par sa position géographique – à cheval entre la forêt et la savane – le département de Tanda est prédisposé à une culture diversifiée. Les cultures vivrières sont représentées par l'igname. La banane plantain, le manioc, le maïs et le riz se pratiquent plus dans les sous-préfectures de Tiédio et d'Amanvi. A ces cultures, s’ajoutent les maraîchers : tomate, aubergine, gombo, piment,…

Le secteur de l'artisanat est peu développé. En raison des liens historiques multiséculaires, les populations préfèrent s'approvisionner en produits artisanaux chez les voisins ghanéens. Cependant, il convient de noter que tous les corps de métiers existent. Ceux-ci sont bien organisés à travers la Chambre départementale de métiers.

L'activité commerciale du département de Tanda est ...

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lundi, 10 décembre 2012

La région du Gontougo manque-t-elle de leader ?

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« Dans la région du Gontougo, 90 % de la population vivent des revenus de l’agriculture. Dont 85 % essentiellement de l’anacarde. Et dire que le chef de l’Etat nous a ignorés durant sa visite, c’est incompréhensible. Il est temps que les paysans ouvrent grand leurs yeux pour voir, leurs oreilles pour entendre et leur esprit pour comprendre : ils sont sans leader. Pourtant, ils ont des élus et des cadres. Ceux-ci sont préoccupés par leurs intérêts personnels. Il faut donc créer des leaders maintenant », s’est exprimé haut et fort Pété Bini Yao, président de la Mutuelle technique agricole du Zanzan (Mutaza).

Au cours de la conférence de presse qu’il a animée à Bondoukou, Pété Bini est revenu sur la visite du président Alassane dans le District du Zanzan. Et s’est interrogé, une fois encore, sur les raisons qui ont fait que les membres de la MUTAZA, organisation qui rassemble les agriculteurs du Zanzan, n’ont pas été reçus par le chef de l’Etat.

Si la filière anacarde est bien organisée, elle peut rapporter beaucoup à l’Etat. Mais avant, la reconnaissance et la valorisation des producteurs doivent être de mise. Si le producteur de l’anacarde doit vivre de son travail, cela passe par l’appui de l’Etat aux coopératives en moyens financiers et en personnel d’encadrement technique. Aussi par la construction de magasins centraux de traitement et de conditionnement. Par l’interdiction des multinationales à acheter bord-champ, et garantir aux paysans un prix d’achat minimum de...

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jeudi, 20 septembre 2012

Election régionale à Bondoukou : Le ministre Adjoumani, « candidat pour quoi faire ? »

Qui portera les couleurs du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) aux prochaines régionales, dans le Gontougo ? Difficile de répondre pour le moment.

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Bondoukou, 16 septembre. Trois délégués départementaux du parti vert semblent avoir portés leur choix sur la personne de Kouassi Adjoumani, actuel ministre des Ressources animales et halieutiques. Il s’agit d’Honoré Kobenan Kossonou, Kouassi Kra Vincent et Kouman Jean-Baptiste.

Le premier cité a donné les raisons de leur choix. « Moi-même j’étais candidat. Mais nous, délégués réunis ici, avons décidé de faire bloc autour du ministre Kobenan Adjoumani. Nous pensons qu’il abat un travail énorme au PDCI. Et pour toutes ses actions pour le développement, il peut contribuer énormément à cette victoire ». Ajoutant que ses camarades et lui tendent la main aux 2 autres délégués. Pour qu’ils les rejoignent dans leur choix. Car le ministre, seul candidat faisant l’unanimité au sein des populations du Gontougo.

Kobenan Kouassi Adjoumani s’est réjoui de l’acte. Précisant que les gens doivent comprendre son combat pour sa région.

Bloc anti-Babacauh ?

