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mercredi, 29 août 2012

Les singes sacrés de Soko menacés de disparition

Au nombre des curiosités touristiques de la région du Zanzan, les singes sacrés de Soko. Mais le lien quasi-métaphysique se rompt entre ces animaux avec les habitants. La raison: le braconnage.

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vendredi, 17 août 2012

Le Zanzan, une région touristique

Les potentialités touristiques de la région du Zanzan (district du Gontougo) ne sont plus à démontrer. Mais certains des sites qui lui ont valu cette reconnaissance tombent en désuétude. Emportant dans leur ruine des pans de l’histoire de Bondoukou, la capitale régionale. Ici, une présentation sommaire de quelques édifices.

La maison de Samory

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En partance pour Kong à la fin des années 1800, Samory Touré (conquérant venu de Guinée) fait escale à Bondoukou. Il passe une nuit à la résidence d’Aboubacar Touré. Cette courte halte a suffi à faire de l’étranger le propriétaire du bâtiment.

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Cet édifice en étage à un niveau, comporte 4 pièces. Il est construit avec du bois de rônier recouvert de terre cuite. Un joyau architectural à l’agonie.

La mosquée de Sorobango

Sorobango, au Nord de Bondoukou, à 15 km. Village célèbre pour sa mosquée du 17ème siècle. Bâtie sur une superficie de 2 000 m², elle a une capacité d’accueil d’au moins 30 fidèles. Le mur, en béton, est un mélange d’écorces et d’argile. Se rendre à Sorobango pour découvrir cette bâtisse "millénaire" !

Le musée des arts et traditions de Bondoukou

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Un bâtiment à l’architecture unique au cœur de la ville. Premier marché de Bondoukou. En 1989, l’édifice fait sa mue. Il passe de terre cuite en banco. Une métamorphose qui n’a rien changé à son plan d’origine.

Sur les murs de l’intérieur, des fresques à l’effigie des rois qui se sont succédé à la tête du royaume abron. Nanan Adjoumani 1er, neveu de Nanan Dua Kobenan 1er. Nanan Adingra, neveu de Nanan Yéboua. Nanan Yéboua, monarque connu pour sa toute-puissance. Dans ce musée, c’est l’histoire ancienne du royaume abron redécouverte.

La résidence du gouverneur Louis-Gustave Binger

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En 1888, Louis-Gustave Binger, 1er gouverneur de Côte d’Ivoire, séjourne à Bondoukou. Il loge à la résidence de Sitafa Ouattara, au quartier Donzosso, avant son départ pour Kong. Cette maison, aux murs très épais, appelée depuis "maison de Binger".

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Cachée dans une cour, elle aussi rend son dernier souffle. A cause des intempéries. Au grand dam de la centenaire Hadja Mariam, petite-fille de Sitafa. Que d’autres appellent Moustapha. Dans cette ancienne résidence, vous y découvrirez la pierre portant les propres écrits de l’explorateur français.

Autres sites

La première case de Bondoukou. Les singes sacrés de Soko. Les forgerons "millénaires" de Salèye. Les poissons sacrés de Sapia. Le parc national de la Comoé ou Réserve de Bouna (le plus important par sa superficie). Les potières de Motiamo. Les crocodiles et les singes sacrés de Torossaguéhi. La rivière aux poissons sacrés avec son python "Appapê" à Krébio-Domiambra. La mosquée de Bondo et le doigt d’un chef venant de la Mecque. …

Ossène Ouattara

samedi, 23 juin 2012

Sauver le Wamo du péril

Le Wamo, rivière qui traverse la ville de Bondoukou du nord au sud. A l’image de ce qu’est devenue la lagune ébrié, après avoir valu à Abidjan l’appellation "perle des lagunes", le Wamo se meurt.

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jeudi, 17 mai 2012

Le Sacraboutou, une des danses traditionnelles de Bondoukou

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Plus qu'une danse, le Sacraboutou est une démonstration guerrière. Un symbole. Un repère culturel. Tous les ans, il respecte la même date, la même heure : l'après-midi du jour de la grande prière, qui met fin au carême musulman.

Parés de leurs habits de guerriers (boubous ornés de gris-gris réels ou factices), affublés de masques, et coiffés de perruques ou de chéchias, les jeunes gens paradent. Ceux-ci ressemblant à de farouches guerriers. Leurs visages noircis de charbon, ils investissent rues et ruelles. Derrières eux, des jeunes filles chantent et dansent dans leurs costumes de "Kroubi". La foule est bruyante, mouvante et captivante.

Parfois, il arrive qu'un guerrier se détache du groupe et prenne en chasse un des curieux spectateurs. Rien de méchant, juste pour faire rire.

Pas de restriction particulière pour participer à la danse. Pourvu que l'on soit un jeune musulman. Exigence de la tradition.

Le Sacraboutou sport, l’équipe locale de football, doit son nom à cette danse.

Le Sacraboutou, une danse qui mérite d'être inscrite au nombre des patrimoines touristiques de Bondoukou.

Ossène Ouattara

mardi, 11 janvier 2011

Bondoukou, la ville aux 1000 mosquées

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La ville de Bondoukou, dans le nord-est de la Côte d’Ivoire, est plus connue par son appellation de « ville aux 1000 mosquées ». Pour celui qui ne s’y est jamais rendu, la ville en compte effectivement. Pourtant, il n’en est rien. Ce nom n’est qu’une hyperbole pour dire qu’à Bondoukou, il y a beaucoup de mosquées. On en trouve presque dans toutes les cours des grandes familles.

Ce symbole est tellement fort qu’il y a même un vestige du passé islamique de la ville : la mosquée de Samory Touré, le célèbre conquérant du peuple Mandingue, venu de la Guinée vers la fin des années 1800.
Cependant, l’on ne doit pas se perdre en pensant qu’il n’y a que l’islam comme religion à Bondoukou. Bien que dominante, elle cohabite harmonieusement avec le christianisme depuis des siècles.

Cette parfaite cohésion s’observe chez les fidèles des deux communautés. Il y a même des quartiers, comme celui du Mont Zanzan – le plus grand quartier de la ville – où il est difficile de trouver une mosquée. La raison en est qu’il englobe toutes les sensibilités religieuses : animisme, bossonnisme, bouddhisme etc.
C’est, en partie, cette cohabitation harmonieuse qui explique le calme à Bondoukou lors de la guerre aux relents religieux du 19 septembre 2002 en Côte d’Ivoire.

Des mosquées, objet d’attraction touristique

Au-delà de leur caractère religieux, les mosquées de Bondoukou sont l’objet d’attraction touristique. C’est le cas de la plus grande et de la plus belle de toutes, c’est-à-dire celle du défunt Imam Koudous.

Après tout, la principale ville du nord-est de la Côte d’Ivoire mérite bien son nom de ville aux 1000 mosquées.

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