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lundi, 03 décembre 2012

Visite du président Alassane à Transua : L’esprit de pardon et de réconciliation du peuple abron

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C’est sous Laurent Gbagbo que le département de Transua a été créé. Il a failli ne pas être visité par le président Alassane Ouattara, lors de son séjour dans le Zanzan, la semaine dernière. « Pour arracher cette visite, cela n’a pas été facile. Nous avons dû faire bloc », a affirmé Kobenan Tah Thomas, ex-député de la circonscription.

Pourtant Noumassi, village natal de feu Djeny Kobenan (1er secrétaire général du RDR, parti d’Alassane Ouattara), est seulement à 7 kilomètres de Transua. « Vous avez eu raison de recevoir le président », a confessé le ministre Kouassi Adjoumani. En sa qualité de vice-président du comité d’organisation de la visite d’Etat, monsieur Adjoumani a semblé s’être étonné de la mobilisation exceptionnelle des populations du département de Transua. En charge de la mobilisation, l’homme n’a pas mis les pieds dans la localité. Et selon des indiscrétions, il a tout essayé pour que le président ne s’y rende pas. Pourquoi ?

Prao Koffi Daniel, fils du département, croit connaître le motif. « Le Commandant Dua Kouassi Norbert, aide de camp de Laurent Gbagbo, est natif de Transua. Il est en prison à Korhogo, suite à la crise postélectorale de 2010. Ses réalisations au profit des populations de Transua ont été vandalisées par des hommes en armes. Le ministre Adjoumani craignait la réaction de nos parents abrons ».

Poursuivant, par ailleurs, que le président du Conseil général de Tanda...

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jeudi, 29 novembre 2012

TRANSUA : 100 élèves par classe au collège municipal

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Le Principal du collège municipal de Transua, Agnéro Apka Léon, a déclaré que l’établissement connaît un sureffectif d’élèves dans les classes. La raison en est le manque de bâtiments. L’effectif moyen est de 100 élèves par classe. « Il y a 5 ans, nous sommes partis avec un effectif de 630 élèves. Et 5 ans après, l’effectif est passé à 1 374 élèves. Aujourd’hui par manque de bâtiments, on est obligé d’entasser les élèves ».

L’établissement compte 12 classes. Dans les classes de 6ème, 114 voire 115 élèves par salle. Effectif pléthorique, doublé d’un déficit de 17 enseignants. Situation qui condamne aux heures supplémentaires. Mais ce sont les parents d’élèves qui en pâtissent. On leur exige le paiement de 300.000 FCFA. Somme servant à la rémunération des professeurs, pour supplément d’effort.

Le collège municipal de Transua manque également de tables-bancs. Les apprenants, obligés de s’asseoir à 4 ou 5 par table. A la faveur de l’arrivée du président de la République dans la localité, ce jeudi 29 novembre, le Principal du collège espère qu’Alassane Ouattara donnera des bâtiments pour les classes de Première, Terminale. Ainsi que des classes spécialisées et de nouveaux enseignants. Ce, pour combler le déficit de formateurs. Surtout que le collège de Transua vient d’être érigé en lycée.

Ossène Ouattara

Source : AIP

Crédit photo : observers.france24.com

mercredi, 21 novembre 2012

Visite d’Etat dans le Zanzan : Les populations de Transua et Kouassia-Niadjuni veulent voir le président

Il est le président des fédérations et mutuelles pour le développement des sous-préfectures de Transua et Kouassia-Niadjuni. Dans cet entretien, Kouadio Sey exprime le mécontentement des populations. Raison : la zone ne figurerait plus au nombre des localités à visiter par le président de la République.

A quelques jours de l’arrivée du Chef de l’Etat dans le Zanzan, les populations de Transua et Kouassia-Niadjuni grognent. Quelles en sont les raisons ?

Je ne sais pas si on doit appeler cela "grogne". Ce que nous savons c’est que nous avons appris que le Chef de l’Etat devait venir chez nous. Aux dernières nouvelles, il ne viendra plus à Transua. Les populations sont amères. Elles veulent voir le Président dans leur localité.

Pourquoi tenez-vous à ce que le Président se rende à Transua ?

Nous voulons que le Président vienne à Transua parce que s’il visite les départements de la région du Gontougo, c’est bon qu’il visite aussi le nôtre. Le Zanzan, c’est plusieurs groupes ethniques. On se rend compte que nous les Abron sommes oubliés.

