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mercredi, 29 août 2012

Les singes sacrés de Soko menacés de disparition

Au nombre des curiosités touristiques de la région du Zanzan, les singes sacrés de Soko. Mais le lien quasi-métaphysique se rompt entre ces animaux avec les habitants. La raison: le braconnage.

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mardi, 21 août 2012

Au cœur du Kroubi 2012, à Bondoukou

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La nuit du Destin célébrée mardi 14 août a été suivie, le lendemain, par le "Kroubi". Une danse populaire à connotation musulmane, spécifique au district du Zanzan. Elle précède la fin du Ramadan.

Le Kroubi 2012, comme ceux des 5 dernières années, n’a pas connue la ferveur d’antan. C’est que cette fête a perdu de son attrait. Et les Imams de Bondoukou veulent l’interdire. A cause de son caractère potentiellement dangereux. Une volonté qui se heurte à la résistance de la gente féminine. C’est en hauteur en effet que dansent les filles, dont l’âge varie entre 5 et 25 ans. Environ 3 mètres au-dessus du sol, sur des poutres.

Djiminisso et Donzosso, 2 quartiers du centre-ville où converge la majorité des spectateurs. La fête commence vers 23 heures pour prendre fin le lendemain aux alentours de 14 heures. A l’occasion, les jeunes filles portent des habits d’apparat. Tenant en main, pour la plupart, des queues de chevaux. Qu’elles balancent dans des gestes synchronisés au son harmonieux de différents instruments de musique.

Origine du Kroubi

Personne ne peut dire avec certitude l’origine du Kroubi. Des personnes affirment qu’avant, il a lieu lors de la nuit du Destin. Le but étant de mettre en éveil les hommes pendant qu’ils lisent le Coran. L’habitude festive restée depuis lors. Une spécificité féminine donc !

A ce jour, le Zanzan reste la seule région où cette danse est encore pratiquée. Les zones Nord du pays l’ont interdite au milieu de la décennie 1990-2000. La raison : elle aurait un caractère peu religieux.

Le Kroubi, patrimoine culturel du Nord-Est. Fête à connotation musulmane. Mais les jeunes filles qui la dansent sont de toutes les tendances religieuses. Elles portent les mêmes parures traditionnelles.

Être équilibriste. A la limite funambule, pour se trémousser sur des échafaudages de 3 mètres. Vous qui avez le vertige, abstenez-vous ! Les accidents ne sont pas bien loin. Le poids des filles dansant sur les poutres fait craindre des chutes. Même s'ils sont rares. Inconvénients dont la survenue justifiée par les dissimulations de grossesses. Car, semble-t-il, il est interdit aux femmes enceintes d’y prendre part.

Une danse, malheureusement peu exploitée touristiquement. Elle n’est pas médiatisée. L’interdire, c’est « amputer Bondoukou d’une part de ses richesses culturelles », selon la majorité des habitants. Le Kroubi était pour Bondoukou ce que l’Abissa est pour Grand-Bassam.

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vendredi, 17 août 2012

Le Zanzan, une région touristique

Les potentialités touristiques de la région du Zanzan (district du Gontougo) ne sont plus à démontrer. Mais certains des sites qui lui ont valu cette reconnaissance tombent en désuétude. Emportant dans leur ruine des pans de l’histoire de Bondoukou, la capitale régionale. Ici, une présentation sommaire de quelques édifices.

La maison de Samory

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En partance pour Kong à la fin des années 1800, Samory Touré (conquérant venu de Guinée) fait escale à Bondoukou. Il passe une nuit à la résidence d’Aboubacar Touré. Cette courte halte a suffi à faire de l’étranger le propriétaire du bâtiment.

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Cet édifice en étage à un niveau, comporte 4 pièces. Il est construit avec du bois de rônier recouvert de terre cuite. Un joyau architectural à l’agonie.

La mosquée de Sorobango

Sorobango, au Nord de Bondoukou, à 15 km. Village célèbre pour sa mosquée du 17ème siècle. Bâtie sur une superficie de 2 000 m², elle a une capacité d’accueil d’au moins 30 fidèles. Le mur, en béton, est un mélange d’écorces et d’argile. Se rendre à Sorobango pour découvrir cette bâtisse "millénaire" !

Le musée des arts et traditions de Bondoukou

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Un bâtiment à l’architecture unique au cœur de la ville. Premier marché de Bondoukou. En 1989, l’édifice fait sa mue. Il passe de terre cuite en banco. Une métamorphose qui n’a rien changé à son plan d’origine.

Sur les murs de l’intérieur, des fresques à l’effigie des rois qui se sont succédé à la tête du royaume abron. Nanan Adjoumani 1er, neveu de Nanan Dua Kobenan 1er. Nanan Adingra, neveu de Nanan Yéboua. Nanan Yéboua, monarque connu pour sa toute-puissance. Dans ce musée, c’est l’histoire ancienne du royaume abron redécouverte.

La résidence du gouverneur Louis-Gustave Binger

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En 1888, Louis-Gustave Binger, 1er gouverneur de Côte d’Ivoire, séjourne à Bondoukou. Il loge à la résidence de Sitafa Ouattara, au quartier Donzosso, avant son départ pour Kong. Cette maison, aux murs très épais, appelée depuis "maison de Binger".

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Cachée dans une cour, elle aussi rend son dernier souffle. A cause des intempéries. Au grand dam de la centenaire Hadja Mariam, petite-fille de Sitafa. Que d’autres appellent Moustapha. Dans cette ancienne résidence, vous y découvrirez la pierre portant les propres écrits de l’explorateur français.

Autres sites

La première case de Bondoukou. Les singes sacrés de Soko. Les forgerons "millénaires" de Salèye. Les poissons sacrés de Sapia. Le parc national de la Comoé ou Réserve de Bouna (le plus important par sa superficie). Les potières de Motiamo. Les crocodiles et les singes sacrés de Torossaguéhi. La rivière aux poissons sacrés avec son python "Appapê" à Krébio-Domiambra. La mosquée de Bondo et le doigt d’un chef venant de la Mecque. …

Ossène Ouattara

samedi, 23 juin 2012

Sauver le Wamo du péril

Le Wamo, rivière qui traverse la ville de Bondoukou du nord au sud. A l’image de ce qu’est devenue la lagune ébrié, après avoir valu à Abidjan l’appellation "perle des lagunes", le Wamo se meurt.

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lundi, 19 mars 2012

Les bijoutiers de Bondoukou, un savoir-faire ancestral

A Bondoukou, outre les sites touristiques historiquement connus tels que les maisons de Samory et de Binger…, l’on y exerce plusieurs métiers qui ne manqueront pas de susciter l’admiration des visiteurs. Les Touré, bijoutiers de leur état, enrichissent le patrimoine touristique de la ville depuis plusieurs décennies.

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samedi, 17 mars 2012

Bondoukou: les maisons coloniales à l'abandon

La région du Zanzan, dans le nord-est, est l’une des régions les plus touristiques de la Côte d’Ivoire. En témoignent la mosquée du 18ème siècle de Sorobango, les singes sacrés de Soko, les poissons sacrés de Sapia, les maisons de Samory et de Binger à Bondoukou. Cependant, à cause du manque d’intérêt que l’on leur porte, en particulier pour les 2 dernières, elles tombent en désuétude.

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