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mardi, 19 mars 2013

REGIONALES DANS LE GONTOUGO : « Notre choix s’est porté sur notre petit-fils Adjoumani », selon le chef de la province Angobia

Le 21 avril prochain, les électeurs se rendront aux urnes pour choisir les présidents des Conseils régionaux. Le dimanche 10 mars, à Siasso (département de Tanda), Nanan Kouakou Adjoumani, chef de la province Angobia, a levé un coin de voile sur le choix des "têtes couronnées" de la région. Entretien.
Nanan Kouakou Adjoumani (Chef de la province Angobia) .JPG

Nanan, pouvez-vous nous présenter la province que vous dirigez ?

Je suis Nanan Kouakou Adjoumani, chef de la province Angobia. C’est l’une des 4 provinces sur lesquelles est assis le royaume abron. Ce sont le Foumassa, l’Akidom et le Pinango. La mienne est commandée par le fils du roi des Abron. C’est une succession patrilinéaire.

Est-ce que votre province a été épargnée par la crise postélectorale ?

Grâce à nos sacrifices et aux mânes des ancêtres, la province n’a pas connu de graves soubresauts pendant la crise. Elle a certes vécu quelques convulsions. Je les lie à la nouvelle mentalité de nos jeunes.

Avez-vous observé un changement dans votre province après la visite du président Alassane Ouattara dans le Zanzan, en novembre 2012 ?

Le Zanzan est honoré d’avoir été la 2ème région du pays à être visitée par le président de la République. Cela s’est traduit par l’accueil enthousiaste qui lui a été réservé par les populations. Nous récoltons déjà les fruits de cette visite. Les routes sont en réfection dans ma province. De Tangamourou jusqu’à Donvagne (dans la sous-préfecture de Bondo, NDLR), de Tanda à Sandegué .... Je suis certain que d’autres...

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lundi, 11 mars 2013

TANDA : Des décès en cascade à l’approche des élections locales

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Le scénario est le même à Tanda : à la veille de chaque élection locale, des morts en cascade de certaines personnes désireuses de briguer des postes. Erigée en commune en 1985, la ville est administrée depuis par Yao Kouman Moïse, conseiller technique au ministère de l’Economie, et président du conseil d’administration (PCA) de la Caisse d’épargne de Côte d’Ivoire.

L’ouverture du "bal" a commencé avec Kouadio Kouman Emile du village de Bokoré. Cet ancien cadre au ministère du Commerce voulait briguer le poste de député de la circonscription de Tanda, en 1995. Depuis son échec aux Primaires (une mise en scène) du PDCI, l’homme n’a jamais plus retrouvé sa santé. Un mal pernicieux l’a finalement emporté.

Récemment, Kouadio Dongo, un des adjoints au maire, a commis l’"erreur" en affichant "prématurément" sa volonté de diriger la commune. La suite fut tragique : le natif de Téhui est abattu à son domicile par des inconnus. Certains ont conclu hâtivement à un braquage qui se serait mal tourné. Vrai ou faux ? Jusqu’à ce jour, personne ne connaît les résultats de l’enquête qui avait été ouverte pour faire la lumière sur le drame.

Le hasard existe, peut-être. Mais les différentes coïncidences établissent toujours un rapport avec les élections. Un autre décès aussi inattendu que celui du tribun Kouadja Koffi, ancien parlementaire et un des vice-présidents du Conseil général. Sa mort est intervenue à Bondoukou, où il prenait part à une réunion préparatoire de la visite d’Etat dans le Zanzan.

De quoi est mort le doyen ? Personne ne sait. Toutefois, c’est un...

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mercredi, 06 mars 2013

TANDA : Installation d’un comité de suivi pour l’exploitation forestière

Le-prefet Andjou-Koua.JPG


Un comité départemental de suivi de l’exploitation forestière a été mis en place, le mercredi 27 février dernier, à la mairie de Tanda. Représentants de l’administration territoriale, élus, responsables des Eaux et Forêts, concessionnaires de périmètres forestiers et représentants des populations composent ce comité.