Pourtant le Chef de l’Etat se rendra à Tanda

La grande région de Bondoukou est la région des Abron : je suis d’accord. Mais la réalité, c’est à Transua, Assuéfry, et Kouassia-Nadjunin qu’on trouve les Abron. Ce sont ces 3 sous-préfectures qui constituent leur base.

Quels sont les problèmes spécifiques des populations de ces 3 circonscriptions administratives ?

Voir la suite de cet entretien en cliquant sur http://lesinfosduzanzan.wordpress.com/.

jeudi, 18 octobre 2012

Transua : Kobenan Tah Thomas contre le cumul des postes et mandats

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Dans des réflexions dignes d’un cours de philosophie politique, Kobenan Tah Thomas, respectable cadre du Zanzan, s’insurge contre le cumul des postes et mandats. Une pratique, quoique permise dans la démocratie à l’ivoirienne, n’en demeure pas moins un frein à l’enracinement de la Démocratie et la bonne gouvernance. Ci-dessous son texte.

Le cumul des postes et mandats et l’impossible gouvernance démocratique

Parmi les nombreux problèmes qui alourdissent l’implémentation de la démocratie dans les Républiques africaines, singulièrement dans les Etats francophones dont la Côte d’Ivoire, le cumul des postes et mandats publics, de loin le plus critique et assurément un des plus pernicieux. L’on y décèle une double cause.

D’une part, son caractère sibyllin. Car relevant d’une appréciation maladroite, très relative et subjective de la démocratie elle-même et de ses valeurs. Et de l’autre surtout, du fait que cette difformité de conception soit érigée en norme. D’où sa caractéristique structurelle au cœur des systèmes politiques et sociaux de nos Etats. Mais comment en est-on arrivé à créer, par manque de considération envers la démocratie et ses valeurs cardinales, une oligarchie (niant son état oligarchique) dans les mains de laquelle sont concentrés des pouvoirs de tous ordres et ce, en dépit de notre besoin unanime affirmé de démocratie ou de gouvernance démocratique ? Et comment en est-on arrivé à formater en une norme une pratique si maladroite en habitude démocratique au sein de la majorité du peuple, fermentant ainsi l’esprit de ce dernier et le conditionnant à admettre, à ses propres dépens, l’inadmissible ? De quoi s’agit-il au juste ?

Bien avant l’ère du multipartisme en Côte d’Ivoire, et bien au-delà de cette ère, les pouvoirs ivoiriens qui se succèdent ont eu et conservé une typologie très centralisée. Pour donner le sentiment d’un partage – qui ne s’embarrasse guère des fioritures d’équité – l’on a imaginé des regroupements basés sur une certaine homogénéité tribale, ethnique, régionale pour former des gouvernements dit "géopolitiques" dans lesquels siègent des individus qui le font au nom et pour le compte des régions, ethnies, tribus. Sans toutefois le faire sur la base d’un mandat clairement officialisé. Du coup, chaque ministre représente un groupe d’individus dont l’homogénéité en termes d’unité identitaire n’est pas forcément assurée.

Quand même l’on prétexte des impératifs d’ouverture politique pour céder des ministères à des partis d’opposition, rarement ou presque jamais, l’on a échappé à cette forme de distribution des portefeuilles ministériels. Les critères de choix pour déterminer de tels postes ministériels ne reposent donc, en pratique, sur aucune base de démocratie. Et d’un.

De deux, tant que les ministres choisis – autant sur les bases des critères évoqués ci-dessus que ceux qui le sont sur la simple discrétion du Président de la République – acceptent de siéger au gouvernement et se contentent de (grignoter les derniers publics) jouir de leur condition excellente d’individus privilégiés de notre système, le peuple ne sera pas autant désabusé de devoir se cotiser pour l’oligarchie qu’ils constituent. C’est-à-dire une classe dans les mains de laquelle d’énormes moyens financiers et capitaux sont concentrés et à qui il est laissé libre cours d’en user et d’en jouir selon leur entendement.

Le hic survient quand cette bourgeoisie spontanée s’invite dans les élections. En effet, dès lors que le système politique, les régimes et codes électoraux autorisent les individus de cette oligarchie à briguer des mandats parlementaires et à céder leur siège à un suppléant, à s’inviter aux municipales, aux départementales, aux régionales, il y a problème.