Interrogées, de nombreuses personnes disent ne pas se reconnaître dans cette "comédie politicienne". « Adjoumani, encore candidat aux régionales pour quoi faire ? », se demande le président d’une grande coopérative agricole. Lui-même militant du PDCI. Rappelant que l’homme est à la fois ministre, président du Conseil général de Tanda, député de cette ville. Sa colère vient du fait que ceux cautionnant sa candidature n’ont rien prouvé à la tête du Conseil général de Bondoukou. Allusion faite à Honoré Kobenan Kossonou (vice-président, NDLR).

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Koffi Téya, plus incisif contre le député. « Parce que ministre, Adjoumani veut avoir à ses pieds tout le monde. Il veut être à la tête de tout dans le Gontougo. Raison pour laquelle certains le suivent, en faisant fi de son bilan éclaboussé à la tête du Conseil général de Tanda ». Renvoyant à la déclaration de Charles Dibi Koffi, ministre de l’Economie. Qui, parlant de la bonne gouvernance dans les collectivités territoriales, a dénoncé le détournement des milliards affectés à l’hôpital général de Tanda. Un centre de santé qui manquait de tout.

Se référant à la Bible, monsieur Téya dit : « celui qui est infidèle dans les petites choses, le sera dans les grandes ». Moralité : qui s’est montré incapable de bien gérer les ressources financières d’un Conseil général, ne peut pas garder l’argent d’un Conseil régional. Entité encore plus grande. Pour lui, le ministre ne fait pas l’unanimité. Contrairement aux propos de d’Honoré Kossonou. Et pas autre choix : si le PDCI veut gagner la prochaine régionale dans le Gontougo, il faut positionner le professeur Babacauh. C’est lui, le chouchou des populations. Dans leur grande majorité.

Un responsable de la jeunesse de Bondoukou abonde dans le même sens. « Le ministre ne connaît que Tanda. Le Gontougo est trop grand pour lui. Le profil de Babacauh Koffi Dongo répond au mieux aux attentes de notre région ». Poursuivant qu’il n’a rien contre le ministre-parlementaire. Mais demande plus d’humilité de sa part en refusant le cumul des postes.

L’allégeance des 3 délégués à Kouassi Adjoumani, un acte marginal ? En tout cas, le très respectable Yaya Ouattara, vice-président du parti cinquantenaire, n’a été ni associé ni consulté. "La pagaille" qu’il dit ne pas aimer s’instaure au PDCI de Bondoukou, à l’approche des échéances électorales locales. Fait de collaborateurs pressés de barrer le chemin à un concurrent que tous désirent voir à la tête du Gontougo.

Ange Kouman

jeudi, 13 septembre 2012

Bondoukou : Des producteurs d’anacarde récompensés

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Des paysans de la région du Gontougo (Zanzan) ont perçu des ristournes sur leurs productions de noix de cajou. Dividendes versés par la société Olam Ivoire, dans le cadre du projet de traçabilité visant à assurer la bonne qualité de l’anacarde.

Les 2 000 producteurs ayant adhéré au projet, et qui ont vendu leurs noix à la multinationale asiatique, ont reçu une récompense totale de 51 millions de FCFA. « Nous avons perçu 1.2 million pour 160 tonnes d’anacarde vendues à Olam. Une bouffée d’oxygène, car l’argent va nous permettre d’entretenir nos plantations, et aussi scolariser nos enfants », s’est réjoui Kobenan Gaston, représentant 59 planteurs de Koboko. Une localité proche de Bondoukou, chef-lieu de région.

Autre acte de portée sociale du groupe industriel : l’équipement en tables-bancs de l’école primaire de Koboko. Ainsi que celles des villages avoisinants. De quoi satisfaire les élèves à la prochaine rentrée des classes.

Ange Kouman, Bondoukou

lundi, 10 septembre 2012

Elections régionales à Bondoukou : Qui est le candidat Babacauh Koffi Dongo ?

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« Des jeunes sont venus me voir et m’ont dit, avec insistance : professeur, tu as une certaine expérience dans le domaine du développement. Nous souhaiterions que tu sois candidat pour essayer d’asseoir les soubassements du développement dans notre région ! Je n’ai pas refusé. Toutefois, je leur ai dit qu’on doit tous aller ensemble ». Réponse de Babacauh Koffi Dongo sur les raisons ayant motivé sa candidature pour les prochaines régionales.