Le préfet Andjou Koua, initiateur de la structure, en a donné le sens. C’est un cadre privilégié de concertation et de veille pour une exploitation efficiente des forêts. Elle a été mise en place pour régler les différends qui sont monnaie courante dans le milieu. En clair, il s’agit pour l’administrateur de combler un vide dans sa localité, afin d’inscrire celle-ci dans la voie légale de règlement des conflits. Ce, conformément à la décision N° 65 du 29 mars 1995 pris par l’Etat pour encadrer l’activité forestière.
Plusieurs objectifs sont assignés au comité. Au nombre desquels le suivi de l’exécution du cahier des charges des concessionnaires relatif à l’exploitation des périmètres accordés par le ministre des Eaux et Forêts, le premier recours "amiable" en cas de conflit entre les parties (concessionnaires et populations), la prise de décisions nécessaires à l’établissement ou au maintien d’un climat de concorde entre les acteurs du monde rural.

Avec pour thème "Exploitation forestière en Côte d’Ivoire", la conférence animée par...

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lundi, 25 février 2013

Municipales et Régionales : « Ne donnons pas nos voix à ceux qui font le "boucan" sauvage ! »

Est-ce que ces gens là sont dignes et capables de conduire nos régions à bon port ?
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Lors des préparatifs de la récente visite du Chef de l’Etat dans le District du Zanzan, un membre du gouvernement, et non des moindres, a posé la question de savoir si dans cette partie du pays, il existe des élus locaux (maires et des présidents de Conseils généraux). Car selon le ministre, rien n’a été fait durant cette dernière décennie et encore... Car, il faut le reconnaître, notre ministre est un expert, et personne ne peut douter de sa qualité et surtout de sa longue expérience dans des grandes institutions internationales. Depuis environ dix ans, il gère le département des Infrastructures Economiques. Rien ne lui a jamais été reproché.

Le ministre Achi Patrick Jérôme n’est pas un fils du District du Zanzan, mais il a osé dire ce que nos parents, mêmes les fonctionnaires et agents de l’Etat de notre pays en service disent bas. Un confrère a écrit tout récemment « le Zanzan est malade de ses cadres ». Oui, notre région est dans le coma par la faute de ses fils. Notre région est la première en matière de filles domestiques. Triste record. Souvenons-nous du temps de notre premier Président. Il a permis à chaque fils du pays d’être "Ambassadeur" de sa région auprès de lui. Les plus intelligents ont su faire bénéficier à leur région cette belle idée.

Mais la nôtre, par la faute de ses fils, est oubliée. La région du Zanzan produit la moitié de la production de la noix de cajou, du beurre de karité, le manganèse, l’igname… Elle fournit du bois aux scieries du Sud du pays. Nos cadres n’ont même pas eu l’audace de demander quelque chose de concret au Chef de l’Etat lors de sa grande tournée dans chez nous, car « ils ont réalisé de grands chantiers pour le bonheur de nos parents et sœurs devenues des domestiques ». Au CHR de Bondoukou, le plus petit examen ne peut se faire. Ne parlons pas de Bouna et Tanda. Car nos "grands cadres" n’ont pas ce temps pour nous.

L’hôpital général de Tanda n’a même pas de groupe électrogène. Pas encore de directeur dans cet établissement aussi sensible que le nerf sciatique. Mais notre grand manitou (député et président du Conseil général) de la ville ne voit pas l’utilité de l’hôpital qui doit sauver des vies.

Grâce à la visite du Chef de l’Etat, le Programme présidentiel d’urgence (PPU) a trouvé utile de renforcer le nombre de lampadaires dans la commune de Tanda en envoyant environ 200 poteaux. Mais à la grande surprise des populations, ces poteaux se sont retrouvés dans le campement de notre grand ministre. Que dis-je, dans son village. Le maire de Tanda ne dira pas le contraire.

Quelle considération pourrait-on accorder à un tel ministre dans un gouvernement du 21e siècle ? Nous demandons au Chef de l’Etat de commanditer un audit dans toutes les directions financières de ces ministres. Une telle personne qui a été incapable de développer un département, et qui cherche à longueur de journée à diriger une région toute entière, il y a problème ! Encore une de sa mauvaise gestion à la tête de cette collectivité décentralisée, le Conseil général de Tanda. Il a reçu en son temps un don d’une machine à réprofiler les routes. Aujourd’hui, cet engin est devenu la chose privée de "notre grand ministre".

Faites un tour dans le garage du "ministre résident" ! Vous verrez des minibus qui ne servent à rien et qui sont devenus une propriété privée. Chers parents, bientôt nous...

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lundi, 18 février 2013

BONDOUKOU/TANDA: Chaudes batailles en perspective pour les Municipales

kouakou-dapa.jpg
Fort de ses 18 années à la tête de la commune de Bondoukou, Kouakou Dapa attend sereinement ses adversaires aux prochaines échéances municipales. « Avec plus de 2,6 milliards de FCFA investis durant mon mandat, mon bilan plaide en ma faveur. Ce, malgré ces 10 années de crises », affirme le maire sortant. En face de lui, 3 autres candidats : Alliagui Diabagaté, Koné Hiliassou, et Kra Atta Kouamé Gaston.