Résumons. Un ministre, en Côte d’Ivoire, peut soit à la fois se faire élire député, ensuite maire, président de conseil général et/ou régional … sans pour autant être un homme d’exception. C’est-à-dire d’une intelligence ou d’un génie politique particuliers, d’une expérience née d’un parcours ou cursus professionnel, social, universitaire… Le seul avantage qui lui assure les succès dans les différents scrutins, c’est son statut de ministre riche des derniers publics collectés chez le contribuable. L’ensemble des contribuables étant lui-même si appauvri qu’il devient admiratif de la "richesse" soudaine du ministre, député, maire, président de conseil général ou régional.

C’est un joli paradoxe. Puisqu’en définitive, tous les ministres – du moins ceux qui briguent des mandats et des postes - s’accommodent bien de la situation, le peuple aussi d’ailleurs et tout le système ainsi dit démocratique. Personne ne soupçonnera le ministre, le directeur général d’un Etablissement public national (EPN) ou d’une société d’Etat de contrevenir à la démocratie. Et sa situation cumulative de ministre ou directeur général, député et président d’une collectivité décentralisée n’est point, au regard des valeurs de notre démocratie, un cumul de postes ou de mandats qui compromet la démocratie.

Dans la même veine, tous crieront au scandale dès lors qu’un magistrat (juge), un militaire briguerait un mandat parlementaire. La loi est claire sur la question. Qu’est ce qui autorise donc le ministre à utiliser avantageusement pour soi les ressources publiques, son statut pour compétitionner avec les autres contribuables dans des joutes électorales dits démocratiques, justes, transparentes et ouvertes à toutes et à tous ? Rien d’autre que la dictature par les moyens inégaux que lui ont fourni son statut de ministre, de DG, etc.

Soit la réglementation et le code des élections deviennent suffisamment équitables et justes pour tout le monde au point d’interdire au ministre, directeur général d’un EPN et société d’Etat d’atteindre un certain niveau de campagne (contrôle systématique des budgets de campagne), soit la loi devient catégorique pour interdire aux cadres de l’Exécutif de briquer certains postes électifs, car c’est une absurdité et un paradoxe qui tuent la démocratie.

C’est au nom de cette logique que les magistrats et militaires sont abstenus de briquer des postes. Ce sera des cas indéniables d’incompatibilité de statut. Par exemple, quel candidat, fût-il populaire et adulé des populations, pourrait vaincre le Premier ministre dans une élection ? Aucun assurément ! Que faire donc ?

Laisser courir l’injustice et permettre aux ministres, directeurs généraux de supplanter leurs autres concitoyens lors des élections ou demander une réforme profonde qui ferait la part belle à une gouvernance démocratique équitable et juste ! La réforme s’impose de loin surtout pour des cas de sortie de crise, de conflit et de violence communautaire dans lesquels l’on sait à quel point la responsabilité de la gouvernance politique (surtout du fait de ses pratiques iniques) reste entière.

Eduquer le peuple et le rendre sensible à cet état de fait prend assez de temps. Cela prendra encore plus de temps dans les pays où coexistent déjà des identités ethniques, religieuses et/ou tribales. C’est pourquoi les entrepreneurs politiques parviennent à abuser le peuple, à oppresser sa liberté de choix, à falsifier son pouvoir de jugement et s’imposer à lui sous les artifices d’une gouvernance démocratique. Mais à y regarder de près, il s’agit ni plus ni moins d’une oligarchie. C’est une illusion qui est servie au peuple qui pense vivre dans un système démocratique mais qui est réduit en définitive à un simple fonctionnement institutionnel et à l’organisation d’élections plus ou moins régulières.

Si nous faisons en sorte à plus apparenter les gouvernances de nos Etats à une délibération collective qui implique aussi les individus sans engagement dans l’un quelconque des trois pouvoirs (législatif, judiciaire et exécutif) et à imposer des règles sur les pratiques politiques de campagne (y compris les précampagnes) avec des possibilités équitables de compétitionner lors des joutes électorales, plus elle deviendra juste et recommandable à des Républiques comme les nôtres. Avons-nous d’autre choix que celui-là pour prévenir nos interminables crises, conflits et violences de tous ordres, nos insatiables désirs de vengeance, etc. ? Assurément pas ! Faisons donc l’effort d’y réfléchir et d’y réfléchir bien.

Kobenan Tah Thomas, Cadre du Zanzan. Membre du PDCI-RDA

Ossène Ouattara