On fait fausse route si on pense que monsieur Babacauh est venu en politique pour avoir "quelque chose à manger". Le septuagénaire ne fait pas partie de ces retraités qui, n’ayant rien prouvé durant leur année de gloire, sollicitent à nouveau du travail auprès des populations, par le truchement de leurs votes.

Ceux au fait de son vécu se poseront certainement cette question : qu’est-il venir faire en politique ? Interrogation à laquelle répond posément le concerné : « Ma motivation vient de mes expériences auprès des présidents Houphouët et Bédié. Sous ces 2 hautes personnalités, j’ai exercé des fonctions qui m’ont mis en contact direct avec le développement. Partir sans avoir pris le soin de faire bénéficier ma région de mon petit savoir, c’est faillir à mon devoir. Que chacun apporte sa pierre à la construction de la région ! ».

Dongo Babacauh, homme d’une profondeur abyssale. Au bon sens du terme. C’est d’avance un échec de vouloir parler de lui de façon complète. Propos dithyrambiques, diront certains. Partons simplement à la découverte du candidat.

Un des "cerveaux" de Côte d’Ivoire

Les hommes de la dimension du natif de Gontougo aiment se barricader pour empêcher d’être approchés. Il est l’exact opposé. Ses liens avec sa région, si solides qu’il s’y rend régulièrement. Non sans apporter de l’aide aux siens. Le Zanzan gardera de lui l’image de la personne grâce à qui la Cour suprême a annulé, mars 2012, l’arrêté du 12 février 2008 du ministère des Mines et de l’énergie portant extension du permis de recherche minière 202 accordé à la société Taurian.

Le doyen des cadres de la Tatawa (zone de montagnes) est enseignant-chercheur. Maître de conférences à l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny (INPHB) de Yamoussoukro. Sa spécialité : les phytopathologies (maladies des plantes). Retraité depuis 2010.

Long et riche, le chemin parcouru par le professeur Babacauh. Imbu de savoirs, un boulimique de la connaissance. Juillet 1967, il sort de l’Ecole nationale supérieure agronomique de Rennes (France) avec le diplôme d’ingénieur agronome. Suivi, 2 ans après, d’un diplôme en phytopathologie, du cycle de l’Office de la recherche scientifique et technique outre-mer (ORSTOM) à l’Université Paris-Sud (Orsay). Et du laboratoire ORSTOM de Brazzaville (Congo). Organisme aujourd'hui remplacé par l'Institut de recherche pour le développement (IRD). La même année, il obtient un Doctorat 3ème cycle (Orsay).

En 1980, Koffi Dongo est titulaire d’un Doctorat d’Etat à l’Ecole nationale supérieure agronomique (ENSA) d’Abidjan et à l’Université Paris-Sud d’Orsay. Option : phytopathologie. Le thème de la recherche a porté sur la pourriture brune des cabosses du cacaoyer.

Profitant de ses congés (année sabbatique) aux Etats-Unis d’Amérique en 1983, il décroche un diplôme en épidémiologie et pathologie végétale, à l’Université de l’Etat de Pennsylvanie.

Ses expériences professionnelles

Les fonctions occupées par l’enfant de Sapia, quasiment proportionnelles à la longueur du chemin universitaire. Surtout à la dimension de la qualité des études.

Enseignant à l’ENSA d’Abidjan, de 1972 à 1985. Ses cours portent sur les principales maladies des plantes en Côte d’Ivoire et dans le monde.

De 1998 à 2002, Babacauh professe à l’INPHB de Yamoussoukro. Champs d’intervention : épidémiologie, interaction hôtes/parasites, biotechnologies et perspectives de lutte en pathologies végétales.

