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mardi, 13 novembre 2012

District du Zanzan : Le royaume abron a fêté l’"adayé"

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Amanvi, département de Tanda, mercredi 7 novembre. Dans un palanquin porté par des jeunes, c’est par une parade que Nanan Kouassi Adingra Adjoumani, roi des Abron (Brong), a ouvert les festivités de l’"adayé". Une fête connue chez ce peuple akan du Nord-Est, et qui intervient 12 jours après le "mouroufié kessiè" (vendredi saint), jour de célébration de la nouvelle igname.

Dans la tradition abron, l’"adayé" est une fête de reconnaissance aux ancêtres. Moment où le roi leur rendre hommage pour lui avoir épargné les malheurs qu’auraient pu causer la consommation du nouveau tubercule.

Dans sa parade à travers les ruelles du village, le souverain est précédé de chefs de provinces : le "djassé-héné ", l’"angobia-héné", et le "foumassa-héné". Procession accompagnée de tambours et de chants. Arrivés au palais, Nanan Dua Kobenan II du foumassa-héné a, au nom du roi, remercié tous les invités. Etaient présents la reine-mère et plusieurs chefs de villages.

Toutefois que vous rencontrez quelqu’un qui dit s’appeler Adayé, c’est qu’il est né un mercredi, au 12ème jour suivant la fête des ignames, chez le peuple abron.

Ange Kouman

samedi, 03 novembre 2012

TANDA/AMANVI : Le roi des Abron a fêté la nouvelle igname

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Vendredi 26 octobre à Amanvi, dans le département de Tanda. Nanan Adingra Kouassi Adjoumani, 17ème roi des Abron (Bron), a fêté la nouvelle igname.

Les festivités ont débuté par les prières du monarque adressées aux ancêtres. Pour que ceux-ci apportent santé, bonheur, prospérité, entente et paix aux humains que nous sommes. La prochaine visite présidentielle dans le Zanzan a fait l’objet d’une prière spéciale. Nanan Adjoumani a demandé aux défunts protecteurs d’épargner le président de la République des malheurs pour la tranquillité de son séjour dans le pays bron.

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Pour l’histoire, la fête des ignames commémore la découverte du tubercule. Un féculent grâce auquel les Abron ont survécu pendant leur exode, fuyant la guerre de conquête d’Ossei Tutu, roi des Ashanti (Ghana). Cette fête marque le début du nouvel an chez ce peuple akan. Elle intervient 52 jours après que le chef de Guiendé, héritier de Fiéné (Atta Kouamé) – l’ancêtre ayant mangé pour la 1ère fois le tubercule –, a goûté au féculent.

Festivités auxquelles a pris part le ministre Adjoumani, en charge des Ressources animales et halieutiques. Cela, après avoir passé un moment avec les musulmans de Tanda, à l’occasion de la Tabaski fêtée le même jour.

Des haltes au cours du trajet à Amanvi. Monsieur Adjoumani a fait escale à Gouméré pour des civilités à Nanan Kouamé Kossonou Apime, chef de la province Akidom. Des émissaires envoyés vers les chefs des provinces Pinango, Angobia et Foumassa.

Ange Kouman

Source : Le Mandat du vendredi 2 novembre 2012.

mardi, 30 octobre 2012

Bondoukou : Le royaume abron a fêté la nouvelle igname

La fête des ignames, un rituel chez le peuple bron (abron), dans l’Est de la Côte d’Ivoire. Vendredi 26 octobre 2012, à Kanassé. Village situé à 27 km de Bondoukou. Cette localité de la province du Pinango a abrité les festivités de la nouvelle igname. Cérémonie ayant eu pour parrain le professeur Babacauh Koffi Dongo. Etaient aussi présents Sié Kobenan, le président du conseil général de Bondoukou, et de nombreux invités.

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C’est la 3ème fois, en 11 ans de règne, que Nanan Kobenan Kossonou, chef de Kanassé, accueille dans son village les festivités de l’igname. A la grande joie des populations. La veille, tout a commencé par l’appel du tambour-parleur à faire don de bois de chauffe au "monarque". Des fagots devant servir à la cuisson des mets le lendemain.

Au matin du vendredi "sacré", les nouveaux tubercules ont été confiés aux femmes. Qui les ont passés à la cuisson. Mais la consommation du foutou ou du foufou est intervenue après les libations d’usage. Celles-ci s’étant faites à la rivière sacrée.

Bien avant, le « Boma » a retenti avec des cris venus de toute part. Nanan Kobenan Kossonou venait de monter dans son palanquin. Direction, la rivière, non loin du village. Derrière le chef, son peuple. C’est la liesse populaire. Au cours d’eau, les libations se sont passées dans le secret, loin des regards non-initiés.

De retour vers 14h30, la partie officielle de la fête a débuté. Au menu, des allocutions. C’est Koffi Kra, président du comité d’organisation, qui a ouvert le bal. Remerciant tous ceux qui ont aidé à la réussite de la fête. Ensuite l’adresse du chef. Par la voix de Kouakou Yao Francis, son porte-parole, qui a donné le sens de la célébration de la nouvelle igname. « La fête des ignames est un rituel qui obéit à un processus. Quelque temps après l’arrivée des Bron, la nourriture se faisant rare, ils ont fait la découverte de ce tubercule qui leur était inconnu. Il a fallu la bravoure d’un guerrier pour la déguster. Trente jours après, ne voyant rien lui arriver, les ancêtres vulgarisèrent sa consommation : c’est le "Fodjo" ou la fête d’adoration des fétiches "Tanô". Douze jours plus tard, c’est-à-dire le "Mouroufié"(le vendredi saint), les chefs et les notables entrent dans la danse. Ceux qui n’ont pas eu le temps de célébrer cette fête attendent le "Fofié", une semaine après le "Mouroufié". Le mercredi suivant, c’est "l’Adayé", le "Kroudapakouo". Ce jour- là, on remet tout en ordre et on attend la prochaine fête ».

Le professeur Babacauh Koffi Dongo, dans son allocution, a invité les populations, surtout les jeunes, à apprendre les fondamentaux de la culture bron. Et à comprendre, à travers la célébration de cette fête des ignames, le sens véritable de la réconciliation. « C’est une occasion pour les jeunes d’apprendre auprès des sages du village ce que nous sommes, qui nous sommes, d’où nous venons et comment nous traçons notre histoire. Et c’est à travers ce que nous appelons les adorations que l’Histoire se fait et se transmet. (…) Nous avons le devoir de maintenir cela. Aussi, la Côte d’Ivoire doit se réconcilier avec elle-même. La réconciliation, c’est d’abord au niveau des villages. C’est dans les foyers. Et la célébration de cette fête nous donne l’occasion de nous pardonner les uns les autres ».

A 16 h, place au repas. Deux heures après, fin de la partie officielle. Les invités se sont retirés. Mais les réjouissances continuaient à la cour royale de Kanassé. Au son de la musique d’Assouma Koko, un chanteur du terroir. Juste après, place aux offrandes.

Fin de la fête : les reliques sacrées matérialisées par les sièges royaux "Nsaman-Dwa" symbolisant le pouvoir exécutif sont exposés. Ainsi que le grand tam-tam.

Rosemonde Desuza