Si le 1er porte les couleurs d’un parti politique – le RDR –, ce n’est pas le cas pour les 2 autres prétendants. Koné Hiliassou est candidat indépendant. Le fait d’être conseiller technique du président de l’Assemblée nationale (Guillaume Soro) est un atout. Un problème tout de même : monsieur Hiliassou est militant du RDR. Une appartenance qui ouvre la voie à des incertitudes.

Kra Atta Kouamé Gaston est ingénieur des Ponts et chaussés au Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD). Il s’est révélé à certaines populations de la commune à travers des dons. C’est grâce au Commandant Fofié Kouakou qu’il s’est fait un nom dans la ville de Bondoukou. Novice en politique, il n’a pas d’étiquette. Comme Koné Hiliassou, Kra Gaston va en indépendant.

Pour la 1ère fois, à Tanda, le maire sortant a un sérieux adversaire. Celui-ci se nomme Koné Amadou. Ce jeune, originaire de ...

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samedi, 16 février 2013

TANDA : Une mosaïque de traditions et de cultures

Dressé dans un paysage marqué par des collines variant entre 300 et 600 mètres de haut et des vallées étroites et peu profondes, le département de Tanda regorge de bas-fonds aux sols fertiles. Situé dans la région de Gontougo, avec une superficie de 1 625 km², le département d’environ 70 000 habitants se démarque par son exemple de cohésion et de fusion entre peuples autochtones issus de différents groupes ethniques. Des Gour (Lobi et Koulango) et Akan (Abron ou Bron, Agni) en constituent le substrat. Même si le koulango est de loin la langue la plus parlée.

Un peuplement par vagues successives

Le peuplement du territoire, qui deviendra plus tard le département de Tanda, a débuté au 16ème siècle avec l'installation (au sud de Bondoukou) des populations koulango provenant de Bouna. D'où elles furent chassées par les princes dagomba. Au 17ème siècle, les Koulango devinrent les vassaux des envahisseurs abron venus du Ghana. A leur suite, viendront 2 autres groupes venant également du Ghana : les Agni-Bona et les Agni-Bini. Repoussés par les Abron dont ils deviendront les vassaux, ceux-ci se retrouveront plus tard dans la zone forestière, au sud de Tanda, où ils occupent respectivement les sous-préfectures de Koun-Fao et de Kouassi-Datékro.

La situation géographique du département lui permet d'être relativement facile d'accès par rapport aux grands centres urbains du pays. Avec les mouvements migratoires incessants depuis longtemps, on peut noter aujourd'hui l'installation d'autres populations venues tant de Côte d'Ivoire que d'ailleurs.

Au niveau national, sont arrivés Lobi, Malinké, Baoulé et autres groupes ethniques. Burkinabés, Maliens, Nigériens, Togolais, Ghanéens, Béninois, Sénégalais sont de la sous-région. Dans une moindre mesure, quelques européens : Français et Italiens notamment. Surtout, pour des raisons religieuses. Les asiatiques sont peu nombreux. On y retrouve aussi, des Libanais et des Chinois. Malgré cette mosaïque de culture, le respect des valeurs traditionnelles des autochtones par les allogènes reste de mise. Ce, malgré la crise de succession au trône royale qui mine le peuple bron depuis plus de 20 ans.

Structure économique


La production agricole du département est essentiellement le fait d'une population jeune. Moins de 25 ans, avec une proportion élevée de femmes par rapport. L'acquisition des terres se fait en général par don, achat ou par héritage. Par sa position géographique – à cheval entre la forêt et la savane – le département de Tanda est prédisposé à une culture diversifiée. Les cultures vivrières sont représentées par l'igname. La banane plantain, le manioc, le maïs et le riz se pratiquent plus dans les sous-préfectures de Tiédio et d'Amanvi. A ces cultures, s’ajoutent les maraîchers : tomate, aubergine, gombo, piment,…

Le secteur de l'artisanat est peu développé. En raison des liens historiques multiséculaires, les populations préfèrent s'approvisionner en produits artisanaux chez les voisins ghanéens. Cependant, il convient de noter que tous les corps de métiers existent. Ceux-ci sont bien organisés à travers la Chambre départementale de métiers.

L'activité commerciale du département de Tanda est ...

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