Chercheur parallèlement à ses fonctions d’enseignant. Les structures d’accueil : ORSTOM, International federation of clinical chemistry (IFCC), et l’ENSA. Ses recherches portent sur la conservation post-récolte des tubercules d’ignames, des fruits exportés, et sur les cocotiers (s’agissant de la maladie de Samo). On doit au professeur la venue au monde du "florido", variété d’igname bien connue en Côte d’Ivoire.

Auteur de nombreuses publications dans des revues scientifiques. Il encadre des étudiants pour la production de leurs mémoires et thèses.

L’ancien étudiant de l’ENSA a dirigé l’établissement de 1984 à 1985. Puis de 1988 à 1989. Doté d’un budget de 1.2 milliards de FCFA en 1985, l’enseignant-chercheur est chargé, en 1988, de transférer l’école agronomique à la capitale politique.

Coordonnateur de l’Institut des forêts (IDEFOR), de 1993 à 1994. Deux missions à lui assignées, en plus de l’harmonisation de la gestion. Restructurer la recherche agronomique en relation avec l’Institut des savanes (IDESSA), et la mise en place des bases de la création du futur Centre national de recherche agronomique (CNRA).

Babacauh Koffi Dongo, un des acteurs de ce qui s’est fait de grand en agriculture. Avec des qualités de manager, à la tête de grandes entreprises de développement agricole. De 1985 à 1992, directeur général de la Compagnie ivoirienne pour le développement des textiles (CIDT). Société disposant d’une ressource humaine estimée à 3 000 employés, 10 usines d’égrenage, et un chiffre d’affaire de 84 milliards de FCFA, en 1990.

De 1994 à 1997, il est Président du conseil d’administration (PCA) de Palmindustrie. Une société d’Etat employant près de 10 000 personnes. Les palmeraies industrielles couvrent une superficie de 140 000 ha. Chiffre d’affaire : 60 milliards de FCFA.

Entre 2004 et 2006, pas moins de 4 homologations de produits phytosanitaires (Mirage 450 SC, Baycor 500 SC, Siganex 600 SC,…) ayant requis l’expertise du chercheur. Les rapports d’exécution ont été livrés à de grands groupes industriels (BAYER), et exportateurs de fruits (ALM AO).

Depuis 2007, le professeur est administrateur/Consultant de Prestagri-Consulting (société anonyme en études et formations agricoles).

Que dire des expertises internationales de l’ancien coordonnateur de l’IDEFOR ? En 1995, Consultant à Industrial promotion services (IPS). Dont Filature tissage sac (FILTISAC), une des succursales. Des missions au Burkina-Faso.

Octobre 2001, membre du staff scientifique de revue du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD). Il fait une contribution écrite sur la filière coton.

Entre 2001 et 2002, Consultant à la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) au Tchad. Principale organisation du groupe de la Banque mondiale. Sur les stratégies de vulgarisation agro-sylvio-pastorale, l’ingénieur agronome est chargé, en tant qu’expert principal, d’animer l’équipe d’experts locaux pour le recueil de données.

Membre du comité scientifique du Pôle régional de recherche appliquée au développement des savanes d’Afrique centrale (PRASAC). Structure regroupant le Cameroun, le Tchad et la Centrafrique. Ainsi que des partenaires européens.

Professeur Babacauh est Correspondant étranger de l’Académie d’agriculture de France (section Sciences de la terre et Sciences biologiques). Commandeur dans l’ordre du Mérite agricole de Côte d’Ivoire.

Quelle région ne voudrait pas avoir un tel "cerveau" pour fils ? Par-delà le Gontougo, le Zanzan doit s’enorgueillir. Babacauh Koffi Dongo fait honneur à tout ce que le Nord-Est compte d’intelligences.

Aux électeurs d’en décider aux prochaines régionales ! A eux de faire le choix entre le médecin généraliste ayant une connaissance partielle des maux, et le spécialiste, fin connaisseur de la pathologie ! Le Gontougo, région essentiellement agricole.

Ossène Ouattara